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Best-of : le réchauffement climatique, une menace grandissante


mardi 08 juillet 2014

La planète vit toujours avec le risque grave d'un réchauffement climatique de plus de 2°C : voici un rappel des principaux articles publiés depuis un an par "La Chaîne Energie".


A un an et demi de la conférence de Paris sur le climat (le « COP21 »), dont certains attendent beaucoup (trop ?), les perspectives du réchauffement climatique de la Terre ne sont toujours pas encourageantes.  

Pour Bettina Laville, directrice de recherche à l'IRIS, fondatrice du Comité 21, « si la trajectoire actuelle se poursuit, l'augmentation de la température moyenne de la planète sera de quatre degrés (à la fin du siècle) », soit deux degrés de plus que le seuil jugé tolérable par tous les dirigeants du monde, lorsqu'ils s'étaient réunis à Copenhague en 2009. "Alors que dans les années préindustrielles, les émissions de carbone ont progressé de 0,4 %, cette augmentation fut de 2,2 % entre 2000 et 2010. Il faudrait prendre des mesures que l'on ne voit pas émerger pour l'instant", estime-telle.

Bettina Laville se réfère au cinquième rapport du GIEC, publié fin 2013-début 2014.  Cette compilation des travaux scientifiques du monde entier intervient tous les sept ans environ et elle ne peut être prise à la légère.
 
Le Pr Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC, a dans une interview au magazine Queries, rappelé l'ampleur du défi , que l'on oublie quelquefois: « Pour respecter la décision de Copenhague, il ne faut pas «réduire» les émissions de CO2, mais les rendre nulles et même négatives », bien avant la fin du siècle.  Il faudra pour cela s'appuyer sur les techniques de récuperation et de stockage de CO2, notamment via la biomasse.

Des conséquences désastreuses pour tous

De son côté, la Banque mondiale a de nouveau souligné, dans un rapport publié en juin 2013 , les menaces qui pèsent sur les habitants de l'Afrique sub-saharienne, de l'Asie du sud-est et de l'Asie du sud, trois régions excessivement vulnérables.

Mais tous les pays, même développés, seront atteints. Une équipe internationale impliquant notamment le CNRS, Météo-France et le CEA, a réalisé un ensemble de projections climatiques sur toute l'Europe, en affinant les simulations globales réalisées pour le 5e rapport du GIEC. Selon le CNRS, les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence des événements extrêmes. Des périodes sèches plus longues et des vagues de chaleur plus fréquentes sont annoncées, notamment en France.

Le mois de mai a d'ailleurs été le plus chaud depuis un siècle. C'est peut-être le signe d'un retour du phénomène El Nino, générateur de multiples dérèglements climatiques.

Les défenseurs du climat ne cessent de mettre en garde contre l'insouciance des dirigeants du monde et multiplient les scénarios catastrophes : "Voulez-vous vraiment de ce monde en 2060", lance Volodia Opritchnik, défenseur passionné du climat, directeur de L'Usine à Ges.

L'inquiétude des militaires

Ces sombres visions ont d'ailleurs connu une audience nouvelle aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Si en France on ne relie pas vraiment les phénomènes climatiques extrêmes à la question du réchauffement global, en revanche la multiplication des cyclones, des inondations, des périodes de sécheresse commencent à inquiéter les dirigeants américains et britanniques, et même les milieux militaires de ces pays. Ils y voient un danger grave pour la sécurité civile intérieure et des risques géo-politiques mondiaux.

Tom Burke, fondateur de l'influent cabinet de conseil environnemental E3G, a eu une formule choc à propos des exceptionnelles inondations qui frappent l'Angleterre : "nous voyons aujourd'hui la bande annonce du film « changement climatique »,  et si vous n'aimez pas cette bande annonce, vous n'aimerez sans doute pas le film car ce sera pire", a-t-il dit à la BBC.

Des signes encourageants

Est-ce pour cela que Barack Obama a changé de ton ? Il a envoyé en juin des signaux positifs en matière de climat. Et la Chine n'est pas complètement insensible.

De grandes compagnies mondiales ont manifesté aussi des préoccupations assez nouvelles en lançant des appels à une politique coordonnée. Une étude du grand groupe pétrolier Exxon Mobil, abordant pour la première fois clairement le "risque carbone", a retenu l'attention.  Des financiers, comme Tom Steyer, font campagne dans le même sens.

Ces prises de conscience ont eu un effet innattendu : améliorer l'image du nucléaire aux Etats-Unis. Quatre grands climatologues américains  ont estimé dans une lettre ouverte que si les énergies renouvelables ont un rôle à jouer dans l'avenir, elles ne suffiront pas. Pour eux, si l'on veut réduire les émissions de CO2 et freiner le réchauffement climatique, il faut construire de nouvelles centrales nucléaires. C'est aussi la thèse défendue dans le film "Pandora's promise" de Robert Stone.

Enfin, si vous voulez visualiser les émissions de CO2, consultez l'atlas du carbone !

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7 commentaire(s)
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Commentaire par papijo
mardi 08 juillet 2014 18:47
Le mois de mai le plus chaud depuis mai 1914 (100 ans) ? Nous avons bien de la chance que cela ne se passe pas dans le même contexte de guerre mondiale, mais au niveau climatologique, ça prouve quoi ? Peut-être que si cela continue à se réchauffer, nous pourrons profiter enfin des douces températures dont ont bénéficié nos ancêtres (Cliquer ici)
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Commentaire par Monnier
mercredi 09 juillet 2014 11:26
A lire, à propos de glacier :: > Fleuves de glace dans la région d'Aletsch // "Un réchauffement climatique conséquent eut lieu il y a environ 11.700 ans et mit fin à l'ère glaciaire. La période postglaciaire, appelée Holocène commença. En l'espace de 50 ans seulement la température moyenne annuelle grimpa de 7 degrés Celsius!" (page 8) // "Les mouvements des glaciers alpins durant ces phases d'alternance fluctuèrent entre la zone de leur taille actuelle et celle de la glaciation maximale aux alentours de 1850/1860. Lors de la dernière phase de refroidissement, entre 1300 et 1850/1860, appelée Petit Âge de glace, les glaciers étaient plus étendus que de nos jours." // "Lors de précédentes phases de réchauffement, les glaciers fondirent; au Moyen-âge entre 800 et 1300, ils avaient environ leur taille actuelle. Ils avaient également été bien moins étendus qu'aujourd'hui, à l'exemple du Grand glacier d'Aletsch à l'Âge de Bronze, entre 1350 et 1250 avant notre ère." // Comme toutes les courbes de températures du GIEC et consorts commencent en 1860, à la fin du Petit Age de glace, lors du maximum froid de la dernière glaciation, il n'y a rien d'étonnant à ce que la tendance générale soit à un réchauffement de la température. // Mais aucune trace d'émissions de carbone anthropique il y a 11.700 ans pour faire monter la température moyenne de sept degrés en cinquante a
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Commentaire par Monnier
mercredi 09 juillet 2014 11:47
Quatre réchauffistes américains peuvent faire leur propagande pour le nucléaire, cela n'empêchera pas la caravane de passer. // Et cela n'a pas empêché la température globale de rester stable depuis dix-sept ans. // Car sans nucléaire, qu'est-ce que cela changerait pour les émissions de gaz à effet de serre ? // Réponse :: > Sans nucléaire, combien de CO2? // Si on remplaçait tous les réacteurs nucléaires par des centrales thermiques au charbon supercritiques, les émissions de CO2 augmenteraient seulement de 5,8 % - soit de 4,4 % pour toutes celles des gaz à effet de serre. // Et si on remplaçait tous ces réacteurs nucléaires par des centrales à gaz CGCC, les émissions de CO2 augmenteraient encore moins, de 2,9 % - soit de 2,2 % pour toutes celles des gaz à effet de serre. //
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Commentaire par papijo
mercredi 09 juillet 2014 14:10
@Monnier - "... les émissions de CO2 augmenteraient seulement de 5,8 % - soit de 4,4 % pour toutes celles des gaz à effet de serre." Correction: 4,4% pour toutes celles des gaz à effet de serre, non compris la vapeur d'eau qui est de très loin le GES le plus important, mais dont on ne parle jamais !
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Commentaire par Gépé
lundi 14 juillet 2014 15:27
Pour préserver le climat, il faut taxer l'énergie; et pour taxer l'énergie, il faut trouver un autre argument que le climat. Qui trouvera la solution? Cette solution existe, cherchez bien.
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Commentaire par Monnier
dimanche 20 juillet 2014 18:01
Maintenant, la fonte de la banquise polaire, en mai 1986 (période de la plus forte expansion) Voir :: > Trois sous-marin pour un rendez-vous au pôle nord en mai 1986 North Pole rendezvous of the American submarines Archerfish (SSN 678) (top), Ray (SSN 653) (center) and Hawkbill (SSN 666) (bottom) on May 6, 1986. A major research emphasis in those days was operation and detection of submarines beneath the polar ice cap. // Encore mieux, ici :: > North Pole 18 May 1987 avec les dédicaces des trois capitaines. // Et c'est comme cela depuis 1959, une "partie de campagne" dans les eaux libres du pôle nord. // Quand les vaches regardent passer les trains, les ours blancs regardent passer les sous-marins.
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Commentaire par Monnier
vendredi 15 août 2014 17:46
Comme c'est le 15 août et qu'il fait plutôt frais pour la saison, faisons un petit retour en arrière, sans aller jusqu'à 1914. N'oublions pas ce rendez-vous au pôle nord d'août 1931 entre le sous-marin Nautilus et un dirigeable Zeppelin. Manqué à cause d'une avarie sur le sous-marin. // Description et parcours ici :: > Nautilus / Zeppelin août 1931 // Un échange de courrier était prévu. Les philatélistes doivent connaître (les timbres de l'évènement ont beaucoup de valeur).
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