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Dérèglement du climat : la Banque mondiale émet une nouvelle alerte


jeudi 20 juin 2013

Après un premier rapport en 2012, la Banque mondiale tire de nouveau la sonnette d'alarme. Afrique et Asie sont gravement menacées par l'élévation de la température de la planète.


Voir le compte-rendu de la Banque mondiale

Un nouveau rapport scientifique, commandé par la Banque mondiale et publié le 19 juin, analyse les menaces qui pèsent sur les habitants de l'Afrique sub-saharienne, de l'Asie du sud-est et de l'Asie du sud, trois régions excessivement vulnérables.

Intitulé « Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l'adaptation », ce rapport pose un nouveau jalon dans les discussions sur le climat en venant compléter les conclusions d'un précédent rapport de la Banque mondiale paru en 2012. Ce premier volume avait alerté sur la menace d'une élévation moyenne des températures de 4 °C à la fin du siècle (par rapport aux niveaux de la période préindustrielle) en l'absence d'une stratégie et d'une action vigoureuses d'atténuation.

Afrique subsaharienne : l'alimentation en péril

En Afrique subsaharienne, les chercheurs ont identifié la question de la sécurité alimentaire comme le défi suprême, en raison des risques de sécheresse et d'inondation et sous l'effet de la modification des régimes de précipitations.

Avec un réchauffement de 1,5 à 2 °C, sécheresse et aridité rendront entre 40 et 80 % des terres agricoles impropres à la culture du maïs, du millet et du sorgho à l'horizon 2030-2040.

Avec 4 degrés supplémentaires, à l'horizon des années 2080, les précipitations annuelles pourraient diminuer jusqu'à 30 % en Afrique australe tandis que l'est du continent risque de connaître, selon de multiples études, un phénomène inverse. Le niveau de dioxyde de carbone augmentant, les écosystèmes pastoraux se modifient (des prairies qui deviennent des savanes boisées par exemple), ce qui risque de réduire la disponibilité de fourrages pour le bétail.

Asie du Sud-Est : danger sur les villes côtières

En Asie du Sud-Est, les villes côtières sont soumises à un stress immense à cause du changement climatique.

Une élévation du niveau des océans de 30 centimètres, attendue dès 2040 si rien n'est fait, provoquerait des inondations importantes dans les villes et gorgerait de sel les champs situés en contrebas, qui deviendraient ainsi impropres à la culture. Dans un pays gros producteur de riz comme le Viet Nam, ce phénomène menace sérieusement le delta du Mékong : une élévation du niveau de la mer de 30 centimètres entraînerait une perte de production d'environ 11 %. Dans le même temps, les tempêtes devraient redoubler d'intensité.

Le rapport montre aussi comment l'acidification des océans décime les récifs coralliens dont la triple fonction - servir d'habitat aux poissons, protéger les côtes contre les tempêtes et assurer des recettes touristiques - est ainsi menacée. Le rapport prévient aussi du risque de réduction des prises en mer dans le sud des Philippines, en raison du réchauffement de l'eau et de la destruction des biotopes.

Asie du Sud : pénurie d'eau

En Asie du Sud, le changement climatique se manifeste avant tout par des pénuries d'eau dans certaines régions et par des excédents dans d'autres, d'après les chercheurs.

Moussons erratiques et vagues de chaleur sans précédent auront des répercussions sur les cultures. Avec le recul des glaciers himalayens, le débit de fleuves comme l'Indus, le Gange et le Brahmapoutre sera en perte de vitesse, ce qui pourrait priver des centaines de millions d'habitants de sources suffisantes d'eau et de nourriture et d'un accès fiable à l'énergie. Le Bangladesh et les villes indiennes de Calcutta et de Bombay subiront la recrudescence des inondations, l'intensification des cyclones, l'élévation du niveau de la mer et le réchauffement des tem

Pour pouvoir aider tous ces pays à mieux se prémunir contre les assauts du climat, la Banque mondiale va devoir mettre l'accent sur les régions les plus vulnérables, gérer la disponibilité des ressources hydriques et les phénomènes extrêmes et redoubler d'efforts pour satisfaire une demande alimentaire croissante. Elle interviendra aux côtés des pays responsables des plus fortes émissions, afin d'atténuer leurs rejets de CO2 et de polluants à courte durée de vie. Ses experts réfléchissent à des solutions pour aider les gouvernements à éliminer les subventions aux combustibles fossiles sans mettre en péril la survie des pauvres, pour créer des liens entre les marchés du carbone et pour rendre l'agriculture et les villes « climato-intelligentes » et résilientes.

Photo : Tran Thi Hoa/Banque mondiale
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