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Climat : et si les entreprises allaient plus vite que les Etats ?


jeudi 10 avril 2014

Plusieurs organisations mondiales d'entreprises ont lancé des appels à la mobilisation générale contre le réchauffement climatique. Avec comme objectif de pousser les Etats à des solutions fortes au sommet mondial sur le climat de 2015 à Paris.


La publication en cours des trois volets du 5eme rapport du GIEC sur le réchauffement climatique a conduit plusieurs organisations de grandes compagnies mondiales à amplifier leurs appels à une politique coordonnée pour limiter à 2 degrés la hausse de la température du globe d'ici 2100, ainsi que les leaders mondiaux l'ont souhaité au sommet de Copenhague.

Le PDG d'Unilever Paul Polman a estimé dans une conférence mardi à Londres que « maîtriser le changement climatique est la seule voie pour assurer la croissance de l'économie au cours du XXIe siècle et au-delà ».

Au même moment The Prince of Wales's Corporate Leaders Group (CLG), qui a lancé le mouvement dit des « Communiqués du climat » (The Corporate Climate Communiqués) a appelé à signer l' »appel du trillion de tonnes ». Le chiffre fait référence aux conclusions du GIEC, selon lequel un volume cumulatif d'environ un trillion de tonnes de dioxyde de carbone provenant des émissions de CO2 d'origine humaine ne doit pas être dépassé si l'on veut atteindre l'objectif de Copenhague. Selon le GIEC, plus de la moitié de ce volume a déjà été émis et au vu du taux d'émissions annuel actuel, il apparaît clairement que la barre du trillion de tonnes sera franchie dans moins de 30 ans.

82 groupes mondiaux ont déjà signé l'appel, dont 55 en Europe et en Russie (EDF Energy, Adidas, Shell, Unilever, la banque ING, etc...) . Le « communiqué du trillion de tonnes » appelle les Etats, lors du sommet de 2015 au Bourget, à « prévoir un échéancier visant à réduire à zéro les émissions nettes de dioxyde de carbone, élaborer une stratégie crédible dans ce but, mettre en place un projet concernant les combustibles fossiles, en particulier le charbon ».

Si la Grande-Bretagne est particulièrement sensible aux effets du changement climatique depuis les récentes perturbations dans le pays (voir l'article de la « chaine Energie ») , la même réflexion existe également en France.

Dans sa lettre d'avril, EPE (Entreprises pour l'environnement) souligne le rôle du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), dont EPE est partenaire.

Le WBCSD, dans sa Vision 2050, propose notamment l'utilisation massive de la forêt comme puits de carbone, le captage et stockage du gaz carbonique, l'électrification des villes avec une électricité décarboné.

D'autres organisations d'entreprises sont actives, note EPE, comme le Global Compact initié par l'ONU  qui rassemble 7000 entreprises dans le monde et veut aujourd'hui lancer des campagnes de mobilisation comme "Caring for Climate".

« Une dernière voie, note EPE, est enfin celle des accords sectoriels : l'aviation s'y engage, le secteur de l'éclairage et les cimentiers également. Ces accords pourraient généraliser des engagements de long terme vérifiables,mais sont-ils possibles sans accord entre les gouvernements "?

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