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Quel avenir pour les réacteurs nucléaires immergés ?


mardi 19 novembre 2013

On en parle peu, mais les projets de petits réacteurs nucléaires utilisables en milieu marin, d'une puissance cinq fois moindre que les grands réacteurs terrestres, se poursuivent, notamment en Russie, mais aussi en France.


Dans une chronique sur Paris-Tech Review, Bernard Planchais, Directeur général délégué de DCNS, défend le concept de petits réacteurs sous-marins que développe son groupe.
Extraits:

Dans les grands pays industriels qui ont poursuivi un programme nucléaire après Fukushima - États-Unis, Chine, Russie, Corée du Sud et peut-être bientôt à nouveau le Japon - les petits réacteurs modulaires (SMR, Small Modular Reactors) commencent à être considérés, à côté des réacteurs de forte puissance tels que l'EPR, comme une des voies du renouveau du nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) y voit une solution intéressante pour les pays nouvellement industrialisés.

Plusieurs arguments jouent en effet en leur faveur. Le premier est leur coût modéré, le second leur capacité à servir de petits marchés, avec des réseaux électriques qui n'ont pas été conçus pour absorber la puissance d'une centrale traditionnelle.

Ces réacteurs d'une puissance inférieure à 300 MW sont notamment utilisés sur des centrales transportables, qu'on désigne par leur acronyme anglais TNPP (Transportable Nuclear Power Plants). Cette dénomination recouvre plusieurs configurations assez différentes, dont deux sont étroitement associées à l'industrie navale. La première, ce sont les centrales nucléaires flottantes, comme la barge russe Akademik Lomonossov, qui comprend deux SMR : lancée en 2010, elle sera amarrée au Kamchatka, et plusieurs autres devraient être lancées à horizon 2015. La seconde, ce sont les centrales immergées. Flottantes ou immergées, ces nouvelles centrales ont pour principal intérêt d'alimenter des régions isolées ayant un accès à la mer.(...). En France, c'est le projet Flexblue, développé par DCNS.


Quels marchés ?

Les centrales immergées, qui n'ont pas pour vocation de concurrencer les grosses centrales terrestres, s'adressent avant tout aux îles, aux régions isolées, aux zones industrielles et aux pays disposant de façades maritimes et d'un réseau électrique de taille moyenne (de 1 à 10 GWe) ou peu interconnecté. Sur ce type de réseau, les prix de référence de production électrique sont fixés par les technologies au charbon, au gaz ou au pétrole dont les prix sont très variables et souvent nettement plus élevés que ceux que nous connaissons en Europe car les coûts de transport sont élevés.

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5 commentaire(s)
[1]
Commentaire par jymesnil
mardi 19 novembre 2013 19:01
des réacteurs nucléaires immergés, c'est un délire ?! imaginons un peu les mesures de sureté à mettre en place sous la mer ?! ....
[2]
Commentaire par Monnier
mardi 19 novembre 2013 22:39
La construction des deux petits réacteurs flottants russes, de 32 (trente-deux) misérables MW, a commencé en avril 2007. --- A l'époque, ils s'appelaient Severodvinsk, avant de s'appeler Academik Lomonosov. --- La mise en service est prévue en décembre 2019 (sauf nouveaux retards). --- Les gens du Kamchatka n'ont pas fini de brûler de pétrole pour s'éclairer. --- Ou ont-ils un bon stock de bougies ?
[3]
Commentaire par Richard
mercredi 20 novembre 2013 10:25
@jymesnil: en fait ce sont précisément des raisons de sûreté et de sécurité qui ont conduit à développer ce type de centrales (ce qui apparaît plus nettement dans la version longue du texte, indiquée en début d'article et parue sur le site de ParisTech Review). Cela dit les autorités de sûreté seront certainement très attentives: il faut compter trois ou quatre ans rien qu'en validation de projet, et c'est du cas par cas. La vraie question, à mon sens, s'agissant de produits transportable, c'est de quelle autorité de sûreté dépendra la validation. Toutes ne sont pas aussi sérieuses que l'ASN et, à Fukushima, le régulateur a été pointé du doigt.
[4]
Commentaire par francis
mercredi 20 novembre 2013 11:24
Ma qué ca va pas la tête !! Enfin quoi, s'il vous plait !! Vous voulez polluer toutes les eaux tropicales de la planéte ? Les pays 'nouvellement industrialisés que vous visez n'arrivent pas a fairte traverser un ferry sans provoquer de naufrage ! On ne leur confie ni la maintenance de leurs avions, ni même la chirurgie du ventre avide de leur dirigeants ! Quasument TOUS sont en deficit d'éthique et de savoir-faire. En revanche, ils regorgent de soleil ! Et de villes étendues, étendues, étendues - pour ne pas dire de bidonvilles.Laissez tomber vos bombes sous-marines. Equipez cinquante pour cent des toitures en tôles ondulés d'une ville de capteurs solaires, même à basse efficience ( 10%) et vous récuperez durablement assez d'énergie pour tout faire tourner, frigos, mini clim, micro-onde, ordinateurs... La PME qui développera le panneau solaire adhesif déroulable en nappe ou ruban, type sikaflex changera la face du monde. Mais c'est comme le vaccin du paludisme, c'est les pauvres qui en ont besoin alors l'occident sait le faire mais ... l'occident s'en tape.
[5]
Commentaire par menoud
dimanche 16 mars 2014 10:38
En fait il existe des centaines de centrales de ce type.Les sous marins nucleaires.Belle recinversion .On sait faire des reacteurs qui fonctionnent en milieu marin et avec peu de problemes.Et il n y aura pas les contraintes d un batiment de guerre. Le nucleaire est le complement naturel des energies reniuvelables pour reduire l effet de serre..C est la seule energie qui n a pas besoin du soleil et de la qualité de l air. En ces periodes de variation climatique qui peu prete ndre que le regime des vents durera que le ciel ne s obscurcira pas du fait des volcans etc.l energie nucleaire permet a l humanité de resister a une glaciation.
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