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Ancienne responsable d’une agence de conseil en communication, Sophie d’Anhalt a quitté le monde de la publicité pour celui de la presse professionnelle de l’environnement...

Carbone : des transports publics encore plus verts


lundi 07 novembre 2011

Cinq autorités européennes organisatrices de transports publics se mobilisent pour réduire leurs émissions et celles de leurs voisins.


La dernière lettre de L'Usine à GES

Dans les semaines qui viennent, la Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (Stib) va équiper les rames de deux lignes de métros de systèmes de récupération de l'énergie cinétique libérée du freinage. L'électricité récupérée sera réinjectée sur le réseau haute tension de la Stib. Les électrons ainsi collectés serviront à alimenter l'éclairage, les escalators des stations, voire les autres rames de métro.

À cette expérimentation s'ajoute le fait que la société de transports publics bruxelloise achète déjà le tiers de son courant auprès d'exploitants de champs d'éoliennes ou de fermes photovoltaïques. Bref, le transport urbain le plus écologique est en train de se verdir un peu plus.

 Et cela ne se passe pas seulement dans la capitale de toutes les Belgiques.

La Stib est l'un des participants au programme européen Ticket to Kyoto (T2K) auquel collaborent aussi la RATP à Paris, la moBiel de Bielefeld (Allemagne), la RET de Rotterdam (Pays-Bas) et la TfGM de Manchester (Royaume-Uni). Doté de 12,6 millions d'euros, Ticket to Kyoto vise à réduire, d'ici à 2014, le bilan carbone de ces 5 autorités organisatrices de transports publics.

Partage de Quick Wins

Dans un premier temps, les partenaires testent des petites actions permettant, pour pas cher, de réduire significativement la consommation d'énergie.  Système d'extinction automatique des éclairages, amélioration de la maintenance des véhicules, gestion technique de la consommation de gaz dans les bâtiments, sont quelques-uns de ces Quick Wins (gains rapides).

Ensuite, place au partage d'expérience entre les partenaires. Pas inutile d'apprendre, par exemple, que la formation à l'éco-conduite a permis à la moBiel de réduire de 10 % la consommation de gazole de ses bus. De quoi réduire de facto de 3 528 euros le montant de la facture de carburant pour chaque véhicule et de 660 tonnes de CO2 le bilan carbone annuel de l'entreprise.

Le but du programme étant de parvenir à la neutralité carbone des compagnies de transports publics, pas question cependant d'en rester à de petits gestes. Aussi, les 5 transporteurs vont-ils mener des opérations plus lourdes qui, toutes, serviront d'expérimentations éventuellement reproductibles. Ce sont les freins à récupération d'énergie de la Stib (mais aussi ceux des trams de la moBiel et de la la TfGM), un immeuble chauffé par la chaleur récupérée dans la station Rambuteau du métro parisien, la conception de stations zéro émission par la moBiel, la construction d'une minicentrale hydraulique pour alimenter une station de la TfGM.

Aussi importants ou innovants soient-ils, les efforts de réduction d'émissions des compagnies de transports publics pèseront peu dans le bilan carbone des métropoles qu'elles desservent s'ils restent sans lendemain. Aussi, les cinq partenaires sont-ils convenus qu'une fois le programme achevé, ils militeraient ouvertement en faveur de la réduction de l'empreinte carbone de leurs parties prenantes. Des fonds carbone pourraient permettre à des entreprises locales de financer les travaux d'infrastructures climato-compatibles.

 
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