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Nouvelle offensive pour promouvoir l'effacement électrique


lundi 20 janvier 2014

Peu à peu, des mécanismes se mettent en place pour encourager la réduction volontaire de la demande électrique, notamment lors des pics de consommation. Un mouvement essentiel pour éviter les black-outs.


La Commission de régulation de l'énergie a annoncé que le mercredi 8 janvier 2014, pour la première fois en France, un effacement de consommation a été valorisé directement sur le marché de gros.

Selon la CRE, entre 8h et 10h du matin, a expliqué la CRE, la société Smart Grid Energy a activé la coupure de certains usages électriques proposée par ses clients et réduit temporairement leur consommation à hauteur de 33,6 MW. L'effacement de consommation permet en effet, en coupant certains appareils électriques, de diminuer temporairement la consommation de clients (industriels, tertiaires, résidentiels) par rapport au niveau prévu initialement.

Ce dispositif permet désormais aux consommateurs, de manière directe ou par l'intermédiaire d'opérateurs avec lesquels ils ont conclu un accord, de valoriser leurs effacements sur les marchés de l'électricité en renonçant temporairement à tout ou partie de leur consommation. Il permet ainsi aux effacements d'être mobilisés sur le marché, au même titre que les autres sources d'approvisionnement (groupes de production, importations).

Ce qui peut apparaître comme un non-événement est en réalité une petite révolution qui va faire monter en puissance les effacements de consommation dont le réseau électrique a un besoin structurel.

Pourquoi favoriser les effacements ?

Dans un article détaillé, le site "Energies et environnement" de SIA-Partners, a rappelé les enjeux de l'effacement.

L'électricité est une énergie qui ne se stocke pas ou du moins pas à grande échelle1. L'équilibre entre production, consommation, importations et exportations doit donc être maintenu en permanence.

Lors des pointes de consommation, les moyens de production disponibles sont rares et l'équilibre est plus difficile à maintenir. Or entre 2002 et 2012, la pointe de consommation électrique en France a augmenté 2,5 fois plus vite que la consommation annuelle d'électricité.

 Pourquoi ? Parce qu'en France le fort taux d'équipement en chauffages électriques rend plus sensible la consommation d'électricité aux variations de température (1°C en moins entraîne 2400 MW de consommation en plus, soit deux fois la consommation de l'agglomération de Marseille en période de pic). Également du fait de l'augmentation du nombre de ménages avec moins d'habitants par logement et des nouveaux usages de l'électricité associés aux technologies de l'information et de la communication, très gourmands en énergie. Mais surtout parce que la grande majorité des consommateurs ne sont pas incités via leur tarif de fourniture à moduler leur consommation.
 
La conséquence directe de l'augmentation de la pointe de consommation est un besoin croissant en moyens de production qui ne seront utilisés que quelques heures par an et donc difficilement rentables.

En effet plusieurs centrales risquent de fermer, faute d'être rentables, alors qu'elles sont essentielles pour assurer la sécurité du réseau. RTE prévoit ainsi qu'en 2017 la France devra faire appel aux 7,2 GW de capacité maximum des interconnexions transfrontalières pour ne pas subir un black-out électrique.

L'effacement de la consommation n'est pas nouveau en France

Dès 1965, EDF a cherché à encourager les consommateurs à gérer leur consommation par la mise en place de tarifs spécifiques (Heures pleines/creuses, EJP, Tempo) incitant à la modération de la consommation. Cependant, du fait de la disparition progressive des tarifs les plus incitatifs (EJP et Tempo), la capacité libérée par ceux-ci est passée de 6,5 GW en 2000 à moins de 2,8 GW en 20137. Certains acteurs proposent ainsi de remettre au goût du jour ces tarifs qui n'étaient plus proposés aux nouveaux clients depuis l'ouverture des marchés pour éviter une possible distorsion de la concurrence.

Plus récemment (2008 et 2010) RTE a lui-même démarré un nouveau programme d'effacement non tarifaire mais citoyen, EcoWatt, destiné à préserver la sécurité d'approvisionnement dans certaines péninsules électriques (Bretagne et PACA). .

Depuis le milieu des années 2000, des agrégateurs d'effacement comme Voltalis pour les particuliers ou Energy Pool pour les consommateurs industriels sont apparus. Les agrégateurs d'effacement ont ainsi développés leur modèle économique sur le regroupement de plusieurs petits consommateurs pour revendre l'énergie effacée via le mécanisme d'ajustement. Mais la répartition des revenus associés à ce système pose néanmoins problème et en 2009, un conflit opposant EDF à Voltalis a fait ressortir le manque de réglementation destinée à encadrer les opérateurs d'effacement.

Vers des mécanismes de capacité

Malgré le difficultés techniques, l'effacement est amené à prendre une place de plus en plus importante dans la gestion du système électrique. RTE travaille actuellement à la mise en place de « mécanismes de capacité », avec la création de deux mesures particulières, explique Thomas Veyrenc, directeur du département Marchés :

- « L'obligation de capacité » : chaque fournisseur d'électricité se verra attribuer une « obligation de capacité ».
- « Les certificats de capacité » : RTE attribuera des « certificats de capacité » aux producteurs et aux opérateurs d'effacement sur la base de leur contribution prévisionnelle à la sécurité d'approvisionnement lors des pointes. Ces certificats seront échangeables sur les marchés.

Ensuite, c'est le fonctionnement classique des marchés qui se met en œuvre : les détenteurs de certificats pourront vendre ces certificats, les fournisseurs les acquérir pour faire face à leur obligation.De cette rencontre entre l'offre et la demande de certificats naîtra un prix qui correspondra à la valeur d'un MW supplémentaire de « sécurité d'approvisionnement 



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17 commentaire(s)
[1]
Commentaire par papijo
lundi 20 janvier 2014 21:27
Quand j'en vois qui préconisent comme solution à un problème technique le commerce de "bouts de papier" (qui s'appelleraient "certificats de capacité"), Tous les arnaqueurs en rêvent: "Moi, Monsieur, j'ai une attestation de (au hasard) Sia-Partners qui dit que mon usine (pourrie mais repeinte comme neuve) a une capacité de pointe de 1000 MW ! Donc, vous me devez chaque 1er janvier un (très gros) paquet d'Euros !" Bien sûr, l'usine est incapable de les fournir le jour où on en a besoin au bout de 7 ou 8 ans. Il suffit ce jour là de s'être retiré dans un coin paisible à l'autre bout du monde pour profiter tranquillement du magot !
[2]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 20 janvier 2014 21:41
La France est le seul pays du monde avec 75% de chauffage électrique et 75% de nucléaire. La fragilité du réseau français et sa sensibilité aux pointes et à la température est directement liée à la politique d EDF de développement massif du chauffage électrique dès 1972 pour écouler la production nucléaire la nuit dont personne n?avait besoin. Merci EDF ! Heureusement que les allemands nous exportent leur électricité pour éviter la panne. http://www.terraeco.net/Pub-comment-EDF-a-vendu-le-grille,41843.html
[3]
Commentaire par papijo
mardi 21 janvier 2014 09:21
Comme le fait remarquer 430 M., la France a 75% de chauffage électrique et 75% de nucléaire, ce qui lui permet d'avoir une des factures de chauffage (énergie + installation + entretien) les moins chères. On dit merci qui ?
[4]
Commentaire par un physicien
mardi 21 janvier 2014 10:16
" la capacité libérée par ceux-ci est passée de 6,5 GW en 2000 à moins de 2,8 GW en 2013 " Edifiant ! On sait faire très bien, depuis des décennies, avec des moyens simples, bon marché et déjà en place (J'avais un compteur jour-nuit dans les années 70 couplé à mon chauffe-eau). Donc on fiche tout par terre, on remonte une usine à gaz, on injecte quelques milliards et on laisse plein de trous pour que les aigrefins en profitent un max !
[5]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mardi 21 janvier 2014 19:41
Avec le développement exponentiel du solaire, en phase avec le pic de consommation journalier, faudra bientôt penser à inverser le compteur jour / nuit pour mettre un tarif dissuasif la nuit.
[6]
Commentaire par papijo
mardi 21 janvier 2014 22:35
@430 M. Non, désolé, nous ne sommes pas en Californie. En France, le pic de consommation se produit en hiver entre 18 et 20 heures, quand le photovoltaïque ne produit strictement rien (voir le bilan RTE pour 2012 - Page 9 (désolé, le bilan 2013 n'est pas encore sorti). Personnellement, je pense que le compteur avec un tarif dissuasif devrait plutôt être installé sur les centrales photovoltaïques qui nous inondent de kW au milieu des après-midi d'été, quand justement nous n'en avons absolument pas besoin !
[7]
Commentaire par Hervé
mercredi 22 janvier 2014 19:07
Et pour compléter 430, Quand on voit les records de non production du solaire ces mois ci, faudra aussi pratiquer les tarifs dissuasifs en hiver. Du coup les usagers se rabattrons sur les énergies fossiles, et avec la crise bruleront toutes les forets. Pour anéantir la planète le plus rapidement et le plus efficacement possible, tout en ruinant la population la meilleure solution: votez escrologiste.. Résultat garanti!
[8]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mercredi 22 janvier 2014 21:52
Il suffit d'interdire le chauffage électrique comme l a fait le Danemark, ou en interdire la pub comme en Belgique, pour que le pic artificiel du soir créé par EDF disparaisse. Il restera le pic de la journée, comme dans n importe quel autre pays, parfaitement en phase avec le solaire. L hiver il y a moins de soleil mais il y a plus de vent, et les nuits sans vent, un peu de stockage un peu d effacement + de l efficacité énergétique, cela suffit à régler le problème. Papijo et Hervé ne le savent peut-être pas, mais, techniquement, il est nettement moins compliqué de faire des constructions passives que d empêcher un réacteur d exploser, ce qui finira malheureusement par arriver un jour en France (même le DG de l ASN le reconnaît).
[9]
Commentaire par Hervé
jeudi 23 janvier 2014 19:18
Pour rappel 430, le pic de 19h existe toute l'année et est du en bonne partie a l'usage des appareils de cuisson... Donc pour le transferre sur du solaire PV, la meilleure solution est de décaler le repas du soir en milieu d?après midi, et bien entendu de manger froid et tartare les jours de mauvais temps . Pour rappel, le chauffage électrique libre (sans programmation) voit sa conso évoluer comme les températures extérieures avec un déphasage. Sa conso est donc maximale la nuit et le matin, c'est pourquoi l'ondulation jour/nuit de la conso électrique est plus faible en hiver qu'en été. Le problème du pic de 19h est le cumul du pic + la conso du chauffage + l'aberration des programmateurs de chauffage, qui pour baisser la conso de quelques % foutent un bordel terrible sur le réseau. Le linky va régler ces problèmes en plaçant une surtaxe au moment du pic qui incitera a effacer temporairement les consos décalables. L'interdiction du chauffage électrique servirait surtout a vendre plus de gaz et de pétrole, augmenter les émissions de CO2, alourdir le déficit extérieur et donc appauvrir un peu plus notre pays qui en a bien besoin. Vous ne travailleriez pas pour Gazprom par hasard? Je connais bien le sujet des maisons passives, ça permettrait d'ailleurs de chauffer tout le pays en électrique et ainsi eliminer 360Twh d'imports de gaz / petrole actuellement utilisées pour chauffer les passoires thermiques ou l'elec serait trop chère...
[10]
Commentaire par 430 Millirads par réacteur
jeudi 23 janvier 2014 21:51
Comme d habitude, Hervé dit n importe quoi. Il suffit d aller sur le site de RTE pour voir que le pic du soir n a lieu qu en hiver, et donc est lié au chauffage électrique. Le reste du temps, le pic est en journée et en phase avec le soleil. http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/eco2mix/donnees-nationales/consommation-d-electricite. De plus, même l hiver, le pic du soi dure moins longtemps que le pic de la journée.
[11]
Commentaire par Hervé
vendredi 24 janvier 2014 19:12
@ 430, A bon, J'écris n'importe quoi? Ok vous avez raison, on ne cuisine pas le soir, ou allumer sa plaque ne consomme rien.C'est une baisse brutale de la température (qui remonte ensuite?) qui est la cause du pic. Ok, Croyez ce que vous voulez. Dans la réalité vraie, effectivement, quand on est en vacances, le pic du soir est quasi effacé car les horaires du repas sont nettement plus dispersés. Dés que vous rentrez dans la période de travail, le Pic du soir réapparait. Il n'est pas forcément le maximum, car il y a plein de facteurs qui font que d'un jour a l'autre le pic n'a pas lieu au même moment. Mais généralement il y a toujours un Pic le soir, d'amplitude proche du pic du midi. Comme je l'ai déjà écrit, ce qui complique les choses en hiver, c'est que le redémarrage des chauffages est synchronisé sur la surconso due à la préparation des repas, pas le fait que ce soit un chauffage électrique sur le principe. Il suffit donc, comme le propose l'article, d'effacer quelques conso differrables, en les plaçant avant et l'affaire est réglée. Pas une raison pour supprimer le chauffage électrique qui nous arrange bien en France. Je sais que vous préférez le gaz de notre ami Poutine, mais quand même...
[12]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
samedi 25 janvier 2014 12:59
Si Hervé de dit pas n importe quoi, alors c est RTE. Il suffit de regarder leurs courbes, disponibles pour n importe quel jour de l année pour savoir que le solaire est le plus souvent en phase avec la conso, au contraire du nucléaire. De toute façon, le déclin du nucléaire est tellement visible (même si la Word Nuclear Association essaye de le masquer en supprimant les courbes pour que ça se voit moins) que d ici quelques années, avec le développement des installations autonomes, la fin du chauffage électrique du fait de la RT2020, ce débat sera définitivement clos. Mais grâce au lobby nucléaire, la France essaiera encore de vendre des centrales dont plus personne ne veut (EDF a été obligé d acheter British Energy pour que les anglais nous achètent l EPR !) et paiera ses millions de chômeurs pendant que d autres pays seront les leader des ENR et nous exporterons leurs produits.
[13]
Commentaire par Hervé
dimanche 26 janvier 2014 20:22
@430, Les chiffres publiées par RTE sont trés probablement justes. Et je n'ai pas écrit n'importe quoi, regardez en periode de travail, il y a bien le pic de 19h qui apparait, c'est normal, c'est l'allumage des plaques de cuisson. D'autre part, je ne crois pas avoir écrit que le solaire n'est pas "en phase" avec la variation de la conso. Si vous fouillez mes commentaires, vous en trouverez même ou je préconise d'en mettre 20 à 30GW, SOUS RESERVE QU'IL SOIT PAS TROP CHER bien sur! (que son prix descende en dessous de on va dire 75 euros le MWH). Ce qui produira environ 5% de notre mix en ordre de grandeur. Les deux grosses tares du PV, c'est sa forme en pic, sa variabilité qui demande un stockage et son effondrement hivernal en moyenne. Concernant la fin du chauffage électrique, je ne parierais pas dessus, il est difficile de prévoir l'avenir, mais il est plus que probable qu'il devienne la principale source de chauffage dans quelques dizaines d'années, en grande partie sous la forme de pompes à chaleur qui sont de loin la façon la plus performante de chauffer un batiment.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 27 janvier 2014 18:26
1) de fin mars à début novembre, il n y a quasiment pas de pic à 19h, visiblement Hervé a de grandes périodes de vacances. 2) Même la DGICS reconnaît qu il va falloir changer les heures creuses : « Le pilotage actuel heures pleines/ heures creuses s avère peu adapté aux contextes 2030 retenus. En effet, les heures creuses en 2030 devraient suivre les prévisions d ensoleillement (du fait d une production de PV importante). Un pilotage dynamique en fonction des prévisions météo sera donc nécessaire [..]la PRODUCTION PV COÏNCIDANT AVEC LES PÉRIODES DE FORTE DEMANDE ÉLECTRIQUE» 3) ce sont les radiateurs "grille pain" au rendement catastrophique dont EDF a fait la pub depuis 40 ans qui sont à interdire, pas les PAC évidemment. 4) Le solaire et l éolien sont déjà moins chers que le nucléaire. Tarif d achat solaire >250 kWc : 7,5c/kWh, tarif EPR : 10 à 13 c/kWh. C est pourquoi l autoconsommation se développe et fait très peur à certains qui veulent la taxer lourdement pour garder leur monopôle. 5) Il y a moins de solaire l hiver mais plus d éolien 6) Il suffit d aller sur RTE.fr et faire défiler tous les jours (en cliquant en bas à droite) d avril à novembre pour vérifier qu Hervé dit n importe quoi. http://www.dgcis.gouv.fr/files/files/directions_services/secteurs-professionnels/industrie/PEPS-Rapport-Public-1.pdf
[15]
Commentaire par Hervé
mercredi 29 janvier 2014 01:04
1- Curieux, moi j'en voit un presque tous les soir en semaine. On ne doit pas avoir la même définition du mot pic... 2) je suis entièrement d'accord, et dans tous les cas de figures, c'est entres autres un des buts du programme linky. 3) Disons que dans de la maison quasi passive, la conso devient si faible qu'à la limite, le grille pain n'est pas forcément un probléme. Mais la PAC est toujours mieux. 4) Le nuke moyen en France est
[16]
Commentaire par Hervé
mercredi 29 janvier 2014 01:13
reprise du message précedant: le cout du nuke en France est de l'ordre de 55E/mhh (rapport cour des comptes), qui inclue les subventions d'état pour une energie dispo. Si à terme, l'EPR... est trop cher faudra se tourner vers d'autres fournisseurs qu'Aréva.Les prix que vous indiquez pour les ENR n'uincluent pas le cout des externalitées (renforcement des lignes, maintient du backup, et ou stockages). Idem l'autoconso qui devra payer les coûts induits.5 oui mais l'eolien reste aussi aléatoire même en hiver, c'est pas sans problèmes pour le moment.6 - Quand je fais défiler, je constate un pic tous les soir à 19h en semaine,il est du a l'allumage des appareils de cuisson (+ relance chauffage en hiver du aux programmations..., c'est pourquoi ils est plus important en hiver, mais ça ce sera facile à rectifier, c'est le sujet de l'article)
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Commentaire par icabaru
dimanche 16 février 2014 14:51
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