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Le fleuve Congo peut-il "électriser" l'Afrique ?


jeudi 23 mai 2013

Une réunion à Paris a donné le feu vert à un nouveau barrage sur le fleuve Congo. Cela pourrait être la première étape vers une production de 40.000 MW d'électricité, soit l'alimentation de 40% de l'Afrique.


Voir les article d'Inhabitat et de The Guardian

C'est un rêve vieux de 60 ans : domestiquer le fleuve Congo avec une série d'usines hydro-électriques.

Deux barrages ont déjà été construits, en 1972 et 1992, pour capter l'énergie des chutes d'Inga, en République démocratique du Congo. Inga-1 et Inga-2 ont une capacité théorique de 1.400 MW (l'équivalent d'une central nucléaire).

Mais l'instabilité politique récurrente en RDC et la corruption ont toujours limité une bonne exploitation et actuellement la moitié de la capacité est utilisée.

Cependant, une réunion le week-end dernier à Paris sous l'égide de la Banque mondiale, et à laquelle participait l'Agence française de développement et la Banque européenne d'Investissement, a donné le feu vert au financement d'Inga-3, d'une capacité de 4800 MW, pour un investissement de 20 milliards de dollars. Les travaux devraient commencer en octobre 2015. L'Afrique du sud s'est déjà portée acquéreur de la moitié de l'électricité qui serait générée.

D'autres tranches pourraient suivre dans l'avenir, jusqu'à une production de 40.000 MW, soit l'équivalent de près de 30 grosses centrales nucléaires.  Ce serait deux fois plus que le barrage des trois Gorges sur le Yangse en Chine. Une telle énergie pourrait en théorie alimenter 40% de l'Afrique.  

Selon les études, le projet ne créerait pas de problèmes majeurs sur l'environnement et ne contraindraient pas à des évacuations massives de populations. Un optimisme que ne partagent pas certaines ONG comme International Rivers qui estiment que le nouveau barrage ne profitera pratiquement pas aux populations environnantes et qu'il serait préférable de concevoir des projets décentralisés.

Vue sur le barrage d'Inga-1 (Reuters):


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5 commentaire(s)
[1]
Commentaire par un physicien
jeudi 23 mai 2013 18:08
"un investissement de 120 milliards de dollars" Il semble qu'il y ait une erreur
[2]
Commentaire par 430 milliards par réacteur
jeudi 23 mai 2013 21:42
Les journalistes ont rarement une formation scientifique, et ils sont parfois fâchés avec les ordres de grandeur, ce qui leur fait commettre des erreurs de qq centaines de milliards.
[3]
Commentaire par La chaîne Energie
vendredi 24 mai 2013 10:02
A Physicien Dont acte, c'est 20 milliards.
[4]
Commentaire par Hervé
jeudi 30 mai 2013 12:52
Une telle capacité d'hydraulique modulable leur permettra d'integrer aussi pas mal d'ENR. Bel avenir pour ce projet. Dommage qu'on n'ai pas un tel fleuve en France.
[5]
Commentaire par KEMICHA Moncef
dimanche 28 juillet 2013 23:57
Avoir 40.000 MW d'électricité d'accord,mais par quel prix ça vous revient ,il serai sage de méditer avant d'entreprendre les travaux.Une technologie révolutionnaire de production d'énergie électrique à volonté,à petit prix et surtout sans une goutte d'essence ,rien qu'avec de l'énergie aérodynamique et vous aurez plus de 40 milles MW,par la magie des centrales mobiles et mini centrales.L'énergie de l'aérodynamique est une énergie naturelle,renouvelable,non polluante et surtout gratuite,elle est capable de remplacer toutes les autres énergies y compris les hydrocarbures.Merci
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