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L'institut Montaigne persiste et signe : l'éolien ne correspond pas à un besoin en France.


mercredi 12 novembre 2008

Après son premier document publié en juillet, « Éoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? », l'Institut Montaigne publie un deuxième texte : "Pour rétablir la vérité sur le coût de l'éolien". Et il a organisé un débat le 12 novembre avec l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, Anne Lauvergon, présidente d'Areva, et Corinne Lepage.











Voir le document de l'Institut Montaigne

Introduction :
En dépit des contre-argumentaires avancés par les professionnels de l’éolien industriel, l’Institut Montaigne persiste et signe : l’énergie éolienne ne répond pas à un besoin en France, étant donnée la structure de son parc de production d’électricité,
composé principalement de nucléaire et d’hydraulique, et, donc, particulièrement sobre en termes d’émissions de CO2.

Par ailleurs, la réalisation des objectifs du Grenelle de l’environnement, à savoir 25 GW d’éolien installé d’ici 2020, se traduirait par un surcoût pour la société de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros. Le développement actuel de cette technologie s’explique uniquement par des tarifs d’achat garantis aux producteurs par l’État sur 15 ans, tarifs particulièrement attractifs, financés par les consommateurs d’électricité et qui permettent la constitution de « rentes vertes » dont le bien-fondé est discutable.

La publication de l’Amicus Curiae « Éoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? » par l’Institut Montaigne (juillet 2008) a permis d’ouvrir le débat sur l’intérêt et le coût que représentait le développement de l’énergie éolienne en France. Il est donc parfaitement légitime qu’elle suscite des réactions dont la principale est la note du Syndicat des énergies
renouvelables intitulée « Pour en finir avec les contre-vérités sur le coût de l’énergie éolienne » (voir document) et qui remet en cause le chiffrage du développement de l’éolien avancé par notre étude.
Il est donc nécessaire de répondre ici point par point aux objections qui nous sont faites.

Il faut, tout d’abord, récuser l’accusation selon laquelle un quelconque parti pris anti-éolien nous aurait guidés dans cette étude. Celle-ci a été réalisée en toute indépendance de façon à
éclairer le débat public sur un sujet sensible de la politique énergétique de la France, ce qui nous a conduits à rencontrer un large panel d’acteurs économiques, politiques et institutionnels. Nos conclusions ne résultent pas d’un procès instruit à charge mais d’une
interrogation centrale : « le développement de l’éolien en France répond-il à un besoin réel, qu’il s’agisse de limiter les émissions de CO2, de produire de l’électricité à un prix compétitif, d’accroître notre indépendance énergétique ou de garantir une certaine puissance électrique lors des pointes ? ». Ce n’est que parce que la réponse que nous apportons à cette question est négative que se pose le problème du surcoût qu’occasionne à la société le développement
de l’éolien tel qu’il est envisagé dans les objectifs du Grenelle de l’environnement.
En se contentant de contester notre chiffrage, le Syndicat des énergies renouvelables
ne répond donc pas à ce qui constitue le coeur du sujet.

Le site de l'Institut Montaigne


Voir les précédentes contributions au débat sur les éoliennes :
 
BeCitizen et Wind Prospect : anti-éoliens : les nouveaux réacs
David Corchia (EDF-énergies nouvelles) : les marchés du solaire et de l'éolien
Pr Remy Prud'homme : le coût du conformisme
Pr Remy Prud'homme : l'éolien mord sur le nucléaire plus que sur le thermique
ADEME : le coût de l'éolien pour la collectivité
ADEME : l'éolien contribue efficacement à la diminution des émissions de CO2
Pr Jacques Foos :  la France ne se laisse-t-elle pas trop bercer par le chant des éoliennes
Energie éolienne : le cas américain
Kurt Cobb : réflexions autour de la densité de puissance
3 commentaire(s)
[1]
Commentaire par irisyak
jeudi 13 novembre 2008 08:07
Visiblement la création d'emploi n'aurait aucun valeur ...
Visiblement l'augmentation des exportations n'aurait aucune valeur ... (cf l'Allemagne et le Danemark en passant par l'Espagne et l'Inde ..)
Visiblement la confiance constatée chez tous les producteurs d'énergies nouvelles n'aurait aucune valeur ...
A chacun de conclure; devons-nous sortir du monde en révolution ...!
[2]
Commentaire par Claude
jeudi 13 novembre 2008 11:45
Ce que l'institut Montaigne refuse de comprendre c'est que jamais le nucléaire ne pourra remplacer le pétrole , le gaz et le charbon réunis alors que les énergies renouvelables le peuvent . Le soleil nous envoie 10.000 fois plus d'énergie que nous en consommons . D'autre part le nucléaire est déjà dans une situation précaire puisqu'il y a déjà pénurie d'uranium au niveau mondial et que cette pénurie est prévue durer encore longtemps selon l' AIE ( voir son dernier rapport sur les réserves d'uranium ) Quant au projet ITER , rien ne prouve qu'il fonctionnera un jour , se reposer sur le fait qu'il va marcher est un pari stupide qui engage l'avenir sur un coup de dès .
Nous avons besoin des énergies renouvelables pour remplacer le pétrole , le gaz et le charbon , ce que le nucléaire ne peut pas faire . Donc nous avons besoin de développer les énergies renouvelables et entre autres l'éolien .
Si une réponse a été donnée à cet institut auto proclamé sur son chiffrage , c'est tout simplement une réponse sur ses chiffres totalement erronés . Cette réponse était donc totalement appropriée .
[3]
Commentaire par Lefébure Michel
vendredi 14 novembre 2008 16:49
la demande des propriétaires terriens ,publics ou privés,et l'offre des pros de l'éolien sont très fortement influencés par les tarifs d'achat très attractifs garentis par l'état et financés par les utilisateurs.!! qu'en serait-il autrement ??Une préservation des sites à tout le moins ! Forçons plutot sur le solaire ou la géothermie si nous nous méfions du nucléaire !!!
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