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Leaders ou losers?


mardi 10 novembre 2009

Copenhague approche à grands pas et Greenpeace sonne l'heure des premiers bilans: lasse des grands discours, l'ONG classe les dirigeants en fonction de leurs politiques climatiques. Attention, âmes européennes sensibles s'abstenir...


La conférence de Copenhague est dans 27 jours, voir le décompte sur le site officiel

Greenpeace tacle l'Europe et ... Obama!


A moins d’un mois de Copenhague, Greenpeace continue de mettre la pression sur les dirigeants mondiaux. Dernier coup d’éclat de l'ONG : la publication d'un classement, noté sur dix, des Chefs d’Etats en fonction de la performance environnementale de leurs pays respectifs, selon cinq critères : hauteur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, aide apportée aux pays en développement, ambition de protection des forêts, défense (ou non) d’un cadre juridiquement contraignant pour un accord post-Kyoto, politique nationale menée dans leur pays ainsi que la participation en personne au sommet de Copenhague.

Si l’organisation a estimé qu’aucun chef d’Etat n'ai, à ce jour,
défendu une position suffisamment ambitieuse pour limiter l'augmentation des températures en-deçà de 2 degrés; elle a tout de même attribué la première place au méconnu président des îles Tuvalu (pacifique), Apisai Lelemia, qui obtient 8,7/10. Emblème des ravages dûs au réchauffement climatique, son île de 26km2 pourrait bien être condamnée par la montée des eaux en 2050, si aucun accord ambitieux n'était obtenu à Copenhague. Toujours en Asie, les deuxième et troisième marches de ce podium « écolo » sont attribuées au président chinois Hu-Jintao (5,9) et à son homologue Indien Manmohan Singh (5,3), tandis que, sur le vieux continent, les dirigeants n’atteignent même pas la moyenne…   

Nicolas Sarkozy, avec seulement 3,7/ 10, se trouve loin derrière Gordon Brown (4,5) et Angela Merkel (4,3) et ce, malgré de nombreux efforts en matière environnementale : Grenelle de l’environnement, taxe carbone… Premier tort, le président français n’a toujours annoncé publiquement (officiellement)  sa venue à la conférence mondiale sur le climat, contrairement au Premier ministre britannique. Ensuite,  et d’après Greenpeace, il paye aussi « son acharnement à ne pas vouloir chiffrer l’aide financière au pays en développement », et surtout, ses choix de politique énergétique, largement axée sur le nucléaire.
De l’autre côté de l’Atlantique, on frôle presque la catastrophe. Malgré un Nobel de la paix, Barack Obama n’obtient qu’un très faible : 0,8/10 (aïe). Pour Greenpeace, celui qui « s’apprête à développer une politique climatique nationale en totale inadéquation avec les responsabilités des États-Unis », mérite son bonnet d’âne, d’autant qu’il demeure le « premier pollueur à l'échelle de la planète ».

Une conférence peut en cacher une autre


Pendant que des représentants du monde entier tenteront de s’accorder pendant de la conférence de Copenhague, les citoyens altermondialistes et écologistes du monde entier se retrouveront, eux aussi, dans la même ville et aux mêmes dates, pour participer au Klimaforum. Ce forum se déroulera au Dgi-Byen (un centre de conférence) à seulement 100 mètre de Central Station, du 7 au 18 décembre, au cœur de Copenhague. Cette conférence non-officielle gratuite sera certainement l’évènement le plus important programmé en marge de la conférence. Au rendez-vous : 150 débats, 60 expositions, des concerts et des projections... En somme, « un autre Copenhague » mais, et ses organisateurs y tiennent, un Copenhague informel et indépendant, émancipé de tout clivage politique ou de cause à soutenir. Enfin, si leur indépendance est toute relative : le Klimaforum est en partie financé par le gouvernement danois et par des associations environnementales et politiques comme Attac, cette initiative mérite d’être saluée.

Pour télécharger leur programme, cliquez ici








 

Ceux qui aiment le climat prendront le train


Ils seront 400 à prendre le Climate Express pour se rendre à Copenhague et bénéficier de ce formidable vecteur de communication
: à mi-chemin entre le Transsibérien (pour son trajet) et l'Orient-Express (pour son confort et son nom) ce train quittera Vladivostok le 18 novembre à destination de Copenhague, via Moscou, Berlin et Bruxelles. A bord, des représentants du WWF, du PNUE (Programme des Nations-Unies pour l'Environnement) et de l'UIC (Union Internationale des Chemins de Fer)  convoieront un message aux négociateurs de l'accord de Copenhague, adopté par le séminaire des compagnies de chemin de fer d'Asie réunies jeudi et vendredi derniers à Kyoto, patrie du premier protocole de lutte contre l'effet de serre. Pendant ce voyage à travers la Russie, des experts de l'environnement et des militants feront un rapport sur les signes du réchauffement de la planète en cours via le site www.traintocopenhagen.org et sur Twitter.

Ce train, composé de wagons spéciaux, véhiculera, entre autre, le patron du PNUE Achim Steiner, la réalisatrice du film The Age of Stupid, Franny Armstrong, Apa Sherpa, le recordman du monde des ascensions de l'Everest ainsi que les présidents de plusieurs grandes compagnies ferroviaires. Ainsi, à la veille du sommet, le 5 décembre, le Climate Express quittera Bruxelles pour rejoindre Copenhague où il sera accueilli par la ministre danoise chargée du climat, Connie Hedegaard, présidente de la conférence (du 7 au 18).

En savoir plus, le site de le la PNUE




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