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L’Australie, futur leader mondial du « gaz naturel liquéfié »


lundi 26 novembre 2012

On ne parle plus que du gaz de schiste, mais le GNL connaît lui aussi un fort développement. L’Australie s’y est lancé à fond et pourrait dépasser bientôt le Qatar.


Le « gaz naturel liquéfié », transporté d'un bout à l'autre du monde par les méthaniers géants, connaît les faveurs des pays consommateurs du fait de sa mobilité et donc de sa capacité à contourner les grands contrats traditionnels où le gaz est transporté de point à point par des gazoducs. Le GNL favorise donc une flexibilité de marché, avec des prix variables et des décisions révocables, alors que les grands contrats gaziers sont négociés pour des durées très longues, avec des tarifs fixés souvent à l'avantage des pays producteurs.

Le succès du gaz de schiste, notamment aux Etats-Unis, a fait passer le GNL au deuxième plan mais selon une étude du groupe de consulting GBI (Global Business Intelligence), son développement s'est poursuivi et un pays comme l'Australie a engagé une politique volontariste qui va en faire d'ici 2017 le premier producteur mondial, devant le Qatar.

Selon GBI, en 2011, le commerce du GNL entre les 25 grands pays impliqués a concerné 233.1 millions de tonnes, contre 157.6 millions de tonnes en 2006. Les 5 premiers exportateurs sont aujourd'hui le Qatar, la Malaisie, l'Indonésie, l'Australie et le Nigeria. Les principaux importateurs sont le Japon, la Corée, l'Espagne, la Grande-Bretagne et la Chine. Les investissements dans les projets liés au GNL devraient croître régulièrement pour dépasser 2000 milliards de dollars dans la période 2012/2017.

L'Australie est le pays qui fournit les plus grands efforts. Il bénéficie de ses vastes réserves off-shore, d'une active politique publique de soutien et de la proximité des clients asiatiques très demandeurs.

Le Qatar est aujourd'hui le premier producteur de GNL, avec une capacité de 77,5 millions de tonnes en 2011 (contre 20 millions pour l'Australie). Mais le pays n'a pas actuellement de plans ambitieux pour développer spectaculairement cette production, alors que l'Australie, toujours selon l'étude de GBI, devrait atteindre en 2017 une capacité de 124 millions de tonnes.

L'un des leviers techniques du développement du gaz liquéfié sera l'utilisation des terminaux flottants (Floating Liquified Natural Gas -FLNG) qui permettent de produire le GNL en offshore à un coût nettement plus avantageux que celui du GNL produit à terre. La compagnie néerlandaise Shell a annoncé un projet de FLNG au large de l'Australie qui devrait produire à l'horizon 2017 3.6 millions de tonnes.


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2 commentaire(s)
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Commentaire par Patrig K
mardi 27 novembre 2012 15:29
GNL, 15% de perte pour le compresser 12% de perte que le gazéifié et lui rendre l'odeur ... pas moins de 30% de perte sur l'énergie primaire. Et de plus, des bombes flottantes, dès lors que la situation géopolitique sera au point critique. Certes, l'intéret de se passer des gazoducs est évident (sur une partie des parcours), néanmoins ... L'énergie, c'est indispensable pour les économies, la maitrise de celle-ci l'est tout autant
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Commentaire par hocine
lundi 13 mai 2013 12:37
bon jour;est ce que en peut travail a l?Australie comme opérateur de gaz et quelle est les avantages
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