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Ancienne responsable d’une agence de conseil en communication, Sophie d’Anhalt a quitté le monde de la publicité pour celui de la presse professionnelle de l’environnement...

Une initiative territoriale pour l'efficacité énergétique


jeudi 28 février 2013

Les territoires prennent de plus en plus en mains leurs problèmes énergétiques. En Rhône-Alpes vient de naître une société publique locale pour l'efficacité énergétique des bâtiments publics.


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L'équation est presque insoluble. C'est entendu, les collectivités doivent, comme tout le monde, abattre leurs émissions de gaz à effet de serre. C'est acté : l'un des principaux moyens à leur disposition est l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments publics. C'est problématique : l'argent vient à manquer en cette période de crise. Question : comment financer l'« infinançable » ?

Profitant de la loi du 28 mai 2010, une vingtaine de collectivités ont créé depuis plus de deux ans des sociétés publiques locales (SPL). Régies par le code du Commerce (plus souple que le code général des collectivités territoriales), les SPL n'ont, contrairement aux sociétés d'économie mixte, que des collectivités territoriales pour actionnaires. C'est sur leur territoire, et leur territoire seulement,
que la SPL agit dans toutes sortes de domaines qui vont de la gestion des transports en commun à la
promotion touristique en passant par la rénovation thermique des bâtiments publics.

C'est précisément ce dernier créneau qu'ont choisi une dizaine de collectivités rhône-alpines, dont le conseil régional, pour lancer le 6 décembre dernier la première société publique locale d'efficacité énergétique de l'Hexagone.

Un programme de 50 millions d'euros

Présidée par Benoît Leclair, vice-président (EELV) du Conseil régional à l'énergie et au climat, ladite société dispose d'un capital de 5,3 millions d'euros, intégralement versé par ses collectivités-actionnaires au prorata du nombre d'administrés. Ce capital permettra de lever une cinquantaine de millions d'euros, notamment auprès de la Deutsche Bank. Gestionnaire du Fonds énergétique européen, la banque allemande s'est déjà engagée à prêter 20 millions d'euros.

Avec cette manne, la société va engager, ces trois prochaines années, 17 opérations de réhabilitation de lycées, d'écoles, de gymnases et de théâtres, en agissant comme tiers investisseur. Elle financera les chantiers de rénovation thermique des bâtiments de ses actionnaires.

Toute publique qu'elle soit, la SPL n'est pas une entreprise philanthrope. Elle se remboursera en
percevant des loyers auprès des collectivités propriétaires qui n'auront pas eu à avancer le moindre euro. Des loyers qui pourront être « recalculés », explique Benoît Leclair, dès lors que les opérations de rénovation auront généré des certificats d'économie d'énergie. Ce qui n'est pas seulement une hypothèse d'école.

« Notre but, souligne l'élu savoyard, est effectivement que toutes les rénovations atteignent les objectifs du label BBC rénovation, soit 80 kilowattheures par an et par mètre carré. » Les bâtiments ainsi rénovés verront leur consommation énergétique diminuer des trois quarts. Ce qui allégera sensiblement leur bilan carbone. Qui a dit que la rénovation thermique n'était pas une affaire rentable ?

Sur le rôle des collectivités territoriales, voir aussi sur la Chaîne Energie l'analyse du Pr Jean-Marie Chevallier ainsi que l'exemple allemand expliqué par Paul Douard, primé au concours Génération Energies.
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1 commentaire(s)
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Commentaire par poisson
jeudi 28 février 2013 18:34
TB c'est des millions efficaces et intelligents ...tout le contraire des milliards dépensés pour les pharaoniques éoliennes qui souvent ne tournent pas quand on en a le plus besoin !
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