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Ancienne responsable d’une agence de conseil en communication, Sophie d’Anhalt a quitté le monde de la publicité pour celui de la presse professionnelle de l’environnement...

Parcs de loisirs et CO2 : Mickey s’achète une bonne conscience écolo !


lundi 05 septembre 2011

Les parcs de loisirs sont au coeur de l'actualité avec les polémiques autour de la "taxe Mickey".Quelle est la performance des parcs Disney en matière d'émissions de CO2 ?


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Propriétaire et exploitante de studios de cinéma (Disney, Pixar, notamment), mais surtout des parcs dédiés à la souris la plus célèbre de l'histoire, la Walt Disney Company s'est fixé un but simple : le « zéro émission de CO2 ».

Pas simple, si l'on se souvient que les Disneyland, Disneyworld et autres Disneyland Paris (ils sont 5 au total dans le monde) sont visités par des dizaines de millions de touristes, qu'il faut loger, nourrir, émerveiller par des attractions toujours plus sophistiquées. Autre difficulté : Disney exploite non seulement des parcs à terre, mais
aussi 3 paquebots (le quatrième sera livré l'an prochain), véritables cités flottantes dédiées au farniente des adorateurs des rejetons de Walt Disney.

Pour les bateaux, les solutions techniques sont connues et mises en oeuvre : moteurs peu gourmands et éclairages à faible consommation d'énergie.

Pour les parcs on shore, la palette est plus vaste et méticuleusement utilisée. Car on ne chôme pas chez Disney ! Dès 2012, les parcs et les studios de cinémas devront avoir réduit de moitié leurs émissions par rapport à 2006. Aussi, « la chasse au gaspi » a-t-elle été érigée en Disney's Way of Life. Tous les trimestres, les statistiques de consommation d'électricité, de carburants et de gaz remontent au siège mondial, où elles sont épluchées. Et malheur à la business unit qui n'aurait pas atteint les objectifs intermédiaires qui lui ont été fixés.

Cette forte implication du top management produit ses effets. En 2010, alors que les activités s'étendent, la consommation totale d'électricité a baissé de 6,6 % par rapport à 2006 et les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites de 4,6 %. Pas si mal, mais très insuffisant au regard des objectifs fixés à moyen et long termes.

Voilà pourquoi Mickey investit massivement dans le reboisement et la lutte contre la déforestation. Depuis 2009, le groupe de Burbank a consacré 15,5 millions de dollars (10,7 millions d'euros) à la protection ou à la replantation de milliers d'hectares de forêts au Pérou, au Congo et aux États-Unis. Réalisé sous le contrôle de Nature Conservancy, l'un des projets les plus importants concerne la restauration écologique de forêts en Mongolie intérieure.

Le conglomérat d'industries du loisir ne dédaigne pas non plus les mécanismes de flexibilité. Récemment, Mickey et ses amis ont acquis pour 3,5 millions de dollars d'Urce, les crédits carbone générés par le mécanisme de développement propre (MDP). Rien à dire, jusque-là. Si ce n'est que la plupart de ces Urce sont le fruit d'opérations de destruction du gaz industriel HFC 23 : des crédits dont le bien-fondé climatique est très discutable et dont l'Union européenne (et bientôt peut-être l'ONU) ne veut plus. On ne peut pas être bon partout...

(NDLR : le HFC23 ou hydrofluorocarbone, émis lors de la fabrication des gaz réfrigérants, le HFC23 est beaucoup plus dangereux pour l'effet de serre que le CO2 ou le méthane (1 tonne de HFC23 a le même effet que 12.000 tonnes de CO2). Il est couvert par le « mécanisme de développement propre » (MDP) du protocole de Kyoto. Les fabricants de HFC23 touchent donc des crédits considérables au titre de Kyoto lorsqu'ils s'engagent à détruite le gaz lors de leurs processus de production.)
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