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Né en décembre 1942, ingénieur physicien de formation, Bertrand Barré est ancien conseiller scientifique d'AREVA voir son blog) Entré en 1967 au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA),...

Le point sur les réacteurs nucléaires japonais


mardi 27 janvier 2015

Quatre unités en voie de redémarrage, deux en construction, cinq en démantèlement, le reste à l'arrêt :où en sont les réacteurs japonais après Fukushima ?


Voir le blog de la SFEN

Avant mars 2011, le Japon exploitait 54 réacteurs nucléaires. L'accident a détruit 4 des unités de Fukushima-Daiichi, et les deux autres ont été définitivement sorties du réseau électrique : il reste donc 48 réacteurs, tous arrêtés actuellement. Depuis plus d'un an, le Gouvernement japonais a indiqué vouloir redémarrer certains d'entre eux. Cependant, tous n'obtiendront pas l'autorisation de l'Autorité de sûreté nucléaire (la NRA), et ceux qui le seront auront d'abord subi un véritable marathon réglementaire.

 Les réacteurs qui pourraient redémarrer
Quatre unités semblent pouvoir être autorisées à redémarrer dans un proche avenir :
  • Deux réacteurs de 850 MWe de type REP (réacteurs à eau pressurisés, une technologie analogue à celle utilisée en France) sur le site de Sendai, sur l'île de Kyushu.
  • Deux autres REP sur le site de Takahama, sur l'île principale de Honshu, tous deux de 830 MWe. Le démarrage de ces derniers pourrait attendre les élections de la préfecture de Fukui, prévues en avril 2015.
 Avant l'accident, le Japon avait entrepris la construction de deux réacteurs ABWR (325 MWe) de type REB (réacteurs à eau bouillante, comme ceux de la centrales de Fukushima-Daiichi). Les chantiers se poursuivent sur les sites d'Ohma et de Shimane. 

Le réacteur d'Ohma est le premier réacteur prévu pour être chargé en combustibles MOX dans la totalité de son coeur.

L'exigence de sûreté

L'autorité de sûreté japonaise (la NRA) portera une attention toute particulière à la période précédant le redémarrage effectif des réacteurs. Ces derniers ont en effet été agrémentés de nombreux équipements de sûreté supplémentaires - rendus obligatoires par la nouvelle réglementation - dont le bon fonctionnement et l'opérabilité seront des points que la NRA s'efforcera de confirmer.
 

Et d'autres qui pourraient être démantelées



En mars, cinq réacteurs devraient être déclassés, puis entrer en phase de démantèlement. Ces unités se répartissent sur les centrales de Tsuruga, de Mihama, de Genkai et de Shimane . Tous ces réacteurs sont exploités depuis 40 ans - la durée d'exploitation telle qu'initialement prévue par la réglementation japonaise - et n'ont qu'une faible capacité, comprise entre 340 et 560 mWe.

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6 commentaire(s)
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Commentaire par Redux
mercredi 28 janvier 2015 14:02
Bientôt 4 ans sans production, heureusement qu'il y a du backup pour assurer l'intermittence du nucléaire...
[2]
Commentaire par 430 milliards par réacteurs
jeudi 29 janvier 2015 20:31
Au moins, ils ont compris qu il vaut mieux arrêter à 40 ans ! Nous, on préfère rafistoler nos vieux réacteurs fissurés de partout, à un prix exorbitant (4 milliards pièce) http://www.lejdd.fr/Economie/Industrie/La-facture-astronomique-du-nucleaire-655350 en espérant qu ils tiennent, alors que Fukuhima à failli arriver chez nous : la vague qui a noyé la centrale du Blayais près de Bordeaux lors de la tempête du 27 décembre 1999 a coupé l?alimentation électrique des réacteurs n°2 et 4, comme à Fukushima, et comme à Fukushima, EDF savait depuis 2 ans que la digue n était pas assez haute. la digue a été réhaussée de 3,3 m depuis. Pour le même prix, on peut passer aux ENR.

[Réponse de l'auteur]
Ce n'est pas du rafistolage mais une vraie jouvence et ce n'est pas 4 milliards mais un peu moins de 1. Avoir à ce prix 10 à 20 ans de plus de production d'électricité est extrêmement rentable. Ce n'est pas demain que le coût des ENR s'en approchera.
[3]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
vendredi 30 janvier 2015 13:18
Cela dépend du niveau de sécurité qu on vise ! 1 milliard par réacteur d après EDF, mais jusqu à 4,4 milliards selon l étude Wise-Paris, si on cherche « à mettre les réacteurs aux normes de l'EPR, le rapport conclut à un coût moyen « d environ 4,5 milliards d'euros par réacteur ». Soit, pour l ensemble des 58 réacteurs, un total astronomique de 261 milliards d'euros. » http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/25/prolonger-les-reacteurs-nucleaires-hors-de-prix-selon-greenpeace_4373122_3244.html
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Commentaire par Patrig k
dimanche 01 février 2015 11:26
Ce n'est pas du rafistolage mais une vraie jouvence et ce n'est pas 4 milliards mais un peu moins de 1. Avoir à ce prix 10 à 20 ans de plus de production d'électricité est extrêmement rentable. Ce n'est pas demain que le coût des ENR s'en approchera.///// La note de l'IRSN présentée n'a rien de très rassurant. Dans le cadre de la réflexion sur le renforcement de la robustesse des installations nucléaires de base, l'IRSN donne à voir toutes ses inquiétudes sur la capacité des bâtiments réacteurs à confiner la radioactivité et le risque nucléaire en cas d'accident[2]. «°En particulier, des dispositions doivent être mises en ?uvre afin d?éviter la percée du radier du bâtiment contenant le réacteur, et ce avec un grand niveau de confiance[3].°» Ce n'est pas la première fois que l'Institut émet un tel signal à l'intention non seulement de l'exploitant mais de tous ceux et celles qui sont attentifs à la sureté nucléaire. Le rapport sur la sûreté du parc électronucléaire en 2013, publié en décembre dernier, aborde ainsi les problèmes d'intégrité de la 3e barrière de confinement[4]. «°Dès les premiers essais des enceintes à double paroi, EDF a mis en évidence la nécessité d?améliorer l?étanchéité de certaines zones à l?intrados des enceintes internes : un revêtement en matériau composite (tissu de fibre de verre imprégné d?une résine époxydique) y a été appliqué. Malgré ces revêtements, certaines enceintes, qualifiées de ?sensibles?, ont continué de présenter un taux de fuite relativ
[5]
Commentaire par patrig k
dimanche 01 février 2015 11:27
Suite et fin «°Dès les premiers essais des enceintes à double paroi, EDF a mis en évidence la nécessité d?améliorer l?étanchéité de certaines zones à l?intrados des enceintes internes : un revêtement en matériau composite (tissu de fibre de verre imprégné d?une résine époxydique) y a été appliqué. Malgré ces revêtements, certaines enceintes, qualifiées de ?sensibles?, ont continué de présenter un taux de fuite relativement élevé[5].°» Comme toujours, la retenue est de mise mais le constat sévère. Ainsi peut-on lire que «°certaines enceintes présentent des déformations mesurées plus élevées et des déformations attendues plus importantes.°» Et l'IRSN parle de pathologies du béton «°qui se manifestent par des fissures à la surface des ouvrages et une perte de résistance.°» Des propos rassurant viennent tempérer ces jugements. Mais au final, il n'y a pas de quoi être rassuré. C'est un fait, il convient de développer «°de nouvelles techniques opérationnelles d'amélioration de l'étanchéité des enceintes.°»
[6]
Commentaire par BMD
mardi 17 mars 2015 12:24
En cas de gros séisme en Alsace, n'y aurait-il aucune fuite de produits chimiques en provenance des usines qui truffent la vallée du Rhin, ni aucune pollution de la nappe phréatique. Les écologistes ont-ils produit des rapports là-dessus?
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