Participez aux débats sur l'énergie de demain
Auteur
Zegreenweb est un portail grand public d'information, de consommation et de loisirs, interactif et communautaire, dédié à l'écologie, au développement durable et au bio.

Greenpeace dénonce l’exploitation des ressources naturelles de l’Arctique


samedi 21 janvier 2012

Greenpeace a interpellé le gouvernement britannique et les parlementaires siégeant à la Chambre des Communes à propos de l’exploitation offshore de gisements de pétrole et de gaz en Arctique.


Un article d'Anna Demontis, de Zegreenweb

Greenpeace a appelé le gouvernement britannique à freiner « l'inconscience » des industriels pétroliers qui exploitent des puits d'hydrocarbures en Arctique.

Lors d'une audition à la Chambre des Communes, l'ONG a demandé aux ministres du gouvernement Cameron de conditionner leur soutien à la société Cairn Energy ainsi qu'aux autres entreprises britanniques qui exploitent les sources de pétrole et de gaz dans le Grand Nord afin qu'elles fassent davantage d'efforts pour respecter l'environnement.

 Il y a « un besoin urgent de contrôle », a déclaré la conseillère politique en chef de Greenpeace Ruth Davis. « L'industrie pétrolière fait tout ce qu'elle peut pour éviter de discuter de la sécurité des forages qui sont effectués dans les conditions les plus inhospitalières pour la planète, de surcroît dans des endroits où un déversement de pétrole dévasterait la faune et serait presque impossible à nettoyer », a-t-elle ajouté.



Rendue possible à cause du réchauffement climatique, qui accélère la fonte de la banquise, laquelle ouvre un nouvel accès à l'océan, la ruée vers l'or noir en Arctique mobilise sept pays voisins du Pôle (Russie, Etats-Unis, Chine, Danemark, Norvège, Islande et Canada). D'après les données de l'Institut américain d'études géologiques (USGS), l'Arctique renfermerait il est vrai environ 30% du gaz et 13% du pétrole qui n'auraient pas encore été découverts dans le monde. Cette course aux hydrocarbures peut entraîner des « risques sans précédents », avertit Greenpeace, fondée à craindre qu'une ou plusieurs marées noires viennent abîmer la biodiversité déjà fragilisée de la région. « Le gouvernement britannique peut faire preuve de leadership sur cette question vitale, à un moment où la course au pétrole en Arctique s'accélère plus vite que nos capacités réglementaires ou techniques pour la gérer, en initiant un moratoire sur les forages menés en Arctique par des entreprises enregistrées en Grande-Bretagne », recommande quant à elle Caroline Lucas, qui dirige le Green Party.

Le pays ne dispose pas d'une juridiction officielle sur l'Arctique mais y possède de puissants intérêts commerciaux et scientifiques. Mis en place bien avant l'appel lancé par Greenpeace aux parlementaires, un comité d'audit environnemental constitué de députés a décidé d'un examen spécial baptisé « Protecting the Arctic » pour déterminer si l'extraction du pétrole dans le Grand Nord est encore possible sans attenter aux écosystèmes. Bien que la question semble faire consensus au sein de la chambre basse du Parlement britannique, les débats sur l'industrialisation de la région sont houleux entre les députés, alors que le Groenland (pour ne citer que lui) a déjà obtenu une licence de forage offshore. Londres ne veut pas être à la traîne dans la course aux hydrocarbures. Pas sûr toutefois qu'il soit vraiment avantageux de la faire en tête au vu des risques encourus.

Crédits photos : flickr - greenpeacefrance
Réagissez à cet article
  
Nom *
Email *
Votre commentaire * (limités à 1500 caractères)
PARTICIPEZ !
Cet espace est le vôtre !
La chaîne Energie de LExpansion.com
vous ouvre ses colonnes. Partagez vos analyses !