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Et si le réchauffement climatique augmentait la productivité agricole ?


vendredi 09 décembre 2011

La hausse du thermomètre mondial pourrait « booster » la productivité agricole dans certains pays, la Grande-Bretagne en particulier


par Guillaume Duhamel (Zegreenweb) Et si le réchauffement climatique augmentait la productivité agricole ?

Bien que la participation des émissions de CO2 au phénomène soit peut-être surestimée, son origine anthropique paraît désormais incontestable. Il est au cœur des discussions à Durban (Afrique du Sud), théâtre d'un sommet qui lui est dédié mais à l'issue duquel, nonobstant les propos rassurants de certains dirigeants, la Secrétaire exécutive de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) Christiana Figueres en particulier, les poids lourds de la communauté internationale risquent fort de pêcher une nouvelle fois par autocentrisme.

Accusé de (presque) tous les maux, l'altération des plantations de bananes, de cacao et de café pour citer quelques-uns d'entre eux, le réchauffement climatique pourrait cependant aussi avoir du bon si l'on en croit l'Office météorologique britannique. D'après le Département « Observations, projections et impacts du réchauffement climatique » de l'organisme, auteur d'un rapport, la hausse du thermomètre mondial pourrait en effet se traduire par des rendements agricoles plus élevés au cours des prochaines décennies. Si les températures continuent d'augmenter au rythme prévu par la plupart des spécialistes, la productivité pourrait même bondir de 96 % (!) outre-Manche en ce qui concerne les cultures de blé, d'orge et de pomme de terre.



Un vrai miracle qui permettrait de donner un meilleur change alimentaire à l'accroissement démographique et qui s'expliquerait par des nuits froides plus courtes, d'où des cultures estivales exploitables plus longtemps dans l'année. La prudence doit néanmoins rester de mise dans la mesure où personne ne peut aujourd'hui jauger les répercussions exactes du dérèglement climatique sur l'agriculture. Il n'est pas davantage possible d'évaluer les pénuries d'eau, les conséquences des inondations et les impacts des vagues de sécheresse sur les récoltes.

Principal consultant en changement climatique au Met Office, Kirsty Lewis a de son côté souligné le fait qu'il y aura « moins de jours où le gel, facteur important de limitation de la productivité, pourrait provoquer de graves dégâts ». Subsiste en revanche le stress thermique, dont le pouvoir de nuisance agricole est redoutable, et le fait que les rendements seraient inévitablement moindres pour des plants semés plus tôt dans l'année, qui poussent plus rapidement mais qui sont moins longtemps exposées aux rayons du soleil. La précision est d'importance sachant en outre que les crues côtières pourraient, à terme, affecter dix-huit millions de Britanniques.

Londres aurait donc tout intérêt à maintenir le cap et à ne pas revoir à la baisse ses objectifs en matière de réduction d'émissions carbone nationales.

Crédit photos : Wikimedia Commons - Malost / Spedona
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1 commentaire(s)
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Commentaire par Laurent Bisault
lundi 12 décembre 2011 09:26
Les rendements du blé anglais sont aujourd’hui supérieurs aux rendements français d’une dizaine de quintaux à l’hectare. Comment pourraient-ils doubler si le climat britannique se rapprochait de celui de la France ? Les météorologues anglais ont dû abuser du CO2.
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