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"Cartes sur table" se présente comme un think tank de jeunes de gauche pour des idées nouvelles. Fondé en 2008 comme un simple espace de réflexion et de proposition politique sur Internet,...

Le manifeste énergétique d'un jeune "think tank"


vendredi 15 février 2013

Un groupe de jeunes citoyens de gauche appelle à une nouvelle approche des questions énergétiques, fondée sur la subsidiarité et la participation citoyenne.


La bataille du diagnostic a été gagnée. La théorie du réchauffement climatique rencontre de moins en moins d'opposants audibles. Les effets de l'activité humaine sont de plus en plus visibles sans qu'il ne soit plus nécessaire d'extrapoler des courbes de température ou d'événements climatiques anormaux pour tirer le signal d'alarme. Tous les pouvoirs décisionnaires de la planète s'accordent sur le constat que la situation est critique.

La bataille qu'il faut désormais mener est celle de l'action, du courage et de la persévérance. Il faut réussir à gravir une montagne que beaucoup estiment inattaquable : l'amoncellement de milliards de comportements anti écologiques, souvent non intentionnels, mais reflets d'une culture de consumérisme forcené et de gaspillage d'énergie.

Ce que nos dirigeants issus du XXème siècle pétrolifère ne semblent pas voir, c'est que la base même de cette montagne est en train de changer, que si la révolution de l'énergie ne vient pas d'une personne perchée sur la cime, elle peut venir de toute une jeune génération qui a grandi dans un monde où le respect de l'environnement et des milieux de vie ont pris leur place dans les consciences, un monde où les groupes sociaux spontanés ont pu montrer leur puissance et leur réactivité, un monde où le travail n'est plus un acquis. Un monde où rien n'est offert mais où le pouvoir latéral peut tout offrir en prenant le dessus sur le pouvoir vertical. Les membres de Cartes sur table qui ont grandi dans ce contexte et se considèrent citoyens d'une Europe qu'ils espèrent plus politique, s'inscrivent pleinement dans une démarche volontariste qui repense les vecteurs de décisions, compte sur l'engagement de tous et non la vue éclairée d'un seul, et a très bien compris que dans une transition, le chemin est aussi important que la destination.
 
Trois propositions

Notre génération est prête à se lancer dans ce que Jérémy Rifkin appelle la 3ème Révolution Industrielle. Elle se sent le besoin d'agir, d'agir ensemble, de manière responsable et collective pour créer un élan qui finira par s'imposer dans la sphère politique. N'ayons pas peur d'imaginer des réseaux d'énergie intelligents, de redoubler de vigueur dans la recherche sur l'énergie propre embarquée, de penser nos habitations de demain comme autant de briques élémentaires de notre production d'énergie : géothermie au sous-sol, éolien sur les façades, solaire sur le toit.

Cette révolution passe par une redéfinition de notre rapport à l'énergie : nous aurons besoin demain de toutes les ressources non-fossiles que notre environnement peut nous apporter.

Cette révolution passe par un changement d'échelle qui ne concerne pas seulement nos périmètres d'activité : il est primordial de repenser la coordination internationale, le niveau de financement, le niveau de décision, la place des citoyens dans l'élaboration de la règle de droit, etc.

Nous faisons trois propositions qui tiennent compte de cet impératif de repenser les échelles pertinentes dans un objectif d'efficacité. Les principes de subsidiarité et de suppléance doivent nous guider. A chaque instant, une question doit précéder l'action politique : quelle entité est la plus à même de prendre en charge la responsabilité d'une action publique ?

Nous défendons, quand elle est nécessaire et efficace, une subsidiarité ascendante, c'est-à-dire un abandon de compétence au profit d'un échelon supérieur. La coordination doit être européenne.

- Notre première proposition : créer un gestionnaire de réseaux électriques européen pour une coordination européenne des réseaux.

- Nous souhaitons que la deuxième échelle, celle de participation et de décision, soit citoyenne. Notre deuxième proposition : créer des régies énergétiques communales et intercommunales pour une gestion locale de l'énergie.

- L'échelle de financement doit être enfin repensée. Notre troisième proposition : faire de la nouvelle Banque publique d'investissement la "Banque française de la révolution énergétique".

Ces trois propositions seront débattues mercredi 20 février 2013 à la présidence de l'Assemblée nationale lors du colloque « Génération Transition Energétique ».


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7 commentaire(s)
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Commentaire par Julien Pauquet
vendredi 15 février 2013 12:43
Creux et sans intérêt.
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Commentaire par Jacques Bernard
vendredi 15 février 2013 14:40
Enfin une démarche volontariste en faveur de la transition énergétique. En espérant que ça se donne quelque chose dans les faits.
[3]
Commentaire par carlino
lundi 18 février 2013 11:29
beaucoup trop généraliste tout ça .... attention a certaines ENR qui ne sont que du produire toujours plus et trés mal ,business écologiquement trés pervers !...comme celles qui ne tournent pas en période anti cyclonique hivernale ! des véritable usine à gaz qui nous massacre les paysages pour rien ou presque ! Par contre .....de l'hydrolien au plus fort rendement et prédictible , de l'éolien flottant plus au large, sans béton , moins hautes et où le vent est plus régulier ...pourquoi pas . Une banque pour aider à l'isolation , le solaire thermique et la géothermie verticale pour tous ...alors deux fois oui ....sans oublier la recherche !
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Commentaire par Patrig k
lundi 18 février 2013 12:04
Julien Pauquet , votre bien veillance brille de ses feux , bravo le censeur planqué ... Mais encore .?
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Commentaire par patrig k
lundi 18 février 2013 12:07
carlino et son argument : des véritable usine à gaz qui nous massacre les paysages////////////parceque les ligne THT du nucléaire ne le font elles pas déjà ?
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Commentaire par carlino
lundi 18 février 2013 12:16
@ Patick k oui bien entendu ....mais faut il encore en rajouter .?..pour quel résultat ? sans parler de éoliennes elles mêmes trés dénaturantes ... les éoliennes ne supprimeront pas le nucléaire ...au mieux 2 à 4 réacteurs .... vous savez je ne suis pas un pro nucléaire ceci a cause du risque qui demeurera toujours ...mais selon mon point de vue ...il faut faire d'autres choix que les éoliennes industrielles ...en France en tous les cas . cordialement un pro ENR !
[7]
Commentaire par Gépé001
dimanche 24 février 2013 14:33
L'énergie doit être abordée par son aspect éconmique,c'est à dire la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie;il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie.Avez-vous remarqué qu'il y a du chomage et que personne n'a exprimé une solution efficace pour le réduire?
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