Participez aux débats sur l'énergie de demain
Auteur
Energies et nucléaire est un blog édité par la Société Française d'Énergie Nucléaire (SFEN), association scientifique créée en 1973. Elle regroupe des membres de tous les horizons œuvrant dans le...

4 scénarios pour la transition énergétique


vendredi 31 mai 2013

Débat national : il n'y a pas eu de consensus au sein du groupe de travail sur les scénarios énergétiques possibles à l'horizon 2050.


Voir le blog de la SFEN

Faute de consensus, ce sont quatre trajectoires différentes qui ont été présentées la semaine dernière devant le Conseil National du Débat national sur la transition énergétique.

En effet, deux sujets ont provoqué des divisions au sein du groupe de travail : la place du nucléaire en France et la réduction de la consommation énergétique dans les 50 prochaines années. Résultat, le choix reste à faire entre des propositions bien différentes :

    Le scénario « sobriété » : Pour rendre possible à la fois la sortie du nucléaire et celle des énergies carbonées (pétrole, charbon, gaz), la demande en énergie est divisée par deux. Pour atteindre cette sobriété énergétique il s'agit de mettre un coup de frein à la consommation de masse et à l'étalement urbain tout en rénovant 750.000 logements chaque année, organiser le recyclage de masse et développer l'agriculture biologique. . Dans ce scénario, le rôle de la biomasse (bois, etc.) est multiplié par dix et occupe 46% du mix énergétique Français, et les autres énergies renouvelables passent de 3% à 43%. Coût d'investissement estimé: 62 à 69 milliards d'euros annuels

    Le scénario « efficacité », qui retient comme le premier une baisse de 50% de la consommation en énergie, mais dans lequel l'électricité joue toujours un rôle crucial. Les principales économies sont faites sur le transport des marchandises et des personnes.  Ce scénario prévoit que l'efficacité électrique permet de diviser par 2 la part du nucléaire (24,8%,) les renouvelables avec la biomasse occupent plus de 50% du mix et le gaz garde un rôle significatif.  Coût d'investissement estimé: 56 à 63 milliards d'euros annuels.

    Le scénario « décarboné » qui table sur une réduction moindre de la consommation en énergie (20%)  et reconnait au nucléaire son efficacité pour lutter contre les émissions de CO2.   Pour répondre aux engagements de la France quant aux réductions de ces émissions, la  part de l''électricité dans la consommation d'énergie est doublée d'ici 2050 (utilisation de voitures électriques et hydride, chauffage par pompes à chaleur,...). Coût d'investissement estimé: 49 à 57 milliards d'euros par an.

     Le scénario « diversité » table lui sur une réduction de la consommation énergétique plus modérée tenant compte de l'augmentation de la population (75 millions de Français en 2050 ) et prévoyant une croissance économique de 1,7% par an. Une fiscalité énergie-climat (type taxe carbone) sanctionne les énergies trop polluantes. La part du nucléaire est très légèrement réduite et une partie du parc est renouvelé tandis que la part des renouvelables hors biomasse passe de 3 à 30%. Coût d'investissement estimé: 48 à 51 milliards d'euros par an.

Un point d'accord : une étude sur la faisabilité de la réduction du nucléaire

Le seul point de consensus ? La proposition d'une « étude pluraliste de faisabilité » sur l'objectif présidentiel de réduction du nucléaire à 50% du mix électrique en 2025. Une autre étude, de la Cour des Comptes cette fois, serait commandée en parallèle pour apporter des précisions quant aux écarts entre les différentes estimations du coût du nucléaire.

Réagissez à cet article
 (5) 
Nom *
Email *
Votre commentaire * (limités à 1500 caractères)
5 commentaire(s)
[1]
Commentaire par Gépé001
samedi 01 juin 2013 07:25
C'est la fiscalité qui doit associer tous les consommateurs à la transition énergétique.La taxe carbone était la solution à condition de lui associer l'électricité nucléaire suivant une équivalence à définir pour ne pas la favoriser,et d'utiliser le produit de cette taxe pour financer les retraites comme cela avait été envisagé.Cela permet de réduire le chomage et règle le problème des retraites!
[2]
Commentaire par Gépé001
samedi 01 juin 2013 07:42
Peut-on utiliser cette tribune que nous offre la chaine énergie pour mieux comprendre les effets de l'énergie sur le développement de l'économie;toutes les objections relatives au financement des retraites par une contribution de l'énergie doivent trouver une solution,comme la précarité et la compétitivité.Merci de bien vouloir contribuer au débat.
[3]
Commentaire par un physicien
samedi 01 juin 2013 18:03
"la biomasse (bois, etc.) est multiplié par dix ...les autres énergies renouvelables passent de 3% à 43%." Cela ne mériterait-il pas une "étude de faisabilité" ?
[4]
Commentaire par 1 scénario manquant pour le Transition Energétiqu
samedi 01 juin 2013 20:46
1 scénario manquant pour le Transition Energétique: celui ou EDF provisionnerait une somme suffisante pour faire face à un accident d'une de ses pétaudières nucléaire: entre 400 et 5000 milliards d'euros.
[5]
Commentaire par Alain77
dimanche 16 juin 2013 01:33
Je ne vois pas trop l?intérêt de développer massivement la biomasse (ça pollue et consomme des ressources ?) alors qu'on peut utiliser des éoliennes massivement (offshores flottantes par exemple) qui me semblent bien plus propres et je suppose aussi compétitives en termes de coût si ce n'est plus . Reste toujours l'histoire de l'intermittence mais on sait que les solution rentables existent comme les STEP.
PARTICIPEZ !
Cet espace est le vôtre !
La chaîne Energie de LExpansion.com
vous ouvre ses colonnes. Partagez vos analyses !
Auteur
Energies et nucléaire est un blog édité par la Société Française d'Énergie Nucléaire (SFEN), association scientifique créée en 1973. Elle regroupe des membres de tous les horizons œuvrant dans le...

Lire la suite

Du même auteur