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 - Enseignant, FED

RT2012 et Linky : on met le consommateur au service du producteur ...


mardi 08 octobre 2013

Le développement massif des énergies renouvelables risque-t-il de nous conduire à un black-out électrique ? Pas de problème... Deux manoeuvres habiles vont forcer le consommateur à se plier à la volonté des producteurs !


Le développement massif des énergies intermittentes est inconciliable avec les fluctuations de la consommation, aussi bien journalières que saisonnières.

Les pics  journaliers se produisent presque toute l'année après le coucher du soleil et doivent se passer du photovoltaïque. Les records saisonniers de consommation dus au chauffage électrique correspondent souvent aux périodes anticycloniques de grands froids qui condamnent sans appel l'énergie éolienne.

En tout état de cause, les fluctuations de ces productions sont sans corrélation avec les besoins de la consommation.

Pour tordre la réalité et inverser la problématique, deux décisions ont été prises qui visent à mettre le consommateur au service du producteur, alors que l'évolution de nos sociétés laissait prévoir l'inverse :

- la loi RT 2012 qui supprime les contraintes saisonnières en bannissant le chauffage électrique

- le développement des compteurs « Linky » destiné à effacer les variations quotidiennes, en permettant, quand la demande de courant est grande, d'en dissuader la consommation par un prix prohibitif et d'en couper la fourniture si la dissuasion ne suffit pas.

Habile façon d'éviter le black out annoncé avant 2016 en raison du développement des énergies renouvelables!

Des coûts cachés pour Linky
 
En effet, la RT 2012 impose, pour les bâtiments neufs, le respect d'un coefficient d'énergie primaire (CEP) qui disqualifie définitivement l'électricité en lui attribuant le coefficient 2.58, c'est-à-dire qu'1 KW électrique = 2.58KW, alors que pour toute autre source d'énergie 1KW = 1KW. (voir l'analyse de l'Union Française de l'Electricité - UFE)

La RT 2012 rend ainsi inexorable, du moins pour le chauffage, le remplacement de l'électricité, dont la moyenne d'émission de CO2 n'est pourtant que de 54kg/MW, par n'importe quelle autre source d'énergie dont la moins émettrice, le gaz, est responsable de 288kg/MW.

Le compteur « Linky », quant à lui, est réputé capable de permettre la différenciation des tarifs selon les heures et des opérations à distances telles que le délestage partiel ou total.Ce qui laisse comprendre que si aux heures « de pointe », c'est-à-dire celles où l'on en a besoin, le vent n'est pas au rendez vous, le tarif devrait à lui seul nous inciter à nous  passer d'électricité si toutefois celle-ci ne nous est pas déjà coupée.

Ce compteur est fièrement annoncé sur le site du ministère de l'Ecologie comme correspondant à un investissement d'avenir de 5 milliards d'euros (payés par le contribuable). L'opération de remplacement de ce compteur est réputée gratuite. Pourtant, selon Philippe de Ladoucette, président de la CRE, son coût ne peut pas ne pas être répercuté sur le consommateur via le tarif d'utilisation du réseau public (TURPE ). L'UFC Que Choisir, enfin, vient d'évaluer à 500 millions le surcoût supplémentaire pour le consommateur en raison des changements d'abonnements qui devraient être liés.

On nous rappelle rarement que la France est en surcapacité de production de base, que cette électricité est une des moins chères et moins émettrices de CO2 d'Europe (29.5Mt CO2 contre 340Mt en Allemagne). On nous dit encore moins que cette surcapacité vient d'être augmentée par le remplacement de l'unité d'enrichissement d'uranium Georges Besse 1 qui consommait 3000MW par Georges Besse 2 , 50 fois moins gourmande en énergie et qui rend ainsi disponible à la consommation la production des 3 réacteurs nucléaires qui étaient dédiés à Georges Besse 1.

Cette production équivaut pourtant à presque toute la production éolienne et photovoltaïque réunies. Elle est désormais disponible à volonté sans émettre le moindre CO2. Peu de voix s'en sont fait l'écho.

 

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7 commentaire(s)
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Commentaire par un physicien
mardi 08 octobre 2013 13:57
Les milliards que cotera le linky seront forcment pays par le consommateur (ou sinon le contribuable) Et ce bidule ne sert strictement rien ( sauf nous espionner )
[2]
Commentaire par Patrig k
mardi 08 octobre 2013 14:15
[...//.. dus au chauffage lectrique correspondent souvent aux priodes anticycloniques de grands froids qui condamnent sans appel l'nergie olienne. ...] Condamne surtout le chauffage lectrique, la btise thermodynamique absolue ... [ ... //... 2.58, c'est--dire qu'1 KW lectrique = 2.58KW, alors que pour toute autre source d'nergie 1KW = 1KW. ... ] Alors que ce coef aurait du etre de 3.10, pour compenser le minable rendement thermodynamique des centrales nuclaires franaises, faut il le rappeler .. Les analyses des lobbyistes UFE n'ont rien faire dans un tel dbat ... juge et partie ! (29.5Mt CO2 contre 340Mt en Allemagne) vez vous intgrer le CO2 import de Chine ou d'Asie ? Caricature et propos dbiles sur le compteur Linky ... se tordre de rire ou de honte ...

[Réponse de l'auteur]
Je suis bien daccord avec vous, lnergie olienne a un bel avenir programm et ce nest pas elle qui est condamne, mais bien le chauffage lectrique, ainsi que les fours lectriques les fer repasser, aspirateurs, ordinateurs et autres appareils dont on tait habitus se servir en rentrant chez soi. Je suis aussi daccord avec votre coefficient de 3.1 pour le nuclaire (3.3 pour lA.I.E), mais jai la candeur de ne pas plus voir le problme que pour les 16/27, limite thorique defficacit de la loi de Betz qui affecte la rentabilit des oliennes et qui ne me drange pas. Ce qui me drange cest leur intermittence. Je partage aussi votre point de vue sur lefficacit thoriquement mdiocre du chauffage lectrique. Le dernier rapport du GIEC sur le rchauffement devrait inciter pourtant le recommander, en tout cas pour la France. Je nai pas compris, par contre, le sens de votre allusion au CO2 chinois dans la pollution allemande. Le calcul des missions de son parc lectrique, filire par filire donne 342Mt en 2000 et 349Mt en 2012. (http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115055-renouvelables-depenses-enormes-et-pas-deffets-mesurables fig 4). Les chiffres diffrent selon les sources, mais restent de cet ordre. Mais je ne me battrai si vous voulez en enlever 10%, soit la totalit des missions du parc lectrique franais (Bilan RTE 2012 p21).
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Commentaire par Dynamo
mardi 08 octobre 2013 17:05
Mais c'est bien le consommateur qui paiera ce service qui consiste couper son compteur lorsque l'lectrict fait dfaut aux heures de pointe ( lorsque oliennes et PV se feront remarqus par leur absence ). Et il paiera avec la Contribution au Service Public de l'Electricit, cette fameuse CSPE qui lui permet ainsi d'tre un cumulard du paiement, en effet grce elle le consommateur payera de fait tant en consommant qu'en ne consommant, merci LINKY ! http://www.actu-environnement.com/ae/news/loi-brottes-marche-capacite-effacement-17576.php4 "L'article prvoit aussi qu'une prime soit verse aux oprateurs d'effacement, reconnaissant ainsi leur rle dans la matrise de la demande d'nergie. "Cette rmunration est destine valoriser l'effacement en matire de matrise de la demande d'nergie ou de sobrit nergtique, soit la contribution la rduction des consommations de pointe, la rduction des missions de gaz effet de serre induits, et terme la rduction des besoins d'investissements de production en pointe", indique le gouvernement. Cette prime sera acquitte par l'ensemble des consommateurs, via la contribution au service public de l'lectricit (CSPE). "Sont proposes, en cohrence, des adaptations visant assurer le financement de la rmunration spcifique des oprateurs d'effacement par la CSPE, et donner la facult la Caisse des dpts et consignations d'assurer le versement de la rmunration spcifique aux oprateurs d'effacement", indique le go

[Réponse de l'auteur]
Oui, vous avez tout fait raison, pour dissimuler cette forme de tare constitutive des oliennes quest lintermittence de leur production, une vritable usine gaz, au sens propre pour le back up, mais aussi au figur encadre leur fonctionnement. Cet encadrement de leur action va de la restructuration du rseau de transport par les milliers de km de lignes THT ncessaires aux interconnexions qui leur sont indispensables, au passage par la banque suisse, qui achte le courant prix ridicule et mme ngatif quand le vent souffle, pour le revendre lAllemagne ds dont vous parlez quil ny a plus de vent. La Cour des Comptes a lu 40.5 milliards deuros le surcot des renouvelables dici 2020, en ajoutant que les effets bnfiques attendus ne sont pas au rendez vous. Certains cots ny sont pas valus, comme la perte de comptitivit de lindustrie ou la dvalorisation des maisons ou limpact sur le tourisme. Les mcanismes deffacement que vous dcrivez, en font certainement partie.
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Commentaire par pk
jeudi 10 octobre 2013 11:01
[ .... // ... la dvalorisation des maisons ou l?impact sur le tourisme. ...//... ] ben voyons, et les lignes dj en place, ont elles nuit au tourisme en France ? 65 millions de visiteurs par an . Ces propos sur le paysage est sans fondement et abreuve le statuquo transition...

[Réponse de l'auteur]
Quel fondement? mais le rapport parlementaire sur les oliennes du 31 mars 2010, par exemple qui rapporte le chiffre du prjudice immobilier entre 26% et 48% de la valeur du bien, la jurisprudence constante qui condamne le propritaire une indemnisation s'il a "omis" de signaler un projet olien l'acheteur, ou le rcent jugement du TGI de Montpellier, qui considre les oliennes comme un trouble anormal de voisinage par leur impact sur le paysage et leur bruit, condamnant l'exploitant 37000 de dommages et intrt (et dmonter les oliennes). D'autre part, certains paysages sont dfigurs par les lignes trs haute tension, vous avez le droit de trouver a beau, mais les coins touristiques dont vous parlez ne sont pas ceux l. Avez vous remarqu que nos plus beaux villages ont mme fait l'effort d'enterrer le rseau de distribution d'lectricit? Cordialement, J.P.Riou.
[5]
Commentaire par pk
jeudi 10 octobre 2013 11:52
[ ... que nos plus beaux villages ont mme fait l'effort d'enterrer le rseau de distribution d'lectricit? ... ] Qu'est c qui empche de le fire systmatiquement, et un jugement n'est pas une vrit, c'est bien connu, les juges techniciens ne sont pas courants ................. ;0)
[6]
Commentaire par Paul Castor
vendredi 11 octobre 2013 06:57
L'imposture "verte" dans toute sa splendeur :-/...
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Commentaire par Bobby
jeudi 31 octobre 2013 11:10
Vous ne savez donc pas que l'lectricit n'est pas une nergie primaire, mais un vecteur de transport de l'nergie. C'est pourquoi on ne peut s'tonner qu'il n'ait pas un facteur de 1KWh nergie primaire = 1KWh d'nergie dpense, puisqu'il a fallu 2,58KWh d'nergie primaire pour produire ce KWh lectrique. Et voil pourquoi le chauffage lectrique est un immense gaspillage, puisqu'on peut chauffer 2,58 x plus en utilisant directement l'nergie primaire pour se chauffer. Utilisons l'lectricit l o elle est plus efficace que le thermique (taxi, appareillage domestique), et l'nergie primaire l ou elle est la plus efficace, pour le chauffage donc. Je n'ai pas fini votre article, vu les inepties qu'on trouve dans la premire moiti !

[Réponse de l'auteur]
Dsol que mon propos ait pu tre pris pour une apologie de l'efficacit du chauffage lectrique, surtout si on veut considrer que le contexte doit tre obligatoirement de pnurie lectrique et que les centrales de production seront forcment intermittente dans le futur. Des solutions comme les pompes chaleur ont probablement un bel avenir, mais ce n'est pas non plus mon propos aujourd'hui. Je voulais juste attirer l'attention sur 2 des nombreux effets pervers du dveloppement des nergies intermittentes qui consistent vouloir, coups de milliards d'euros, tout rorganiser autour de l 'aspect alatoire de leur production. Des sommes colossales sont en effet engages pour tenter de rendre viable ce mode de production, malheureusement pour des raisons principalement lectorales. L'Allemagne s'en mord les doigts. On est en droit de dsapprouver les projets ITER ou EPR, mais on ne peut ignorer qu'en parallle, ils avancent grands pas et je n'ai pas entendu qu'il serait question d'y renoncer. Dans nos vieilles centrales nuclaires qui ont produit en 2012 74.8 % de l'lectricit, chaque gramme d'uranium a produit 18.6MWh sans CO2. Je suis bien d'accord que pour un coefficient 1=1 elles auraient d en produire 3 fois plus, mais je ne vois pas, pour autant, la logique, au nom de la lutte contre le rchauffement climatique, de promouvoir le gaz(...ou mme le charbon puisqu'il bnficie galement du coefficient 1=1). J.P.Riou.
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