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 - Déléguée générale de la SFEN
Auteur
Valérie Faudon a été nommée Déléguée Générale de la Société Française d'Energie Nucléaire (SFEN) au 1er janvier 2013. Elle était depuis décembre 2009 Directrice du Marketing d'AREVA...

Pourquoi ce "nucléaire heureux" des Britanniques ?


jeudi 31 octobre 2013

La Grande-Bretagne relance son nucléaire, quand l'Allemagne le quitte et quand la France a une sorte de "nucléaire honteux".... Pourquoi ces approches différentes?


Le 21 octobre, le Royaume-Uni annonçait la signature d'un accord avec EDF, AREVA, et deux électriciens chinois, pour la construction, sur le site de Hinkley Point, de deux EPR, réacteurs nucléaires de toute dernière génération.

Le Premier ministre David Cameron parlait d'un « très grand jour pour la Grande Bretagne ». Un éditorialiste français faisait alors la remarque que les Britanniques avaient « le nucléaire heureux », par contraste avec les Français qui auraient le « nucléaire honteux ».

On pourrait ajouter : par contraste aussi avec le reste de l'Europe qui a aujourd'hui « le marché de l'électricité malheureux ». Car une semaine avant, dix énergéticiens avaient dénoncé à Bruxelles le bilan inquiétant des politiques énergétiques actuelles : factures d'électricité en hausse, émissions de CO2 en augmentation, et même, avec la fermeture de nombreuses centrales à gaz, un risque de black-out pour cet hiver.  Quelle est la recette des Britanniques pour un « nucléaire heureux » ?

Pas d'opposition entre nucléaire et renouvelables

Premier ingrédient, les Britanniques n'opposent pas les renouvelables à au nucléaire, bien au contraire. Comme d'autres, ils sont en pleine transition énergétique. Historiquement marqué par ses mines de charbon, puis par son exploitation du pétrole et du gaz naturel en mer du Nord, le pays est devenu, depuis quelques années, importateur net de gaz. Il s'agit donc pour les Britanniques à la fois de sortir du charbon, de réduire leurs émissions de CO2 (au total, la part actuelle des énergies fossiles dans le mix électrique est de 70 %), et aussi de diminuer leur dépendance au gaz d'importation.

Pour atteindre ces objectifs, ils ont choisi de faire des investissements massifs à la fois dans l'éolien et dans l'énergie nucléaire. Ainsi, le pays est devenu en quelques années le troisième producteur d'électricité éolienne d'Europe, et accueille la moitié de la base installée européenne d'éolien off-shore. En complément de l'éolien, ils ont aussi choisi de favoriser des investissements massifs dans le nucléaire. Les deux réacteurs de Hinkley Point doivent assurer à eux seuls 7 % des besoins en électricité du pays et permettront d'économiser, par rapport à des centrales à charbon, les rejets de 20 millions de tonnes de CO2 chaque année. Quatre autres réacteurs devraient suivre rapidement.

Il est intéressant de comparer ce projet énergétique avec celui de l'Allemagne : celle-ci a aussi décidé d'investir massivement dans les renouvelables, mais en abandonnant le nucléaire Le résultat de cette stratégie commence à se faire sentir, et se traduit par un recours accru au charbon, et une hausse des émissions de CO2.

Visibilité pour les investissements

Second ingrédient : les Britanniques ont mis en place des dispositifs pour attirer les investisseurs, et leur donner une vue à long-terme. Les quatre sociétés vont investir au total 19 milliards d'euros, avec une visibilité sur 35 ans. Cela tranche avec la situation qui prévaut aujourd'hui en Europe, et que résumait ainsi un des énergéticiens présents à Bruxelles: « Il faut retrouver une visibilité à long-terme. Sans cela, il n'y pas d'investissement possible. »
 
Le Royaume-Uni n'est pas le seul pays à compter sur le nucléaire pour son approvisionnement énergétique, et la réduction de ses émissions de CO2. En Europe, il est le 3e pays, après la France et la Finlande à investir dans le nucléaire de 3ème génération. Dans le monde, 64 nouveaux réacteurs sont actuellement en construction, nombre d'entre eux en Asie. Aux Etats-Unis, malgré la concurrence du gaz de schiste, quatre réacteurs sont en construction. En Europe la Pologne, la République Tchèque, la Suède et de nouveau la Finlande devraient suivre.

Des emplois pour la France

Et la France, est-il vrai qu'elle aurait le « nucléaire honteux » ? En tous cas, la décision britannique va faire incontestablement de nombreux heureux dans le nucléaire français ! Car même si la construction des deux EPR créera de nombreux emplois au Royaume-Uni, une grosse part de l'ingénierie sera faite par les équipes françaises d'EDF, C'est en France qu'AREVA fabriquera les gros composants de l'EPR, principalement dans ses usines de Bourgogne, ainsi que le combustible des nouvelles centrales. Enfin de nombreuses autres entreprises françaises, PME et ETI, participeront au projet. Il est encore trop tôt pour évaluer avec précision le nombre d'emplois créés en France, mais il se montera de toute évidence à plusieurs milliers, selon une étude récente de PWC.

Enfin, deux EPR de plus, c'est excellent pour l'image de l'ensemble de la filière nucléaire française. Pour des lendemains heureux à l'export ?


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93 commentaire(s)
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Commentaire par jymesnil
jeudi 31 octobre 2013 12:18
ce contrat soulève une question très importante, pourquoi ce tarif de rachat garanti au double du prix actuel et pendant des décennies ?! ce contrat est la démonstration que l'électricité nucléaire n'est plus compétitive et de très loin .....

[Réponse de l'auteur]
Le prix de rachat peut paraître élevé par rapport au prix moyen actuel du kwh nucléaire en France. Il y a trois raisons : - La première est que c’est un prix de rachat valable dans dix ans, dans un horizon sur lequel on anticipe une hausse des prix partout en Europe. - Ce prix sera compétitif dans le mix britannique, qui sera à base de gaz et d’éolien, dont de l’éolien offshore, dont les côuts »systèmes » de raccordement au réseau sont très importants - Enfin, les deux premiers réacteurs seront les premières unités qui seront construites en Grande-Bretagne, toujours plus chères à construire que les suivantes, qui bénéficient des effets d’apprentissage Il parait naturel, pour un investissement de 19 milliards d’euros, et concernant une infrastructure qui durera au moins 60 ans voire 80 ans, que l’investisseur ait une visibilité de ses revenus à 35 ans.
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Commentaire par Davy
jeudi 31 octobre 2013 12:52
@jymesnil le tarif d'achat est à comparer d'abord aux autres tarifs d'achats garantis par la GB : EPR : £92.5 (voire 89,5 si construction rapides d'autres), éolien onshore : £95, off shore: £135, biomasse : £105, photovoltaïque : £125 et enfin hydraulique : £95.... La cèreté semble liée à la rétention d'information de grands groupes anti-nucléaires ;)
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Commentaire par pk
jeudi 31 octobre 2013 19:03
à la rétention d'information de grands groupes anti-nucléaires////////////Comme ici par exemple : Le plus surprenant est que les politiciens britanniques se soient pliés à la plupart des exigences d'EDF et aient de fait accepté de livrer leurs concitoyens pieds et poings liés? pour les 35 années à venir. On sera moins surpris de ces curiosités en notant que, pour arriver à ses fins, EDF a utilisé des méthodes relevant de la corruption, possiblement sur le plan juridique, assurément sur le plan moral. En effet, au fil des années, EDF a embauché et grassement rémunéré, directement ou indirectement, diverses personnes proches des décideurs politiques. C'est par exemple le cas d'Andrew Brown (*), le propre frère du premier ministre Gordon Brown. Ce dernier s'est d'ailleurs fait rembourser 7000 euros de "personnel de ménage" par son frère qui, il est vrai, en avait les moyens grâce à la générosité "désintéressée" d'EDF.http://observ.nucleaire.free.fr/accord-edf-londres.htm
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Commentaire par pk
jeudi 31 octobre 2013 19:10
des investissements massifs à la fois dans l'éolien et dans l'énergie nucléaire. ////// Ab bon ? C'est la City qui finance donc les deux EPR ! Euh, je voulais dire the first one GB et son état providence "so british" qui va dépenser 19 milliards d'euros ............................Avec la première charge de MOX , forcément , NON ? Souhaitons, cher Valérie, que votre révérence areva, soit rémunérer à la hauteur .... de vos espérances
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Commentaire par Tilleul
jeudi 31 octobre 2013 21:28
L'Allemagne sort également du gaz et du charbon, c'est d'ailleurs ça qui embête les 10 énergéticiens dont parle l'article qui sont également les plus gros consommateurs de charbon d'Europe! http://blog.rmi.org/separating_fact_from_fiction_in_accounts_of_germanys_renewables_revolution

[Réponse de l'auteur]
Je ne suis pas sûre que l'Allemagne sortent du gaz et du charbon: voir les derniers développements: http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203099263433-consensus-en-allemagne-pour-freiner-les-renouvelables-624205.php
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Commentaire par Tilleul
jeudi 31 octobre 2013 21:44
@Davy : vous avez oublié que le nuclear strike price est indexé sur l'inflation (3% par an en Angleterre), et qu'il dure deux fois plus longtemps que pour les EnR. Et dans tous les cas, en Angleterre on peut déjà se faire installer ses panneaux solaires par IKEA, le temps que cette centrale nucléaire arrive en ligne (ça va faire bientot 15 ans que les finlandais attendent la leur), il n'y aura quasiment plus de demande électrique en journée parce que les gens produiront leur propre électricité à ce moment là... qu'est ce que les anglais vont faire de tout ce courant nucléaire qui ne servira à rien et qu'ils devront quand même payer ?
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Commentaire par jymesnil
vendredi 01 novembre 2013 16:39
Je retiens que le prix qui a presque triplé en Finlande pour l'EPR, est du à l'effet d'apprentissage, le prix pour l'EPR normand qui a déjà été multiplié par 2,5 est du à l'effet d'apprentissage, et que donc le prix des EPR britanniques vont aussi souffrir d'un effet d'apprentissage majeur :-) mais s'agissant des EPR chinois, il ne semble pas en être question ?! ce qui pose même avec des prix qui redeviendraient "normaux", le fait que le MW installé d'EPR semble beaucoup plus coûteux que le MW des centrales actuelles du parc français. Ce qui permet d'affirmer qu'entre la remise à neuf très coûteuse des vieilles centrales et le coût élevé des futurs EPR, le futur kWh d'électricité va présenter une tarification qui sera très élevée. Je pense que le tarif des énergies renouvelables d'ici quelques années sera plus que compétitif. On le voit en Allemagne avec la mise à l'arrêt de très nombreuses centrales à gaz et charbon, qui ne sont plus compétitives. Et pourtant avec des combustibles très compétitifs. Pourquoi ne pas garantir également une visibilité à 35 ans pour tous les types d'énergies ?! la France risque de payer très cher sa dépendance quasi totale au nucléaire, avec la remise à niveau des vieilles centrales, le démantèlement des très vieilles (on ne sait pas réellement faire et surtout combien ça coûte ?!), et surtout il faudra réellement prendre en compte les coûts du retraitement et du stockage sécurisé pendant plusieurs dizaines de milliers d'années. Ce dernier aspect

[Réponse de l'auteur]
Bonjour, en Allemagne, les centrales à gaz ferment en effet, aux bénéfices des centrales à charbon (qui ne ferment pas, bien au contraire): ceci est à déplorer tant pour le climat (le charbon émet plus de CO2 que le gaz) et en termes de santé publique (maladies respiratoires, liées entre autres à l'émission de particules fines). L'éolien terrestre est compétitif en Europe, en côut de production (sans compter les back ups, voir plus bas). Le solaire est déjà compétitif dans les pays qui bénéficient d'un fort ensoleillement, qui utilisent beaucoup l'air conditionné (pic de consommation à midi) et où les alternatives sont chères (ex: la Californie, les îles tropicales). Pour l'éolien offshore, on doit rajouter le côut de raccordement au réseau qui peut être extrèmement élevé. Pour toutes ces énergies, il faut rajouter le côut des infrastructures de "back-up", c'est à dire des installations qui se mettent en marche quand il n'y a pas de vent ou pas de soleil. En général, c'est du gaz. Bref, les britanniques, prenant en compte tout cela, ont jugé que l'EPR est compétitif. Sur les côuts de gestion des déchets, du démantèlement, du stockage, je vous invite à lire le rapport de la Cour des Comptes de 2012 qui explique comment ils sont pris en compte aujourd'hui. Les centres de stockage sont conçus pour ne pas imposer de côuts aux générations futures: c'est l'objectif recherché justement.
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Commentaire par Landemains heureux...en Turquie ???
vendredi 01 novembre 2013 18:07
Il était un fois un Matou Turque très susceptible, pas vraiment en pointe sur la démocratie et la parole donnée. Un Coq Gaulois, aux abois pour sauver son industrie radioactive, passait par là et fanfaronnait partout son attachement à la démocratie et à la commémoration du centenaire du génocide Arménien prévue en 2015. Alors le Matout Turque conçu un piège à destination du Coq Gaulois pour qu'il ferme son grand bec en 2015. Il lui dit: " Joli Coq Gaulois j'ai très envie de t'acheter tes réacteurs nucléaires Atmea tout nouveau tout beau pour éclairer mon peuple, tu veux bien signer un protocole de négociations ?" le Coq Gaulois, flatté par cette offre et pressé de sauver son industrie nucléaire lui répondit promptement "D'accord je te fais confiance, commençons immédiatement des négociations pour le financement de ton projet". Le Matou, le Coq et son ami l'Oie Japonaise, conclurent un joli protocole en papier recyclable. Le Coq ne pu s'empecher de crier dans les médias "Victoire, victoire !". Bien entendu le Coq Gaulois n'avait aucun souvenir des fourberies imaginées par le Matou Turque depuis 30 ans pour soit disant avoir du nucléaire et qui n'ont jamais abouties...je vous laisse imaginer la suite de l'histoire ou sinon attendez tranquillement la commémoration du génocide Arménien en 2015...
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Commentaire par Solar Na Klar
vendredi 01 novembre 2013 20:07
Vraiment dommage que nos plus brillants jeunes cerveaux finissent tous dans le moule réducteur X-Ponts ou X-Mines et manquent autant de créativité et de bon sens. Si l'Allemagne a choisi le (très compliqué) défi de sortir du Nucléaire c'est tout simplement pour s'éloigner le plus vite possible d'un désastre que serait un accident nucléaire...pendant qu'il en est encore temps. Pas la peine de sortir de Polytechnique pour comprendre ça ! La joie non dissimulée de nos élites face au succès de l'industrie nucléaire n'aura d'équivalent que la colère de tout un peuple une fois l'accident arrivé. Allez donc interroger les Japonais pour comprendre ce que je veux dire.

[Réponse de l'auteur]
Je pense en effet que les allemands sont sortis du nucléaire car l'opinion a eu peur d'un accident, même si leurs centrales ont passé tous les stress tests après Fukushima, avec une autorité de sûreté qui a la réputation d'être, avec la française, une des plus exigentes du monde. Deux ans après, les parts du charbon et du lignite, qui était au delà de 40% ont cru encore trois points dans leur mix électrique. Le charbon et la lignite, ce n'est pas un risque hypothètique: c'est d'après un institut allemand, et d'autres études commanditées par Greenpeace, 20,000 décès prématurés par maladies respiratoires en Europe. La peur n'est pas certainement pas toujours bonne conseillère en matière de santé publique.
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Commentaire par Faut pas vendre la peau de l'ours...
vendredi 01 novembre 2013 20:23
Faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ! On est (très) loin de voir les premiers kWh sortir des EPR en Angleterre. D'ici là il faudra déjà que la commission européenne avale la (très) grosse couleuvre des subvention déguisées, ensuite faudra les construire les pétaudières, et faudra même prier pour que d'ici là, aucun nouvel accident nucléaire n'impose une énième ringardisation des normes de sécurité...Largement assez de temps pour que le solaire et l'éolien deviennent compétitifs partout dans le monde. Bref le nucléaire est devenu une industrie de la chance. La rationalité économique et écologique c'est les ENR, mais bon je suppose que la science des jeux de hasard n'est pas enseignée à Polytechnique...
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Commentaire par Solar Na Klar
vendredi 01 novembre 2013 20:52
Je suis estomaqué de lire les propos de l'auteur en bas des commentaires, je cite: "... les (centrales nucléaire) suivantes, qui bénéficient des effets d?apprentissage Il parait naturel, pour un investissement de 19 milliards d?euros, et concernant une infrastructure qui durera au moins 60 ans voire 80 ans..". Incroyable de voir à quel point l'auteur est persuadée de la construction d'EPR supplémentaires en GB, incroyable de voir que Mme Faudon néglige le fait que les autorités de sureté nucléaire ont (théoriquement) le droit de faire fermer un réacteur bien avant sa fin de vie, incroyable (mais vrai !) de voir autant de confiance dans la pérennité du nucléaire alors qu'une large majorité d'études montrent que c'est les enr qui fourniront notre l'électricité après 2050.

[Réponse de l'auteur]
Les autorités de sûreté délivrent des autorisations d'exploitation pour des durées données, et gardent en plus bien sûr le pouvoir d'ordonner l'arrêt d'un réacteur à tout moment, si elles jugent qu'il y a un risque pour la sûreté. Aux Etats-Unis, près de 70 réacteurs ont reçu, de la part de l'Autorité de Sûreté américaine, l'autorisation de fonctionner jusqu'à 60 ans. l'EPR incorpore le nec plus ultra en matière d'équipements de sûreté: il y a tout lieu de penser qu'il recevra l'autorisation d'exploitation, après bien sûr des revues et des modernisations régulières, pour une durée supérieure à 60 ans. Concernant la part des ENR dans le mix en 2050: aujourd'hui, elles représentent (solaire et éolien) environ 3% aujourd'hui. Le charbon représente 40% du mix électrique, et est en très forte croissance, en particulier en Chine, où on ouvre une centrale à charbon de 100MW par semaine. Il faut espérer une croissance des renouvelables, puisqu'elles n'émettent pas de CO2 (comme le nucléaire). Elles ont des limites techniques: intermittence, absence de solutions de stockage, emprise au sol. Elles seront donc une partie de la solution, pas toute la solution.
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Commentaire par Solarhome
samedi 02 novembre 2013 12:17
"Avenir radieux du nucléaire"...dans un monde qui va devenir de plus en plus autonome énergétiquement grace aux ENR ? Franchement faut vraiment avoir une foi de bénédictin dans cette technologie . Moi je vois plutot des "lendemains qui déchantent". Relisez cet article et les commentaires sur les cas concrets d'autoconsommation déjà en fonctionnement: http://energie.lexpansion.com/prospective/photovoltaique-debats-autour-de-l-auto-consommation_a-34-7912.html
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Commentaire par un physicien
samedi 02 novembre 2013 14:47
Les Anglais ont simplement regardé attentivement l'"exemple" allemand : Mille milliards d'euros engloutis pour à peu près rien (M. Altmeier dixit ) et le retour en force du charbon et du lignite
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Commentaire par Roberton
samedi 02 novembre 2013 16:04
L´injection à grande échelle dans les réseaux électriques d?une électricité dont la valeur d?usage est incertaine pose des problèmes techniques et économiques inédits. Enfin, le kW nucléaire est au minimum 50 fois moins cher que celui des fossiles en importation. (900 Millions d?euros en uranium pour plus de 60 milliards des fossiles). Donc les 55 milliards pour mettre à niveau les centrales ne sont rien en comparaison avec l´augmentation des importations dû aux renouvelables. Exemple, l´Espagne a 20.000MW d?éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d?euros de gaz, le Japon est aussi devenu déficitaire pour les mêmes raisons après Fukushima. Est-ce que la France peut encore se permettre d´importer 20 milliards supplémentaire par an en fossiles pour remplacer le nuc par des renouvelables ? Bonjour les impôts et serrez-vous la ceinture un peu plus. Finalement, ce que personne ne dit, avec la diminution et la fin des fossiles, est que vous ne pourrez pas extraire, transporter et transformer les matières premières sans elles. Tout s´arrêtera en même temps, transports, construction civile, agriculture, communications etc.., car tout est interdépendant même l´énergie électrique. Retour en 1800, avant la révolution industrielle dans une vingtaine d´années. La transition est un débat qui ne mène nulle part à cause des ordres de grandeur que n´atteindrons jamais les renouvelables.
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Commentaire par Roberton
samedi 02 novembre 2013 16:05
Le parc allemand de production d´électricité renouvelable PV et éolien c´est 60 Gw pour 75 Twh de production, le nuc Français 63 Gw pour 410 Twh de production. Ainsi la moitié de la puissance installée fournit Outre-Rhin un septième de la production; en France les 3/4... La différence s´explique par l´intermittence: les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an pendant que les capacités nucléaires tournent à plein régime, 6500 heures par an. Pour assurer l´alimentation du réseau en continu afin de répondre à la courbe de demande il faut mettre en place des capacités de production classiques, à base de combustibles compensant les périodes creuses de production des énergies intermittentes.(au moins 20 milliards d´euros/an pour la France si on remplace le nuc par les renouvelables, très bon pour la balance commerciale !!!!) C´est la production par les centrales au charbon, ou au lignite épouvantablement polluant; ou au gaz naturel importé en grande part de Russie créateur de dangereuse dépendance. Et le coût de l´occupation de l´espace foncier, 4000 kilomètres de lignes électriques à haute tension pour équilibrer les productions sur le territoire; des milliers de kilomètres carrés mobilisés par les panneaux et les mâts.
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Commentaire par Solarhome
samedi 02 novembre 2013 20:05
Je revient plus en détails sur la décision Allemande de sortie rapide (et compliquée !) du nucléaire. Les Allemands, dirigeants et population, ont brutalement constaté en mars 2011 qu'un pays, quel que soit son niveau de sophistication, ne peut pas être à l'abri d'un anéantissement par la faute d'un accident nucléaire. On dirait que les Allemands sont les seuls à avoir mesuré l?incroyable chance qui a, au final, sauvé le Japon (enfin tout est relatif, Fukushima va quand même couter 100 milliards) ; tout ça grâce au vent qui a décidé de souffler dans la bonne direction c a d vers le pacifique. Si en mars 2011 le vent avait soufflé vers Tokyo ni Mme Faudon, ni quiconque en France ne s?amuserait à débattre "gentiment" comme nous le faisons actuellement car la Nation Japonaise telle que nous la connaissons n'existerai plus ! Il nous faudrait gérer probablement 50 millions de "réfugiés nucléaires", et la planète entière connaitrait des années de pénuries de composants stratégiques pour l?automobile, l'électronique etc... ça veut dire un manque un gagner pour toute la planète qui se chiffre en milliers de milliards d'euros. Puisque c'est une cadre dirigeante du leader mondial du nucléaire qui intervient ici, je suis curieux de connaitre l'estimation du risque nucléaire qu'Areva attribuait au Japon avant mars 2011 ? Car personne ne pourra me faire croire qu'une entreprise composée d'autant de "grosses têtes" comme Areva fait du business en fermant les yeux sur la sécurité de ses
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Commentaire par jymesnil
samedi 02 novembre 2013 21:44
Je me rends :-) en effet si la cour des comptes a calculé et pris en compte le cout du démantèlement et surtout le stockage et les multiples re-conditionnements (tous les 100 ans) des déchets ultimes (environ 100000 ans, c'est parfait ! et si en plus le cout est le plus économique c'est encore mieux ?! bienvenue chez les bisounours :-) bien entendu dans 1000 ou 10000 ans la France qui est éternelle sera toujours dirigée par de brillants polytechniciens qui vont se charger de tout cela....certes, on aura du nucléaire par fusion, de l'énergie gratuite, c'est certain et cela permettra à ces générations de bons français de prendre en charge nos déchets ?! quel altruisme de la part de nos lointains descendants :-)

[Réponse de l'auteur]
Je vous invite à aller sur le site du débat CIGEO où vous trouverez tous les détails sur le projet de stockage géologique des déchets ultimes à haute- activité, vie longue, lequel fait l'objet actuellement d'un débat public. Le projet n'inclut certainement pas de reconditionnement périodique, bien au contraire. Je vous laisse le regarder.
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Commentaire par Transition Heureuse au Nord
samedi 02 novembre 2013 23:14
Prise en tenaille entre le "nucléaire heureux" Anglais et l'omnipotence du nucléaire France, la Région Nord Pas de Calais fait de la résistance et se lance dans la 3° révolution industrielle ! http://www.enerzine.com/604/16472+le-nord-pas-de-calais-veut-mener-sa-propre-revolution-industrielle+.html
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Commentaire par Solar Na Klar
samedi 02 novembre 2013 23:19
Y'a pas que le "nucléaire heureux" dans la vie, y'a aussi la "Transition Heureuse"...en Allemagne http://welcometotheenergiewende.blogspot.de

[Réponse de l'auteur]
Les allemands font des choses très bien, en particulier dans le bâtiment. Augmenter la part du charbon et du lignite dans leur mix électrique, comme ils l'ont fait depuis deux ans, c'est mauvais pour le climat et pour la santé des personnes (maladies respiratoires). http://energies.sfen.org/le-debat-sur-la-transition-energetique/allemagne-augmentation-du-charbon-et-aggravation-de-la-pollution
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Commentaire par Sayonara Genpatsu !
samedi 02 novembre 2013 23:42
Le désastre du nucléaire au Japon a déclenché un soutien massif de la population en faveur d'une Transition Énergétique basée sur les enr et l'efficacité énergétique. 7 vidéos d'illustration ici: http://cgi4.nhk.or.jp/eco-channel/en/movie/play.cgi?movie=e_amory_20130202_0345
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Commentaire par bilou34
dimanche 03 novembre 2013 14:26
Le "nucléaire heureux" est destiné à rester confidentiel, pas les ENR. Rien que pour le solaire PV les plus récentes analyses prévoient des installations supérieures à 50 GW pour la seule année 2014 et un parc mondial cumulé autour de 500 GW en 2020. http://reneweconomy.com.au/2013/deutsche-says-solar-pv-market-reach-50gw-2014 http://www.saudigazette.com.sa/index.cfm?method=home.regcon&contentid=20130714173441 A ce rythme là on arrivera à 2 000 GW en 2030 et 10 000 GW en 2050
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Commentaire par bilou34
dimanche 03 novembre 2013 14:44
Le "nucléaire heureux" et subventionné a la mode Anglaise déjà perdu la compétition économique face aux renouvelables http://reneweconomy.com.au/2013/graph-of-the-day-nuclear-prices-itself-out-of-market-93110

[Réponse de l'auteur]
Le point de mon article n'est pas d'opposer le nucléaire aux renouvelables, bien au contraire: il est de dire que les britanniques ont choisi de faire les deux, pour faire reculer la part d'énergies fossiles dans leur mix. Je suis convaincue qu'opposer les renouvelables au nucléaire, c'est faire progresser les énergies fossiles, c'est d'ailleurs ce qui se passe en Allemagne.
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Commentaire par papijo
dimanche 03 novembre 2013 17:19
@bilou34 Il est un peu plus de 17 heures, le 3 novembre. Dites moi combien les cellules photo-voltaïques produisent au m² en ce moment (à mon avis pas tellement plus de 10 W/m², pour une puissance maxi de 100 à 200 W/m², donc pratiquement rien), et en plus, il n'y a pas de vent. Désolé, mais pour faire tourner mon ordinateur, je ferai beaucoup plus confiance au nucléaire qu'aux conseils de bilou34 !
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Commentaire par bilou34
dimanche 03 novembre 2013 20:40
@Papijo si ça peut vous faire plaisir je vous informe qu'à 17h mon installation solaire produit 0 aujourd'hui. Néanmoins cela n?empêche absolument pas que durant la journée, de 10h à 16h pendant l'hiver, je récupère et consomme mes kWh solaire produits par mes 2 panneaux de 250 W qui permettent de couvrir toute la conso électrique de la maison en journée (2 frigo, 1 congel, 1 circulateur chauffe-eau, 1 chargeur électrique vélo, box, veilles et chargeur portables). Et je vous rassure aussi le soir mon ordi fonctionne bien grâce aux ENR ! En effet je suis abonné à Enercoop qui me garanti qu'ils mettent sur le réseau de distribution l'équivalent de ma consommation quel que soient les conditions météo grâce à leur mix énergétique: éolien, solaire, hydraulique, biomasse etc...
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Commentaire par Solar Na Klar
dimanche 03 novembre 2013 20:54
réponse à Mme Faudon sur la Transition en Allemagne: les émissions de CO2 en Allemagne ne sont reparties à la hausse que depuis 2 ans, et encore c'est une hausse modérée (elles baissaient régulièrement depuis 15 ans). Je suppose que vous savez pourquoi ? La fermeture brutale de 8 réacteurs nucléaire en 2011 suite à Fukushima. Donc cette situation est temporaire et comme la part des ENR est en perpétuelle croissance en Allemagne, les émissions de CO2 vont mécaniquement se stabiliser et redescendre, avant 2020. Vouloir faire croire que les ENR entrainent obligatoirement une hausse du charbon/CO2 c'est pas très sérieux. Toutes les études montrent que c'est seulement à partir de 50% d'ENR dans un mix énergétique qu'on a besoin de sources électriques complémentaires adaptées à l?intermittence (stockage, réduction des conso, lignes HDVC , importations...et éventuellement centrales gaz/charbon/pétrole), or l'Allemagne n'en sera à ce stade qu'après 2020, actuellement il n'ont que 25% de renouvelables..

[Réponse de l'auteur]
Oui, les émissions en Allemagne sont reparties à la hausse depuis la fermeture précipitées des 8 réacteurs après Fukushima. Je ne suis pas sûre du tout que cela est temporaire, comme le montrent les articles récents sur les décisions à venir en Allemagne. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203099263433-consensus-en-allemagne-pour-freiner-les-renouvelables-624205.php
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Commentaire par papijo
dimanche 03 novembre 2013 22:12
@bilou34 - Je suis désolé pour vous d'apprendre que Enercoop vous vend plus cher que les "prix règlementés d'EDF" (c'est ce qui est écrit sur leur site) une électricité essentiellement nucléaire. Vous pouvez suivre à tout moment la répartition de la production par filière sur le site de RTE: http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/eco2mix/production-d-electricite-par-filiere, on peut même y vérifier que EDF n'arrive pas à moduler suffisamment sa production nucléaire et hydraulique pour suivre les variations de la consommation et des ENR sans faire appel aux combustibles fossiles (pour répondre à Solar Na Klar).
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Commentaire par un physicien
dimanche 03 novembre 2013 22:31
@bilou34 : Ravi de constater que vos panneaux font fonctionner votre "circulateur chauffe-eau". J'en déduis que votre chauffage et votre eau chaude fonctionnent avec un combustible carboné, ainsi sans doute vos instruments de cuisson. @Solarhome : lisez : http://www.slate.fr/story/78788/fukushima-faux où vous lirez entre autres : "L'idée, par exemple, que l'évacuation de Tokyo aurait été nécessaire se fonde sur des preuves bancales et facilement réfutables."
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Commentaire par Monnier
dimanche 03 novembre 2013 22:57
Cela a déjà été dit mais est bon a rappeler, on peut voir ce qu'il est advenu de la démence des promoteurs du nucléaire des années passées -- : http://energeia.voila.net/nucle/nucleaire_prevision_realite.htm -- En 1975, l'agence atomique mondiale nous annonçait de 1.300 à 1.900 GW de nucléaire pour 1990. - Réalisé : 318 GW seulement (heureusement). -- Et l'annonce était de 3.600 à 5.300 GW de nucléaire pour l'an 2000. - Réalisé : 351 GW (encore plus heureusement). -- Maintenant, de sombres perspectives se dessinent pour le nucléaire. -- Le photovoltaïque lui-même dont certains se moquaient il y a encore peu de temps devient moins cher que le nucléaire. -- C'est le cas en Allemagne où l'électricité d'une centrale solaire d'aujourd'hui est moins chère que celle d'un incertain EPR anglais. -- Et dans les renouvelables, il y a tout un bouquet : hydraulique, éolien, solaire, biomasse ... -- De son côté, le stockage résidentiel du PV commence : vous produisez le jour, vous consommer le soir.
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Commentaire par bilou34
lundi 04 novembre 2013 00:37
@physicien. Désolé de vous décevoir mais mon chauffe-eau est solaire comme ma maison qui est solaire passive. J'ai juste besoin de quelques buches de bois c a d 1 stere pour passer tout l'hiver bien au chaud avec une température ne descendant pas en dessous de 20°C, même avec -10°C dehors. Quand au scénario d'évacuation de Tokyo suite à une catastrophe nucléaire, si vous jugez qu'une catastrophe située Fukushima ne suffirait pas (LOL!) alors prenez la centrale de ToKai (qui a déjà connu de graves incidents) et recommencez le scénario, vous verrez...ça marche !!! ---- @Papijo Enercoop sera moins cher qu'EDF en 2016, soyez patient. En Allemagne le mix enr peut monter à 50% sans perturber le réseau, en France c'est seulement 25% (on en est loin) a cause du manque de souplesse/adaptabilité des centrales nucléaires.
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Commentaire par papijo
lundi 04 novembre 2013 10:25
@bilou34 - Bilou, vous me semblez très sympathique, mais ... complètement nul en arithmétique. Les ENR en France, c'est 2,8% d'éolien, 0,7% de solaire et 1,1% de "divers" (essentiellement l'incinération des ordures et un peu de gaz de décharge), et pourtant, elles nous coûtent très cher ! Pour vérifier: le site de RTE. Même si on ajoute les 11,8% d'électricité hydraulique (qui existaient bien avant que les écolos s'en mêlent), on est loin des 25% ! Quant aux progrès à attendre en ce qui concerne le stockage de l'électricité, je vous conseille la lecture de cet article sur le site de la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Pour la lecture, charger également les pages suivantes, ou télécharger toute la revue en cliquant sur "Télécharger-Imprimer".
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Commentaire par Monnier
lundi 04 novembre 2013 11:42
Aux Etats-Unis, seulement trois réacteurs sont en construction (et pas quatre). Celle du réacteur Watts Bar-2 a commencé en décembre 1972 (cela va faire 41 ans ...) et sa mise en service n'est pas prévue avant août 2015 ... sauf nouveau retard. --- En Allemagne, la plus grande partie de l'électricité nucléaire perdue a été remplacée par les renouvelables. --- En l'an 2000 : 170 TWh de nucléaire - 291 TWh de charbon - 38 TWh de renouvelables. --- En 2012 : 99 TWh de nucléaire - 276 TWh de charbon - 135 TWh de renouvelables. --- Entre 2000 et 2012, la production totale a aussi augmenté de 40 TWh. --- En 2012, ce n'est pas l'arrêt de réacteurs nucléaires qui a provoqué une augmentation temporaire du charbon, mais la baisse du gaz (charbon mondial moins cher) et une augmentation des exportations d'électricité. --- Partout en Europe, le charbon a augmenté au détriment du gaz.
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Commentaire par bilou34
lundi 04 novembre 2013 11:50
@Papijo comme beaucoup de gens en France vous utilisez souvent le même argument: "les ENR coutent cher et ne produisent quasiment rien donc il faut les abandonner". En réalité les ENR, comme les batteries Lithium, coutent de moins en moins cher et la compétitivité est déjà quasiment atteinte pour le pv et l'éolien terrestre, y compris face au nucléaire. Le problème c'est que c'est très risqué pour des gros opérateurs de bloquer une technologie qui finira par gagner la bataille économique et pourtant c'est l'attitude constante de la Technocratie Française depuis 20 ans. Car si les clients d'EDF font progressivement comme je fais chez moi à Valence, c a d de l'autoconsommation solaire pv en journée avec un prix du kWh solaire déjà inférieur aux heures creuses d'EDF, et d'ici 5 ans de l'autoconsommation la nuit avec des batteries Lithium, alors c'est 75% du C.A. d'EDF et d'Areva qui partira en fumée. ps: votre article rétro de la BNF est assez touchant, voila des actu récentes: http://www.ccfa.fr/McKinsey-prevoit-une-forte-baisse , http://www.voltwerk.com/fileadmin/user_upload/documents/Voltwerk_MIT_englisch_klein.mp4 , http://www.saudigazette.com.sa/index.cfm?method=home.regcon&contentid=20130714173441
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Commentaire par Solarhome
lundi 04 novembre 2013 11:55
Je repose ma question à Mme Faudon: J'aimerais connaitre l'estimation du risque nucléaire qu'Areva attribuait au Japon avant mars 2011 ?

[Réponse de l'auteur]
Je représente la SFEN, pas AREVA. L'estimation du risque nucléaire, dans chaque pays, est sous la responsabilité de l'autorité de sûreté du pays. Au Japon, l'autorité de sûreté japonaise avait l'autorité et les moyens associés: elle a sous estimé la taille du tsunami millénaire, avec pour conséquence l'accident de Fukushima. Les conséquences de cet accident sont bien entendu désastreuses au plan économique et humain. Heureusement il n'a pas fait de victimes à ce jour (le tsunami, lui, a fait 19,000 morts dans les villes avoisinantes). Depuis, les japonais ont mis en place une nouvelle autorité de sûreté nucléaire, la NRA, en s'inspirant d'ailleurs du fonctionnement de l'autorité de sûreté française.
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Commentaire par papijo
lundi 04 novembre 2013 14:00
@bilou34 - Effectivement, le prix des ENR a un peu baissé, mais l'électricité conventionnelle n'est pas encore en faillite, on en est encore très très loin. Ce qu'il faut comparer c'est des énergies disponibles 24 h sur 24, 7 jours sur 7 et fluctuant au gré de la consommation, donc pour ce qui concerne le renouvelable, le prix des ENR augmenté du prix des centrales de secours, ou calculé d'une autre manière, le prix du kWh ENR et le prix du combustible fossile ou nucléaire économisé. Franchement, je ne vois pas ce que je ferais d'une électricité disponible seulement quand il y a du soleil, à part la cafetière électrique (et internet pour les retraités comme moi !). Je constate quand même que les gens sont de plus en plus prudents: en 1899, les industriels voyaient les batteries efficaces et pas chères tout de suite (cf mon dernier lien BNF), maintenant Mac Kinsey les espère dans 10 ans seulement (votre lien) !
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Commentaire par Tilleul
lundi 04 novembre 2013 14:37
Si si, l'Allemagne sort du charbon, arrêter de prendre vos désirs pour des réalités (et la légère augmentation du CO2 vient des chaudières fioul suite à un hiver très doux suivit d'un hiver très rude, je vous rappelle que les producteurs d'électricité sont sous quota). Un emploi dans le charbon coute 80 000 euros par an à l'état allemand maintenant que les élections sont passées il va être possible de mettre en place plus sérieusement le phase out pour 2018. Dans tous les cas les allemands n'ont pas le choix, ils ont 40 GW de centrales charbon vétustes qui doivent être mis à la casse dans les 15 prochaines années... Même chose sur Fukushima, affirmez qu'il n'y a aucune victime de cet accident alors que 84 000 personnes ont du être évacué et ont tout perdu c'est fort de café ! Il faudrait peut être un jour que l'industrie nucléaire grandisse et arrête d'être dans cette défausse de responsabilité permanente (et qu'elle paie ses assurances mais ça c'est un autre débat)...
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Commentaire par Monnier
lundi 04 novembre 2013 17:58
En Grande-Bretagne, le nucléaire est deux fois plus cher que le prix du marché, avec un tarif fixé pour 2012, indexé sur l'inflation pendant 35 ans et qui a déjà augmenté de 3% en un an chez les britanniques. --- Du fait de cette indexation, le nucléaire restera toujours plus cher que le prix du marché. --- En Allemagne, les renouvelables font baisser les prix du marché (prix de gros) depuis deux ans. --- Mais la baisse ne profite qu'aux gros industriels. --- En Allemagne, les renouvelables ont un tarif d'achat pour 20 ans (pas 35 comme le nucléaire anglais). --- Les nouvelles centrales solaires produisent déjà moins cher qu'avec l'EPR anglais dans dix ans. --- --- http://energeia.voila.net/electri2/nucle_gb_solaire_de.htm --- Conclusion : les anglais se sont fait rouler dans la farine par EDF.
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Commentaire par bilou34
lundi 04 novembre 2013 18:10
@papijo, Vous faite preuve d'une belle modestie quand vous dites que le prix des ENR a "une peu baissé" ...pour le solaire le prix a été divisé par 100 depuis 1977 et il baissera encore de 30% d'ici 2020. Ne pas vouloir prendre en compte une dynamique très rapide de baisse des couts des ENR c'est exactement l'erreur de la Technocratie Française, aveuglée par l'omnipotence du nucléaire. Vous faites erreur en voulant comparer des production électriques 24h/24 car les besoins varient énormément sur cette durée. Donc un mix d'ENR variées (éolien + solaire + interconnexion) n'implique pas obligatoirement en permanence l'usage de centrales polluantes (charbon,gaz..), des centrales non polluantes (hydrau, biomasse..) conviennent beaucoup mieux. C'est exactement ce que fait Enercoop pour un tarif équivalent à ce que sera celui d'EDF en 2015 . D'autre part les utilisateurs d'enr en direct comme moi avec mes panneaux pv peuvent déjà faire un stockage d'électricité simple et peut couteux en journée par ex. avec le chauffe eau électrique, en mettant en marche les machines à laver, en chargeant les batteries de vélo (c'est ce que je fais chez moi) ou d'une voiture électrique; dont le prix des batteries lithium baisse de 7% par an. La encore il s'agit une dynamique très rapide qui va bénéficier au transport et au stockage à la maison.
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Commentaire par papijo
lundi 04 novembre 2013 18:26
@Monnier - Il faudrait peut-être arrêter de croire tout ce qui s'écrit sur les sites écolos. Le tarif d'achat du solaire allemand n'est certainement pas de 97,4 ?/MWh (capacité sup. à 1 MW), ou bien, il faut de toute urgence mettre en tôle ces entrepreneurs verts qui le vendent, à nous pauvres français, autour de 190 ?/MWh et plus (voir le dernier résultat d'appel d'offre publié par la CRE, et l'ensemble des documents publics de l'Appel d'Offre ici)
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Commentaire par Solarhome
lundi 04 novembre 2013 18:39
@Mme Faudon, votre réponse me laisse perplexe. Désolé d'insister un peu mais le sujet des accidents nucléaire est tout sauf banal. Donc corrigez si je me trompe mais d'après votre cv vous étiez bien cadre dirigeante d'Areva en 2010 et 2011, n'est ce pas ? Or il est de notoriété publique que les anciens de Poltechnique forment un corps particulièrement bien soudé et solidaire. Donc ça me parait impensable que vous n'échangiez jamais sur des sujets importants avec vos collègues diplômés X surtout lorsqu'ils sont aux postes stratégiques chez Areva, EDF, CEA, ASN, IRSN, et qu'ils ont donc accès à toutes les informations et expertises existantes. Sur un sujet aussi grave que le risque d'accident nucléaire je ne peut pas croire un instant qu'un leader mondial comme Areva ne se soit jamais interrogé de façon approfondie sur le niveau de sécurité/sureté/risque de ses clients, et d'autant plus quand c'est un client qui achète du MOX.
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Commentaire par andrlc2100
lundi 04 novembre 2013 20:39
Je trouve cet article de Valérie FAUDON très intéressant sur la situation de la France en matière de nucléaire. Ceci confirme, par ailleurs un résultat d'une analyse des différents systèmes mondiaux de production de l'électricité réalisée en début d'année par ACCENTURE pour le compte du Forum mondial économique de Davos, en début d'année : "La France figure au troisième rang du premier palmarès établi sur la question par le Forum économique mondial, dans le cadre d'une étude réalisée en collaboration avec Accenture et se classe ainsi devant 102 autres pays étudiés. « Il s'agit de mesurer les forces et les faiblesses des différents pays pour faire face à la transition énergétique nécessaire, de la façon la plus objective possible », indique Jean-Marc Ollagnier, directeur général en charge de l'énergie chez Accenture. « Nous avons pour cela utilisé trois critères : l'accès à l'énergie, le développement durable, et la compétitivité énergétique. » C'est le poids du nucléaire dans le mix énergétique français qui explique, entre autres, le bon classement de l'Hexagone. La France se situe même au deuxième rang mondial sur le critère de développement durable, derrière la Suède. « La France est l'un des pays développés où les émissions de CO sont les plus faibles », indique Jean-Marc Ollagnier. Les énergies décarbonées représentent 51 % de l'énergie primaire utilisée en France, dont 42 % liées au nucléaire. Ce taux monte à 90 % pour la seule production d'électricité : selon le b
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Commentaire par thuilliercharmet
mardi 05 novembre 2013 13:38
bonjour, vous parlez des britanniques sur quel base démocratiques le peuple britanniques a t'il été réellement consultés pour choisir une voie nucléaire ? merci de citer vos sources . mr thuillier-charmet
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Commentaire par carl
mardi 05 novembre 2013 14:16
il faut choisir entre CO2 ou nucléaire ...les éoliennes c'est trop aléatoire , faible et trés dénaturant ....l'hydrolien pas encore mature ....le photovoltaïque made in china et irrégulier ....et les gouvernement parle déjà de taxer l'auto consommation ...alors !!!!
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Commentaire par Monnier
mercredi 06 novembre 2013 11:35
Vérification faite auprès d'un site officiel allemand (genre RTE), le tarif d'achat du photovoltaïque est bien de 97,4?/MWh pour les nouvelles installations de un MW mises en service en novembre 2013. -- Ce sera 94,7?/MWh en janvier 2014 (2,8% de moins). --- Les appels d'offre en France ne font qu'augmenter les coûts pour les entreprises avec une durée qui traine en longueur et des complication administratives en plus. -- Ce qui augmente les marges de précaution, car une entreprise non retenue a dépensé pour des mois de travail de bureau d'études pour rien. -- De plus, les formalités sont plus simples et plus rapides en Allemagne. La profession n'a pas non plus été décimée comme c'est le cas en France et l'avenir est prévisible un an à l'avance. -- En France, c'est en permanence l'épée de Damoclès suspendue sur les entreprises. Cela coûte cher.
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Commentaire par papijo
mercredi 06 novembre 2013 13:50
@Monnier - Vous avez rêvé ? Il est où ce site officiel ? Il n'y a pas besoin de faire de longues recherches pour voir que le prix de 97,4 E/MWh pour le photovoltaïque est une pure invention de votre part, alors que le prix moyen de l'électricité payé par les ménages en Allemagne est d'environ 250 E/MWh (2 fois le prix français) et que le photovoltaïque est la principale cause de l'augmentation de l'"EEG-Umlage" dont se plaignent les allemands à longueur d'articles de journaux. Pour ma part, j'ai trouvé dans cette étude (page 10) que le supplément par rapport au prix du marché payé au photovoltaïque représente 290 E/MWh en 2013 en moyenne, ce qui met le prix d'achat aux alentours de 350 E/MWh. Vu ce coût énorme, le gouvernement allemand a limité ce supplément à 100 à 150 E/MWh pour les nouvelles installations, ce qui a évidemment engendré une chute des mises en chantier et l'abandon du photovoltaïque par Siemens, Bosch et autres.
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Commentaire par Hervé
mercredi 06 novembre 2013 19:16
@ Papijo. Le principal mensonge de Monnier et consorts ne porte pas sur le prix de renvient maintenant "relativement bas" grâce aux chinois sous payés qui nous alimentent en matériel (pourvu que ça dure), mais sur la capacité de cette énergie à être utilisée à grande échelle. On compare ici le cout d'un moyen de production pilotable à la demande et d'un moyen erratique qui nécessite des dispositifs de compensations souvent plus couteux que la source d'énergie elle même. Tous les pays qui ont développé massivement (20% de leur mix) le couple éolien-solaire ont d'une part fait exploser leur couts de l'électricité, mais aussi fragilisé leurs système conventionnel qu'il va maintenant falloir perfuser financièrement pour le maintenir en état de marche afin d'éviter les coupures. Soit d'autres augmentations de tarif à venir... Pour un résultat franchement discutable sur le plan écologique. Le cout d'un mix fortement ENR de type éolien - solaire se stabilisera (tous frais inclus) entre 1X et 10X le cout d'un mix conventionnel, selon les solutions utilisée, les régimes de vent, latitude, géographie, capacités de stockage hydraulique, et la capacités des usagers à modifier leur comportement... Pour nous en France, ça doit être entre 3 et 5X. Un peu moins si on accepte d'utiliser les gaz de schiste en backup, mais c'est un autre débat.
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Commentaire par Monnier
mercredi 06 novembre 2013 19:55
Ne pas confondre le poids du passé et la réalité d'aujourd'hui. Comme le document l'explique bien, le chiffre donné est la résultante des tarifs qui se sont succédé depuis plus de dix ans. Comme cela a bien été précisé, le tarif de 97,4?/MWh est pour les nouvelles installations de un MW mises en service en novembre 2013. Alors que le nucléaire anglais en projet en est déjà à 114?/MWh. Eh oui, le tarif donné l'était en monnaie 2012 et depuis l'inflation a été de 3% de l'autre côté du Channel. Dans le sud de la France, le photovoltaïque revient moins cher, avec un système posé en novembre 2013, que l'électricité d'EDF.
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Commentaire par papijo
mercredi 06 novembre 2013 20:42
@Monnier - Non, le tarif d'achat n'est pas de 97,4 E/MWh pour les nouvelles installations. Puisque vous prétendez avoir la vérité, dites-nous donc d'où sort votre chiffre. @Hervé - Je suis entièrement d'accord avec vous. C'est d'ailleurs l'objet de mon post de lundi 4 nov. à 14 h. Comme je l'ai écrit, cette électricité photovoltaïque présente tellement peu d'intérêt que l'état allemand a décidé de descendre le "bonus" au PV de grande capacité à environ 100 E/MWh (peut-être les 97,4 de Monnier ?) en plus du prix du marché, quitte à "laisser crever" son industrie photovoltaïque.
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Commentaire par solarhome
dimanche 10 novembre 2013 13:19
Mme Faudon vos "non réponses" à mes questions contribuent à augmenter l'opacité qui entoure le business du nucléaire. Pour moi c'est désormais clair, avant mars 2011 Areva, comme son client Tepco, refusaient de prendre sérieusement en compte la sécurité nucléaire au Japon alors que plusieurs études montraient clairement les risques. On est en droit de se demander pourquoi un tel aveuglement ? Et surtout est on désormais immunisé contre ce genre d'agissements ? Une partie de la réponse vient des assurances: partout dans le monde les opérateurs nucléaires bénéficient d'une exception très pernicieuse: ils sont quasiment exemptés de provisionner les couts d'un accident nucléaire, estimé à 400 par l'IRSN, pour un cas médian en France. Au final c'est les Etats (donc les contribuables !) qui doivent régler la note, mais jamais les industriels. On comprend alors mieux pourquoi Areva peut se permettre de vendre du Mox dans des régions à hauts risques sismiques ( Inde, Japon, Turquie..). Si de telles règles financièrement dé-responsabilisantes se perpétuent, alliées à une forte connivence entre les industriels et les régulateurs, on échappera pas à des nouvelles catastrophes nucléaires .

[Réponse de l'auteur]
Il me semble avoir donné des éléments, même si j'avoue ne pas arriver toujours à vous suivre. Mon impression est que vos questions n'en sont pas: vous avez déjà conçu/imaginé des réponses, que vous nous donnez, et auxquelles vous semblez tenir. Puisque vous connaissez l'IRSN, vous devez parfaitement être au courant des règles de transparence qui sont en place en matière nucléaire en France. Par contre je dirais que çà vaudrait le coup de mieux vous renseigner sur le MOX: le MOX n'a été ni à l'origine de l'accident au Japon, ni un facteur aggravant, et n'est pas exporté ni en Inde ni en Turquie. Je vous souhaite une excellente soirée.
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Commentaire par solarhome
dimanche 10 novembre 2013 13:26
@Papijo et Monnier vous me faites rire (jaune) avec vos critiques sur les couts du pv et l'éolien. Lisez ce que j'ai écrit ci-dessous. Je vous signale que les opérateurs solaire et éoliens, comme quasiment tous les industriels, sont responsable SANS LIMITATIONS des accidents qu'ils pourraient provoquer. Le jour ou le nucléaire aura les même obligations d'assurance, vous viendrez pas mégoter sur la rentabilité des renouvelables.
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Commentaire par solarhome
lundi 11 novembre 2013 00:26
Mme Faudon, sauf votre respect, je n'ai pas eu de réponse: " Quelle estimation faisait Areva du risque nucléaire au Japon avant 2011 ?", j'ai du mal à croire que vous n'étiez pas cadre dirigeante en 2011 chez Areva, or cette question a inévitablement du être posée. La "transparence" vous dites, et bien parlons des règles de transparence de l'IRSN et de l'industrie nucléaire, moi je les trouve ces règles...particulièrement opaques, simple petit exemple: Pour quelles raisons l'étude de l'IRSN datant de 2007 sur les conséquences financières d'un accident nucléaire grave (l'IRSN parle de 5 400 milliards de dégâts) n'ont jamais été rendues publiques ? Pourquoi a t-il fallut attendre le désastre de Fukushima pour que des langues se délient en début d'année 2013 et que Le Parisien dévoile enfin l'information ? Si cette étude avait été publiée en 2007, cela aurait-il changé les normes de sécurité au Japon, qui peut savoir ? Parlons du MOX: dois-je vous rappeler que ce combustible qu'Areva qualifie de "recyclage", est fabriqué avec le radiotoxique le puissant de l'univers: le plutonium; n'est-ce pas une bonne raison pour qu'Areva fasse preuve d'une extrême prudence avant sa commercialisation ? Comment pouvez-vous être certaine que les Atmea et EPR vendu en Turquie et en Inde ne fonctionneront pas avec du MOX ? Je persiste: ce qui semble une évidence pour un citoyen moyen comme moi n'a pas l'air d'être bien compris par la Technocratie: quand un industriel n'est pas rendu entièrement r
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Commentaire par Solarhome
lundi 11 novembre 2013 00:43
-----suite message précédent:----Je persiste: ce qui semble une évidence pour un citoyen moyen comme moi n'a pas encore été assimilé par la Technocratie: quand un industriel n'est pas rendu financièrement responsable de ses agissements toutes les dérives sont possible...Petite illustration: depuis que les sanctions financières contre les bateaux pollueurs dans les eaux territoriales Française ont été multipliées par 100, les pollutions ont été divisées par 100. Et vous Mme Faudon, en tant qu'ancienne cadre dirigeante du leader mondial du nucléaire, que pensez vous de l'opportunité d'une assurance accident dans le nucléaire qui serait réellement à la mesure des risques potentiels ?
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Commentaire par Simon B
mercredi 13 novembre 2013 11:56
Le "nucléaire malheureux" des Britanniques: bientôt va falloir, comme pour toutes les autres industries, payer une assurance accident à la hauteur des risques engendrés. La commission Européenne, s'en mêle: http://www.eurojournal.net/2013/11/01/mauvaise-nouvelle-pour-edf/
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Commentaire par bilou34
mercredi 13 novembre 2013 14:52
D'ac avec Simon B on se demande vraiment comment les autorités Britanniques ou Indiennes sont assez folles pour contractualiser avec Areva sans lui demander de prendre financièrement en charge le risque d'accident nucléaire. Avec le nucléaire "heureux" l'inimaginable devient parfaitement réalisable...
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Commentaire par un physicien
jeudi 14 novembre 2013 09:42
Pour ceux que le rapport entre assurances et énergie intéresse, il existe un document détaillé sur ce point, une étude de l'Institut Paul Scherrer pour les réassureurs : http://gabe.web.psi.ch/pdfs/Energiespiegel_13f.pdf . On peut y lire : "Pour les énergies fossiles c?est le gaz liquéfié qui provoque le plus d?accidents, mais aussi le charbon et le pétrole sont moins bien placés que le gaz naturel. Les centrales nucléaires et hydroélectriques des pays occidentaux ont les valeurs les plus basses"
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Commentaire par bilan34
jeudi 14 novembre 2013 11:33
Le cout des accidents nucléaire ça fait (pas) partie de la "transparence du nucléaire" vantée par Mme Faudon. En effet il y a déjà 6 ans l'IRSN estimait qu'un accident nucléaire pourrait couter jusqu'à 5 800 milliards, excusez du peu !! On comprend mieux pourquoi le sujet de l'assurance nucléaire est LE tabou de notre Atom'Cratie. C'est le journal JDD qui a révélé l'existence de cette étude de l'IRSN. Puisque cette étude est toujours interdite d?accès aux braves couillons contribuables vous devrez vous contenter de l?enquête réalisée par le JDD: http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Exclusif-JDD-le-scenario-noir-du-nucleaire-595593
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Commentaire par bilou34
jeudi 14 novembre 2013 19:17
EDF et notre Technocratie nucléaire sont-ils sur le point de bafouer les règles élémentaires de sécurité nucléaire ? Théoriquement seule l'ASN peut donner l'autorisation de prolonger de 10 ans nos centrales nucléaire, mais EDF aimerait mettre la charrue avant les boeufs . Comment cette tentative d'escroquerie va t-elle se terminer ? Affaire à suivre...http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203118254736-la-prolongation-des-reacteurs-nucleaires-d-edf-enjeu-de-2014-628132.php
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
samedi 16 novembre 2013 17:26
Quand on veut faire de la désinformation, il suffit de bien choisir les chiffres qu on cite : Mme Faudon choisi les 2 dernières années pour dire que la part des fossiles augmente en Allemagne à cause des ENR. Si elle avait choisi les 10 dernières années (ce qui est un peu plus crédible), elle aurait été obligée de reconnaître qu elle baisse ! Même en fermant ses 8 réacteurs (-34%), l Allemagne a baissé de 9% le gaz, de 3% le charbon et n a augmenté que de 5% la lignite (cf. étude Fraunhofer p10 : source). Mais le plus intéressant dans le nucléaire « heureux » britannique, c est qu EDF reconnaît enfin le que vrai coût du kWh nucléaire (sans payer l assurance, et sans parler des déchets) est largement supérieur à celui des ENR. Quant à gérer le problème de l intermittence des ENR, c est beaucoup moins compliqué qu essayer d éviter qu un réacteur explose : il suffit de varier les sources ENR et de développer un peu de stockage. l Université du Delaware montre qu un réseau très important (20% de la taille des USA) peut très bien fonctionner 99,9% du temps et au même prix qu aujourd hui sans aucune subvention avec 100% de renouvelables et un peu de stockage hydrogène. http://www.udel.edu/udaily/2013/dec/renewable-energy-121012.html
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Commentaire par papijo
dimanche 17 novembre 2013 17:57
Savez-vous que "430 Milliards par réacteur" se moque de vous. Pour envoyer son dernier message (le 16 novembre à environ 17 h 30), il utilisait une électricité à 74% nucléaire, 3% éolienne et 0% solaire (*)! Cela me fait un peu penser à l'histoire du fou en train de scier la branche sur laquelle il est assis ! Quant au stockage d'hydrogène compétitif ... attendons qu'ils aient fini de l'inventer !(*): Pour le consoler un peu, comme il a pas mal plu ces derniers jours, il y avait aussi 13% d'hydraulique, le reste étant surtout du charbon. Voici le lien vers RTE pour vérifier:
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 18 novembre 2013 10:50
Papijo porte bien son nom : il raisonne encore comme au 20ème siècle. Les 74% de nucléaire en France sont justement le problème, à la fois en termes de coûts astronomiques (démantèlement, stockage des déchets, assurance, recherche) qu il va bien falloir payer un jour, et à la fois en termes de risques quand on aura notre Fukushima et qu il faudra évacuer Paris, Lyon ou Bordeaux, et arrêter toutes les centrales en même temps. Les Allemands n ont pas cette tare, ils lancent un programme d appui massif au développement des installations solaires autonomes, qui permettent d utiliser l énergie solaire même la nuit. Ils investissent des millions pour 2 raisons très simples : prendre la tête d un gigantesque marché mondial et réduire le pic solaire sur le réseau. Nous, avec notre raisonnement attardé, on sera les leader d une énergie trop chère, polluante pour des centaines de millénaires, dangereuse et dont la part de marché n arrête pas de diminuer partout dans dans le monde (sauf en France). Seul des Papijo peuvent penser que la France avec son électricité nucléaire soit disant « pas chère » fait les bons choix et que l Allemagne va dans le mur en développant massivement son industrie sur un secteur d avenir, les ENR. En attendant, les « mauvais choix » de l Allemagne et son électricité « trop chère » lui évitent d avoir nos 5 millions de chômeurs. http://www.usinenouvelle.com/article/l-allemagne-se-lance-dans-le-stockage-de-l-energie-solaire.N196275
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Commentaire par Hervé
lundi 18 novembre 2013 19:10
@430... Si vous étiez Allemand, c'est au charbon et au gaz que principalement vous rédigeriez vos Emails... Solaire + éolien c'est moins de 20% de leur mix et la tendance haussière c'est considérablement réduite. Quant à la prise de la tête du marché mondial du solaire, je crois que l?Allemagne a un peu de mal avec ça ces temps-ci, je sais pas si vous suivez l'actu, mais ça licencie en masse actuellement dans ces secteurs, les géants comptent leurs pertes et les faillites succèdent aux faillites.
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Commentaire par papijo
lundi 18 novembre 2013 22:30
@Hervé - Entièrement d'accord. J'ajouterai juste une chose, si 430 ... souhaite s'informer un peu sur ce que pensent réellement les allemands de leur production d'électricité, il y a par exemple sur le site en anglais du "Spiegel" une page regroupant les articles consacrés aux énergies renouvelables (les autres journaux ont des articles similaires mais ont le tort d'être rédigés en allemand).
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Commentaire par 430 milliards par réacteur
lundi 18 novembre 2013 22:40
Vu le développement exponentiel des ENR, bien avant que l EPR anglais soit fini, Hervé nous refera bientôt le même commentaire, mais en disant que les ENR, c'est moins de 50% du mix en Allemagne, et qu heureusement ils ont du gaz sinon ils ne pourraient pas envoyer leurs emails. Le temps de construire un EPR de plus et ils seront à 70%. Petit correctif pour Hervé, les ENR en Allemagne c est déjà 22.7% et le charbon baisse depuis la fermeture des réacteurs nucléaires, malgré des exportations nettement en hausse. Pour vérifier (désolé, les chiffres sont cruels) : http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm
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Commentaire par papijo
lundi 18 novembre 2013 23:23
@430 ... Evidemment si vous sortez vos chiffres de sites de propagande écolos, vous ne serez pas déçu ! Pour des chiffres un peu plus sérieux, vous pouvez voir par exemple sur le site de l'ENTSO-E (équivalent européen de RTE) qui présente ses chiffres d'une manière pas très sexy (tableaux Excel) et vous verrez que la part de fossile a augmenté ces dernières années, surtout en hiver !
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mardi 19 novembre 2013 10:41
Voila les chiffres "sérieux" de papijo pris sur le site qu il donne : fossil_fuels (TWh de 2005 à 2012) : 358 - 359 - 366 - 356 - 330 - 344 - 350 - 347. Chacun peut constater que les fossiles baissent (même s'ils ont un peu remonté en 2011 et 2012, surtout pour exporter l hiver vers la France quand les centrales nucléaires ont du mal à produire assez pour le chauffage électrique). Et voila les chiffres des ENR (même source papijo, même période, même unité) : 62 - 70 - 85 - 90 - 90 - 95 - 106 - 130. Même les chiffres de Papijo sont cruels pour les nucléocrates. Et le pire est à venir pour Papijo : toujours sur ce site, on peut voir qu en seulement 4 mois en 2013, l?Allemagne produit autant d ENR que en une année complète en 2009 et exporte autant qu en 2010.
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Commentaire par Monnier
mardi 19 novembre 2013 14:04
Les statistiques ENTSOE étant parfois fantaisistes, le mieux est de prendre les statistiques allemandes. Pour faire court, nous irons de l'an 2000 à l'an 2012, ce qui montre bien la tendance. -- Mieux qu'un cas particulier où l'on a vu le charbon remplacer le gaz à cause d'un effet d'aubaine : quotas de CO2 bradés et soldes sur le charbon US. --- Production d'électricité en 2000 (2012). -- Charbon et lignite : 291 TWh (276 TWh en 2012) -- Nucléaire : 170 TWh (99 TWh en 2012) -- Renouvelables : 38 TWh (135 TWh en 2012). --- http://energeia.voila.net/electri2/allemagne_nucle_charbon.htm --- En 2012, le supplément en charbon et lignite n'a même pas compensé le déficit en gaz et pétrole. ---
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Commentaire par Monnier
mardi 19 novembre 2013 14:09
A noter une information remarquable dans le texte cité [ http://energeia.voila.net/electri2/allemagne_nucle_charbon.htm ] : toutes (les quelques) centrales au charbon en construction et celles au lignite terminées en 2012 on été décidées entre 2005 et 2008. Voir la liste exhaustive. -- Sur 30 projets de centrales d'il y a une dizaine d'années, et que les pronucléaires citent abondamment, 22 ont été abandonnés et 4 ont été reportés à une date inconnue (sans doute à jamais). -- Ces constructions en cours n'ont ainsi aucun rapport avec l'arrêt final de huit réacteurs nucléaires en 2011 (autre info : deux étaient déjà en panne depuis trois ans). -- Aucun projet nouveau n'est envisagé, à part quelques plans sur la comète pour après 2020.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mardi 19 novembre 2013 17:38
Comme Papijo aime les chiffres, il devrait regarder ceux de l AIE : ils montrent le déclin du nucléaire mondial qui n arrive même pas à produire en 2012 (2 584 TWh) autant qu en 2008 (2 731 TWh), soit une part de marché qui passe de 2,5% à 1,7% (sauf en France, bien entendu...).
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Commentaire par papijo
mercredi 20 novembre 2013 11:58
@430 ... Personne n'a dit (en tout cas pas moi) que les ENR ont baissé en Allemagne ces dernières années. Par contre quand 430 écrit (18 nov à 22 h 40) que la conso de charbon baisse depuis la fermeture des centrales nucléaires, ce n'est pas vrai comme il finit par le reconnaitre (19 nov à 10 h 41). Ensuite que l'Allemagne et le Japon aient fermé un grand nombre de centrales nucléaires en 2011, je crois que tout le monde le sait. Que ces fermetures laissent présager l'abandon complet du nucléaire dans le monde comme cherchent à nous le faire croire certains, la réponse est non. La baisse correspondante de production entre 2008 et 2012 de 2731 à 2584 TWh représente une perte de 5,4% seulement. Enfin, le principal ennemi du nucléaire n'est dans les prochaines années, pas les ENR, mais le gaz de schistes (voir l'exemple américain). Pour revenir sur des bases réalistes, cet article du 10 novembre du FAZ au sujet du (toujours en cours de discussion) accord de coalition du prochain gouvernement qui prévoirait: - plafonnement du solaire à 52 000 MW de capacité installée (plafond atteint en 2016 ou 2017) - capacité de l'éolien offshore ramenée de 10000 MW en 2020 à 6500 MW, etc. Bref, même en Allemagne, tout le monde pense: ras le bol des ENR !
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mercredi 20 novembre 2013 22:33
La production nucléaire est passée de 2 730,8 TWh en 2008 à 2 696,4 en 2009. A qui Papijo va-t-il faire croire que c est à cause des fermetures des centrales allemandes en 2011 ? ou de Fukushima ?? Sur les 10 dernières années, la consommation mondiale en électricité augmente de 3,5% par en moyenne par an. Malgré cela, parmi toutes les sources d énergies, une seule est en régression, et c est le nucléaire. Entre 2010 et 2011, le solaire est à +84%, l éolien à + 31% et le nucléaire à -7%. En 2011 les ENR produisent 4447,5 TWh, soit presque le double du nucléaire (2 568,2). Baisser sa production alors que la demande augmente, c est le début de la fin, cela s appelle le déclin. Désolé pour Papijo, ce sont des chiffres d EDF. http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/inventaire/pdf/14e-inventaire-Chap01-Fr.pdf
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Commentaire par papijo
jeudi 21 novembre 2013 20:39
Une production qui passe de 2730,4 à 2696,4 TWh (-1,3%), qu'est-ce que ça démontre: un hiver un peu plus chaud ou un été un peu plus froid, d'avantage de rechargements ou d'opérations de maintenance ? Je n'en sais rien, mais sur une année cette petite variation ne veut rien dire. Tiens à propos de l'Allemagne et du charbon, un peu de lecture chez Bloomberg. Dans les 2 ans, les allemands vont démarrer 10 nouvelles unités au charbon (8000 MW), ce qui augmentera leur capacité charbon de 30%. J'arrête là mes interventions sur ce post que nous devons être les 2 derniers à suivre encore, mais on aura bien l'occasion de se retrouver ailleurs à propos de ce "fameux" modèle allemand !
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
jeudi 21 novembre 2013 21:49
Papijo fait bien d arrêter ses commentaires sur ce post, cela fera un peu de désinformation en moins. Cf. le post de Monnier sur l ouverture des centrales au charbon : "toutes (les quelques) centrales au charbon en construction et celles au lignite terminées en 2012 on été décidées entre 2005 et 2008 [et] n'ont ainsi aucun rapport avec l'arrêt final de huit réacteurs nucléaires en 2011 ".
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Commentaire par Hervé
jeudi 21 novembre 2013 23:36
Parlons "désinformation": Mounier et 430... pouvez vous nous expliquer pourquoi les pays que vous présentez comme des modèles, qui ont investit des dizaines de milliard dans les énergies dites "propres" sont toujours classé comme étant les plus pollueurs d?Europe? Et pourquoi la France mauvais éleve s'en sort pas si mal que ça? CF http://energie.lexpansion.com/climat/naviguez-sur-l-atlas-du-carbone-_a-35-7935.html. Merci.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
vendredi 22 novembre 2013 08:47
Parce que la pollution nucléaire sur des centaines de millénaires, ou le risque de devoir évacuer Paris, Lyon, Bordeaux ou n importe quelle ville de France pour des centaines d années n est pas pris en compte dans votre classement.
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Commentaire par Monnier
vendredi 22 novembre 2013 12:28
Que cela soit bien clair : le tarif d'achat de l'électricité photovoltaïque en Allemagne pour de nouvelles installations entre 1 et 10 MW, c'est 97,4 ?/MWh pour celles mises en service en novembre 2013. -- 94,7 ?/MWh pour celles qui seront mises en service en janvier 2014. -- C'est le tarif complet, en AUCUN cas un supplément par rapport au prix du marché. -- Le déclin de la production d'électricité dans le monde, ce n'est pas le cas d'une année particulière, mais une tendance depuis 2006. -- http://energeia.voila.net/electri/electri_nucle_declin.htm -- Production NETTE du nucléaire mondial, selon l'agence de l'énergie atomique, avec le pourcentage de l'électricité mondiale ... 2006 : 2.660 TWh (15,2%) -- 2007 : 2.610 TWh (14,2%) -- 2008 : 2.600 TWh (14,0%) -- 2009 : 2.560 TWh (13,8%) -- 2010 : 2.630 TWh (13,5%) -- 2011 : 2.520 TWh (12,3%) - 2012 : 2.346 TWh (11,2%). -- Bien moins qu'en 2000 : 2.540 TWh et 16,2% de la production totale d'électricité. -- En 12 ans, la part du nucléaire est tombée de 16,2% à 11,2% de la production mondiale d'électricité ... Commentaires ?
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Commentaire par Hervé
vendredi 22 novembre 2013 18:42
Vu vos réponses, même si c'est pas dit clairement, on peut comprendre que c?est plus ou moins a cause du choix du nucléaire en France... Donc Bonne réponse, même s'il faut un peu interpréter! Mounier: Vous voulez un commentaire sur la baisse du nuke mondial, trois raison: au japon ils on eu un souci qui les a conduit à stopper leur réacteurs. Je doute que cette situation ne dure très longtemps. Mais au moins 4 ne redémarreront pas ça c'est sur! En Allemagne ils préfèrent se shooter au charbon car ils en ont beaucoup (ce n'est pas notre cas) et aux US le gaz de schistes est moins cher (ça par contre on en a peut être, c'est éventuellement une option pour nous). Dans tout ces cas , il faut rappeler que les productions ENR, hors hydraulique restent marginales pour raisons technico-financieres. @430: Considérant Tchernobyl (ils ont quand même déposé un coeur de 3200MW sur la pelouse, difficile de faire pire) il n'y a pas eu d?évacuation des villes éloignées de plus de 30Km, Au japon, ils ont déja réduit la zone interdite. La zone "contaminée" pour des siècles n'est pas trés grande (sachant que le critère de "contamination" serait discutable, On trouve des zones naturellement plus radioactives que les abords de tchernobyl, et les habitants ne sont pas plus malades qu'ailleurs).
[76]
Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 25 novembre 2013 09:35
Donc tout va bien dans le monde nucléaire d Hervé. Sauf que les ENR produisent aujourd hui deux fois plus d électricité, sont déjà moins chères que l EPR, avec un développement exponentiel et une baisse continue des prix. Pendant ce temps, la production nucléaire baisse, et baissait déjà avant que Fukushima n explose et ses coûts n arrêtent pas d augmenter. Les Japonais savent très que c est uniquement parce que le vent soufflait du bon côté qu ils n ont pas été obligés d évacuer Tokyo. Coup de bol cette fois ci.
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Commentaire par Hervé
mardi 26 novembre 2013 00:08
@430, Les ENR produisent 2x plus... pas en France en tout cas, et (hors hydrau et géothermie) il n'y a pas de cas ou ça pèse grand chose. L'ennui c'est que l'hydrau et la géothermie, on ne peut pas en faire partout. Vous défendez un modèle qui n'est même pas viable (techno actuelle, si on résous le stockage grande échelle grande durée bas cout, tout sera différent, je vous l'accorde mais c'est pas le cas pour le moment). En allemagne ils sont en train de "découvrir" ce problème. Concernent le vent et Tokyo, elle est à 230Km de Fuku. Donc selon vous c'est que le vent n'allait pas du bon coté. Comme il n'y a pas d'explusion de cette taille au japon, il est allé vers la mer. Bon admettons. Mais alors, si je vous suit et par analogie, on doit pouvoir retrouver une zone d'exclusion de plus de 230Km en Ukraine. Pouvez vous nous rappeler ou elle se situe car de mémoire, il n'y a pas de mer à tcherno, donc ça a du forcément passer qq part non? A moins que vous considériez que le nuage de tcherno se serait arrête a la frontière de la zone interdite de 30Km???
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Commentaire par 430 milliards par réacteur
mardi 26 novembre 2013 19:33
Pas besoin de défendre les ENR, elles se développent à une vitesse astronomique sans que j y soit pour quelque chose et produisent 2 fois plus que le nucléaire (donc le nucléaire pèse 2 fois moins que « pas grand chose » pour reprendre l expression d Hervé). Même l intense lobying de certains n arrive pas a empêcher le déclin du nucléaire. Pourquoi ce déclin ? A cause du prix ? l EPR est déjà 2 fois plus cher que l éolien. A cause du risque d accident majeur ? Chiffré entre 430 et 5000 milliards en France par l ASN, avec une probabilité de 1 tous les 10 ans d après l IRSN. A cause des tensions sur l uranium ? Le kg d Uranium est passé de 7$ en 2001 à 50$ en 2012, après un pic à 230$ en 2008, sans parler du coût de la guerre au Mali, ni des réserves bientôt épuisées : estimées à 6 Mt par l AIEA, soit moins de 40 ans à 159 000 t/an (scénario médian AIEA). A cause des déchets dont personne ne sait quoi faire pour les prochaines 100 000 années ? Même à Bure ils coûteront au moins 7,5 milliards juste pour 100 ans d après la SFEN : sympa le cadeau pour nos descendants sur une centaine de millénaires ! Mais, depuis, le budget de Bure a doublé (comme d hab avec le nucléaire, il n y a pas que les centrales qui explosent, mais aussi les coûts). Le temps de construire un EPR, les ENR auront tellement baissé que cela ne vaudra même pas la peine de le mettre en route.

[Réponse de l'auteur]
Je ne sais pas à qui vous vous adressez exactement. Pour ma part, relisez mon article: je n'ai jamais attaqué les ENRs. Un des messages clefs de ma tribune est que je salue justement le choix des britanniques de développer les deux conjointement pour réduire leurs émissions de CO2 et renforcer leur indépendance énergétique. Je ne vois pas l'intérêt que le nucléaire et les renouvelables auraient à se cannibaliser, alors qu'elles sont toutes les deux vertueuses, à la fois en matière de CO2, et en impact sanitaire. Je voudrais vous rappeler la situation du mix énergétique mondial bien décrite récemment par l'AIE (l'Agence Internationale de l'Energie) sco.lt/6IsFiD c'est bien le charbon, fort émetteur en CO2, et responsable de nombreux décès du à des maladies respiratoires, qui sera en très forte croissance, et deviendra la première source d'énergie au monde en 2020, devant le pétrole.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mercredi 27 novembre 2013 12:28
Réponse à l auteur : en effet le nucléaire et les ENR sont vertueuses par rapport au CO2 (mais le nucléaire ne représente que 1,7% de la consommation énergétique mondiale, donc avec un effet quasi négligeable sur le climat). En ce qui concerne les effets sanitaires, contrairement aux ENR, le nucléaire peut difficilement être considéré comme vertueux uniquement parce qu il existe une autre forme extrêmement polluante, le charbon. En effet, l AIE prévoit un développement énorme et effrayant du charbon, notamment en Inde et en Chine (mais il diminue en Europe, aux USA?et il diminue régulièrement depuis 10 ans en Allemagne même avec la fermeture des réacteurs contrairement à ce que vous annoncez dans votre article). Vu le prix du kWh nucléaire, vu les risques énormes liés aux accidents majeurs qui arriveront inévitablement un jour et le flot de destructions et cancers associés, vu la pénurie d uranium qui se profile bientôt, il serait plus judicieux de développer massivement la capture du CO2 et des poussières sur les centrales à charbon. Cela coûtera toujours moins cher que le nucléaire, mais sans les risques sanitaires. Vu les énormes problèmes générés récemment en Chine par la pollution au charbon, il n est pas interdit de penser que c est la voie qu ils seront obligés de suivre. Mais ce développement énorme du charbon - les réserves n étant pas infinies - ne durera pas plus que ce siècle, tout comme le nucléaire. Il faudra bien passer à autre chose ensuite : aux ENR.
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Commentaire par Monnier
mercredi 27 novembre 2013 16:32
Les centrales thermiques au charbon construites au cours des dernières années (en Chine en particulier) filtrent les fumées et ne laissent pratiquement passer que le CO2, ce qui est sans gravité. Mais le charbon sert aussi beaucoup à la production d'acier. --- En 2012, la production NETTE d'électricité nucléaire a été de 2.350 TWh. Pour les énergies renouvelables, c'est 4.860 TWh, dont 3.790 TWh pour l'hydraulique et 1.070 TWh pour les autres. La part de la géothermie est modeste, moins que le solaire. --- En 2018, selon les données de l'IAEA et de l'IEA, ce sera 2.900 TWh pour le nucléaire et 6.850 TWh pour les renouvelables, dont 4.570 TWh pour l'hydraulique. --- http://energeia.voila.net/electri/co2_ges_nucle_renouv.htm --- En 2018, les énergies renouvelables autres que l'hydraulique produiront 2.280 TWh (en net). On se rapproche du nucléaire. --- Entre 2012 et 2018, la progression sera de 550 TWh pour le nucléaire et de 1.990 TWh pour les renouvelables (780 pour l'hydraulique et 1.210 pour les autres). --- En conclusion, la production d'électricité par les énergies renouvelables se développe quatre fois plus vite qu'avec le nucléaire.
[81]
Commentaire par Hervé
mercredi 27 novembre 2013 19:03
@ L'auteur: lorsque vous écrivez "pas d'opposition entre le nucléaire et les renouvelables", je ne suis que partiellement d'accord. Ces formes d?énergie sont au contraire concurrentes car semblables sur un plan économique: composées essentiellement de couts fixes. L'ennui avec les ENR, c'est que les plus disponibles (Solaire et éolien) qu'elles n?emmènent pas de puissance garantie. Il faut donc les compléter avec une autre énergie sure. Techniquement le nucléaire en fait partie, mais économiquement c'est une aberration car qu'elle produise ou non, la centrale nucléaire vous coute pareil. C'est donc le charbon et le gaz qu'on utilise a cette fin. Ou on met une centrale nucléaire, toute seule.

[Réponse de l'auteur]
c'est bien pour une energie d'etre basée sur des couts fixes car ses couts sont predictibles et non soumis aux aleas des marches. Compte tenu de la place du charbon dans le monde (plus de 40%) et sur le reseau europeen, il y a un tres gros potentiel de croissance pour les ENRs et le nucleaire ensembles en energie de base. Il y a aussi un grand potentiel de croissance pour les ENRs sur la chaleur et l'habitat notamment (importance du fioul). Oui pour la pointe et pour compenser l'intermittence il faut ajuster par de l'hydro (nous en avons pas mal en france) du gaz, des STEPs aussi (il faudrait en construire plus).
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Commentaire par Hervé
mercredi 27 novembre 2013 19:21
@ L'auteur: Une autre curiosité: Un EPR peut produire un peu plus de 12Twh par an. Si on en croit les tarifs négociés avec les anglais, la vente de la totalité de cette production donnerait un revenu annuel d'environ 1.4 milliard d'euros. Le contrat étant sur 35 ans, un seul EPR va rapporter à EDF sur cette période prés de 30 milliard d'Euros investissement et fonctionnement déduits. C'est assez étrange que les anglais leur ait fait ce cadeau. Avez vous une explication?

[Réponse de l'auteur]
Les anglais n'ont aucune raison de faire des cadeaux. Dans votre calcul, il faut prendre en compte les frais financiers: plusieurs années de cash flows négatifs au début, et puis il faut prendre un taux d'actualisation pour discounter les revenus des années suivantes. Pour rappel, ce taux est fixé par l'actionnaire d'EDF, soit, principalement, l'Etat français. Bon week end.
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Commentaire par Hervé
mercredi 27 novembre 2013 19:29
Oupps, petite erreur, revenu annuel de 1.4milliard, lire chiffre d'affaire, dslé
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mercredi 27 novembre 2013 22:52
Il n y a pas de cadeau de la part des Anglais. Le nucléaire est énormément subventionné en France, mais les anglais ne vont pas subventionner les Français ! donc EDF est obligé de facturer le vrai coût, alors qu'en France, c est le contribuable qui paye la différence (et qui payera aussi en cas d accident, et qui a payé les 57 milliards de recherche, et qui paye encore 1 milliard par an pour la recherche, etc..). En termes de subventions, les ENR avec leurs 70 millions de recherche par an sont très "petits joueurs" par rapport au nucléaire. Par ailleurs, Hervé est optimiste. Pour produire 12 TWh /an, il faut un coefficient de charge de 84%. EDF arrive péniblement à 78% les bonnes années à cause de problèmes de maintenance, dixit cour des comptes : « Le faible coefficient de disponibilité (78% contre 90% aux USA) s explique en partie par des avaries exceptionnelles causées par un effort insuffisant d investissements de maintenance pour prévenir les arrêts non programmés »

[Réponse de l'auteur]
le nucléaire en France n'est plus subventionné depuis le début des années 80, Vous pouvez vous référer aux comptes d'EDF qui sont publics et audités, ainsi qu'au rapport de la Cour des Comptes de 2012. La conférence gouvernementale du mois de Septembre a d'ailleurs conclu que le nucléaire serait mis à contribution pour financer la transition énergétique, ce qui est bien la preuve qu'il gagne de l'argent et que ses finances sont saines.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
mercredi 27 novembre 2013 23:21
Réponse à l auteur : et qui paye l assurance ? (Les Japonais ont la réponse à cette question sur leur feuille d impôts).,. si vous arrivez à trouver une assurance qui accepte de prendre un tel risque ! Les contribuables devraient relire la police d assurance de leur maison. Ils constateraient que tous les contrats habitation excluent ce risque. Pas fous les assureurs !

[Réponse de l'auteur]
La réparation des dommages nucléaires est soumise en France à un régime spécifique, dit de « responsabilité civile nucléaire », et issu d’une convention internationale signée à Paris en 1960 entre les principaux pays d’Europe occidentale. Ce régime pose notamment comme principes la responsabilité exclusive et sans faute de l’exploitant d’installation nucléaire: ceci est extrêmement protecteur pour les potentiels victimes car ils sont remboursés tout de suite (cf rappel des procès interminables sur les marées noires notamment, où le propriétaire du bateau essaye pendant plusieurs années de dire qu'en fait ce n'est pas sa faute à lui mais celle de quelqu'un d'autre, et où les victimes attendent). En contrepartie l'exploitant nucléaire a une responsabilité limitée, associée à une obligation de garantie financière. Actuellement, les grands exploitants nucléaires français font tous appel en tout ou en partie au marché de l’assurance. Compte tenu des caractéristiques particulières du risque nucléaire, faible occurrence mais accident potentiellement de grande ampleur, le marché de l’assurance s’est organisé sur les plan national et international, sous la forme de pools nationaux liés par des accords de réassurance.
[86]
Commentaire par Hervé
vendredi 29 novembre 2013 17:57
@430, Pour rappel, l'EPR est prévu pour permettre un taux de charge de 90% et peut donc sans problème faire 84%, (contre environ 85% pour les anciens réacteurs). De plus, en France, la forte proportion dans le Mix les oblige a faire du suivi de charge, donc fait mécaniquement baisser le taux de charge. C'est peut être d'ailleurs la raison de ce cout élevé du contrat passé avec les anglais. Pour rappel, le Nuke est très peu subventionné EN RAPPORT DU SERVICE RENDU. Comparativement les allemands ont dépensé le double pour 15% de leur mix.
[87]
Commentaire par Hervé
samedi 30 novembre 2013 00:12
@ L'auteur. Concernant vos précédentes réponses à mes commentaires, je suis parfaitement d'accord sur le fait que les ENR de type intermittentes sont complémentaires d'un mix a base de fossile (avec une limite de pénétration du mix dépendante de la météo / géographie) mais condamne les pays qui optent pour cela a utiliser des énergies fossiles en backup ce qui pour notre pays reviens a décider l'augmentation d?émission de GES et alourdir le déficit de la balance extérieure. Faire du backup avec du nucléaire reviens a réduire son taux de charge et donc mécaniquement augmenter ses coûts.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
samedi 30 novembre 2013 11:27
A l auteur : en effet, et c est même uniquement grâce à cette convention que le nucléaire a pu se développer. Car cette convention limite le risque d EDF à 700 millions (voire seulement 70 pour certaines installations), et interdit tout recours après 10 ans (ce qui permet de s exonérer facilement des conséquences à long terme, notamment en termes de cancers). Sans cette limitation de responsabilité à un seuil et une durée DÉRISOIRES, aucun groupe ne se serait jamais risqué à investir dans le nucléaire. Vous savez parfaitement que l IRSN estime le risque d un accident majeur en France à 430 Milliards, (voire plus de 5000 milliards dans une autre étude), que certains de vos éminents confrères jugent le risque inacceptable, par exemple le directeur de l AFCN, (juste avant de quitter son poste de patron de l autorité de contrôle belge) : "il y a toujours un risque lié à l énergie nucléaire. Et nous devons aussi nous demander si le risque est acceptable pour la société. Je pense qu aujourd hui il ne l est plus" Même en France, le directeur général de l IRSN (Le Figaro 18/6/11) estime la probabilité d un accident majeur à 1 tous les dix ans. La France est déjà à passée plusieurs reprises tout près d une catastrophe nucléaire, évitée de justesse, mais nous n auront pas indéfiniment cette chance, et alors, comme pour TEPCO, il faudra renationaliser les dégâts monstrueux et alors, les augmentations d impôts actuelles nous sembleront ridicules par rapport à celles qui nous attendent.

[Réponse de l'auteur]
Les travaux rendus publics en février 2013 par l’IRSN sont préliminaires et font l’objet actuellement de discussions contradictoires chez les experts, comme pour toute étude. La part des coûts liés à la contamination n’est qu’une faible partie du montant chiffré par l’étude IRSN : les auteurs des travaux ont cherché à évaluer l’impact sur l’image de la France et en termes d’importations d’énergie (scénario d’arrêt immédiat de toutes les centrales, ce qui n’a pas été le cas au Japon). Sur la contamination des territoires, elle ne prend pas en compte l’équipement des centrales françaises qui, à la différence de Fukushima, sont équipées à la fois de recombineurs d’hydrogène et de filtres qui empêcheraient les rejets de Césium. Si on se place par hypothèse en scénario d’accident grave, on aurait au pire un rejet d’Iode radioactif, soit une contamination locale d’une semaine au plus. Si les coûts vont au-delà de la garantie disponible, qui sera bientôt de 1,5Md d’euros au total, oui c’est l’Etat qui prendrait le relais, comme il le fait toujours pour de grosses catastrophes : cas du 11 Septembre à New York dans un cas de risque terroriste par exemple, cas aussi des ruptures de grands barrages dans le domaine de l’énergie, des grandes tempêtes ou des tremblements de terre.
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 02 décembre 2013 10:50
Avant Fukushima, les Japonais, anesthésiés par leurs experts nucléaires, pensaient aussi être à l abri d un accident majeur. Tepco savait depuis plusieurs années que sa digue n était pas assez haute. Mais Tepco n avait pas envie d investir pour la rehausser. EDF savait depuis plusieurs années que la digue de la centrale du Blayais n était pas assez haute. Mais EDF a attendu la tempête du 27 décembre 1999 pour finalement décider de la rehausser. Ce jour là, la vague qui a noyé la centrale plusieurs jours, a coupé l alimentation électrique des réacteurs n°2 et 4, comme à Fukushima, et les Bordelais on failli être obligés de déménager pour quelques siècles. De Gaulle a bien fait de visiter la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux le 16 octobre 1969, parce que le lendemain, le c?ur fusionnais (accident de niveau 4) ! Et onze ans après, le 13 mars 1980, St Laurent des Eaux remettait ça à cause d une pièce rouillée, (fusion du c?ur, encore niveau 4). Les Lyonnais ont eu également très chaud le 14 avril 1984 à la centrale du Bugey qui a frôlé la perte totale de ses alimentations électriques de puissance. Les braves contribuables ne le savent pas, grâce à une maîtrise efficace de l'information, mais on a frôlé plusieurs fois l accident majeur en France. J espère qu on aura plus de bol que les Japonais ou les Ukrainiens.
[90]
Commentaire par Hervé
lundi 02 décembre 2013 20:22
Et bien vous voyez 430, comme vous l?écrivez vous même, en France on arrive à fondre des c?urs ou noyer des centrales sans forcément aboutir sur une catastrophe...
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Commentaire par 430 Milliards par réacteur
lundi 02 décembre 2013 21:01
. . . pour l instant.
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Commentaire par Accident nucléaire = sauve qui peut
samedi 08 février 2014 17:38
Dans cet excellent article de Médiapart (enfin des journalistes qui ne font pas du publi-rédactionnel) on mesure d'une part, l'énormité de l?escroquerie à l'assurance fomenté par l'industrie nucléaire, et d'autre part qu'en cas d'accident grave nous sombrerons dans un régime militaire. Bienvenue en Atom'Cratie !! http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-blavette/070214/plan-national-de-reponse-accident-nucleaire-une-reponse-inadaptee-et-autoritaire
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Commentaire par Nucléaire Britanique: soupe à la grimace
samedi 08 février 2014 18:04
Bien entendu aucun média Français n'a osé relayé l'info (trop frileux de perdre des clients radio-actifs ?) mais il semblerai bien que l'Europe ne veut pas rester les bras croisés face à l'arnaque mise au point par EDF et le Gouvernement Britannique de David Cameron: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-1277_en.htm http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/energy/10611003/Nuclear-setback-as-EC-attacks-Hinkley-Point-subsidy-deal.html http://www.thetimes.co.uk/tto/business/industries/utilities/article3992127.ece
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Auteur
Valérie Faudon a été nommée Déléguée Générale de la Société Française d'Energie Nucléaire (SFEN) au 1er janvier 2013. Elle était depuis décembre 2009 Directrice du Marketing d'AREVA...

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