Participez aux débats sur l'énergie de demain

Les Américains s'intéressent au nucléaire offshore


mardi 07 juillet 2015

Après les Russes, qui doivent lancer une centrale flottante en Sibérie en 2016, c'est une équipe de chercheurs américains qui étudie la faisabilité de plateformes nucléaires au large des côtes.


Voir le site L'énergie en questions

Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) tente de mettre au point un modèle de centrale nucléaire capable de flotter à plusieurs kilomètres des côtes. Selon eux, cette technologie révolutionnaire pourrait être plus sûre, moins chère et plus facile à mettre en place que les actuelles centrales nucléaires terrestres.

Pour cela, deux technologies seraient combinées : celle de la centrale nucléaire et celle des plateformes pétrolières offshore. Une fois installée au large, le seul lien entre la centrale et le continent serait le câble de transmission de l'énergie produite.

L'avantage majeur de cette technique serait de rendre les centrales nucléaires moins vulnérables aux tremblements de terre qui se trouvent atténués par l'eau de mer. Par ailleurs, l'installation au milieu de l'eau de mer garantirait l'accès à l'eau pour alimenter les circuits de refroidissement de la centrale, tant lors de l'utilisation normale de l'infrastructure qu'en cas d'urgence.

La centrale nucléaire flottante mesurerait environ 45 mètres de diamètre et pourrait accueillir un réacteur de 300 MW de capacité. Un second projet envisage la création d'une structure flottante de 75 mètres de diamètre et de 1.100 MW de capacité. A la manière des plateformes pétrolières, ces centrales accueilleraient un héliport et une base de vie pour le personnel.

La poursuite des recherches sur le nucléaire offshore

A la suite d'une étude de marché réalisée dans le cadre des recherches du MIT, de potentiels sites pour accueillir des centrales nucléaires flottantes ont été identifiés, au Moyen-Orient ou en Asie de l'Est et du Sud-Est notamment. La rentabilité d'un tel équipement dépend grandement des sites et de leurs contraintes, selon les chercheurs du MIT.

Ces derniers doivent encore travailler pour affiner leur concept pour anticiper, par exemple, la réaction de la centrale aux tempêtes, ou encore pour déterminer la meilleure méthode de réapprovisionnement en combustible.

Les États-Unis ne sont toutefois pas les premiers à se pencher sur un projet de centrale nucléaire flottante et plusieurs pays élaborent leur propre modèle technologique. La Russie est la plus en avance. En avril dernier, Moscou a annoncé que sa première centrale nucléaire flottante serait installée dès 2016 en Sibérie.

Réagissez à cet article
 (2) 
Nom *
Email *
Votre commentaire * (limités à 1500 caractères)
2 commentaire(s)
[1]
Commentaire par Monnier
jeudi 09 juillet 2015 12:21
Deux petits réacteurs de 32 MW dont la construction a commencé en avril 2007. - // - S'ils sont terminé en 2016, cela fera neuf ans pour de si petits réacteurs. - // - C'est moins puissant que les réacteurs d'un brise glace nucléaire d'il y a vingt ans. - // - Mais le site devant accueillir ces deux petits réacteurs ne devrait pas être terminé avant 2019 : il ne suffit pas de tirer un câble !
[2]
Commentaire par un physicien
lundi 13 juillet 2015 19:58
Le concept Flexblue de DCNS ( réacteurs sous marins) semble beaucoup plus intéressant
PARTICIPEZ !
Cet espace est le vôtre !
La chaîne Energie de LExpansion.com
vous ouvre ses colonnes. Partagez vos analyses !

Pourquoi votre facture de gaz augmente alors que les cours chutent
Les tarifs de GDF Suez pourrait augmenter de 4% au 1er juillet après avoir grimpé de près de 10 ...