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 - Rédacteur en chef de l'Usine à GES
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Sur la route de Copenhague : l'accord à portée de main ?


mardi 01 septembre 2009

Moins de 100 jours avant Copenhague. La lettre professionnelle "l'usine à GES" fait ici le point au sortir de la trêve estivale. L'été n'a en tout cas pas interrompu l'activisme des militants



Copenhague est dans 96 jours, voir le compte à rebours sur le site officiel.

Le point avec L'Usine à GES

Vacances obligent, cette actualité est passée inaperçue. Mi-août, 2 400 négociateurs de 180 pays se sont retrouvés, à Bonn, pour faire le point sur l’avancée des discussions climatiques, à quatre mois du sommet de Copenhague. De cette réunion inter-session, on peut tirer un bilan contrasté. Pour ce qui est des éléments positifs, il y a désormais un texte de 200 pages servant de base à la négociation.

En forcissant le trait, on peut dire que les pays industrialisés sont d’accord pour être soumis à de nouveaux objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre (globalement entre 10% et 14% d’ici à 2020). De leur côté, les pays en développement pourraient prendre des engagements, non contraignants ceux-là, de réduction d’émission. Voilà pour le quasi acquis. Car, pour le reste, les esprits continuent de s’échauffer rapidement.

Prenez l’adaptation. Le Canada ou l’UE considèrent qu’il faut faire porter l’effort (non encore financé d’ailleurs) sur les pays les plus vulnérables. Ce qui n’est pas du goût des pays pauvres qui souffriront moins que les Maldives ou le Bangladesh des conséquences des changements climatiques.

Autre sujet clé : le transfert de technologies. L’Arabie saoudite estime que les technologies les plus vitales pour le Sud sont celles permettant de capter et stocker le CO2 dans le sous-sol. Faux, répond l’association des Etats-îles (AOSIS) qui préfère qu’on lui fournisse des moyens de résister à la montée des eaux.

Et si l’on infligeait des contraintes carbone à des secteurs libres d’émettre ce qu’ils veulent ?
La marine marchande, au hasard. Pas bête, confirment les climatologues, qui oublient toutefois que 75% des cargos et autres navires de commerce sont immatriculés dans les pays en développement. Exit le consensus.

Dans la réforme en cours du MDP (*), certains (France, Japon) veulent faire considérer l’énergie nucléaire comme non-émettrice de CO2. Ce qui fait bondir des pays historiquement anti-nucléaires, comme la Nouvelle-Zélande.

Vous l’avez compris, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Selon un récent recensement, environ 2000 points de désaccord subsistent entre les diplomates. Trouver un accord sera donc difficile, mais pas impossible. ça, on le savait déjà.

(*) MDP=Mécanisme pour un Développement Propre. Des pays industrialisés dits de l’Annexe I (OCDE et pays de l’Europe de l’Est) ont accepté de limiter leurs émissions de gaz à effet (GES). Ils se sont engagés à réduire globalement leurs émissions de 5, 2 %, pour la période 2008 - 2012, par rapport à leurs niveaux de 19901. Ce groupe appelé aussi groupe de l’ombrelle (Umbrella Group) est composé des Etats Unis, du Japon, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande (qui l’a quitté depuis), de la Norvège, de la Russie, de l’Ukraine et de l’Islande.

Après le Mont Rushmore, un glacier suisse

La chaîne Energie avait rapporté comment Greenpeace avait tendu une banderole sur les célèbres scultptures des visages de présidents américains à Mount Rushmore, afin d'interpeller le président Obama. Le 25 août dernier, une quarantaine de militants de la même organisation ont installé un calicot de 140 mètres de long et de 60 mètres de large sur le glacier du Gorner, en Suisse. Voir les photos

Vos photos pour Copenhague

De son côté, le quotidien britannique The Guardian avait appelé les lecteurs à se prendre en photo en faisant passer un slogan ou un mot d'ordre destiné aux dirigeants du monde qui seront à Copenhague. Le journal a commencé à publier les meilleures images. En voici une première série. 

A noter enfin, une revue de presse "verte" très détaillée sur le site du New York Times.
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