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Difficile de bien manger pour le climat !


vendredi 28 juin 2013

Notre alimentation est une source importante d'émission de GES. Mais il faut se méfier des réponses toutes faites pour en alléger le bilan carbone.


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C'est presque une évidence. Plus les producteurs de notre alimentation sont proches de chez nous, moins le bilan carbone de nos trois repas quotidiens est important. Problème, cette démonstration est... fausse.

En 1997, une étude suédoise a montré que l'empreinte carbone de tomates néerlandaises (cultivées dans des serres chauffées au fioul) était seize fois plus élevée que celle de tomates importées d'Espagne (élevées au soleil). En 2009,
le ministère britannique de l'Environnement a refait le calcul sur plusieurs denrées et en y incluant les émissions imputables au transport.

Sans surprise, la tomate espagnole reste compétitive, en émettant trois à quatre fois moins de gaz à effet de serre (GES) que sa cousine britannique, également chauffée au fioul. Le bilan est un peu moins désastreux pour les framboises.
En revanche, la pomme de terre israélienne est bien plus carbonée que la potatoe britannique : la faute à l'énergie (fossile) utilisée pour irriguer massivement les champs de patates de l'État hébreux.

 Bref, pas facile d'alléger notre menu carbone, dont l'addition tourne autour de sept à neuf kilos de GES par repas et par personne. Constructifs, certains suggèrent de ne consommer que les produits de saison. Ça ne semble pas aussi simple. Une étude de Hanna Karlsson (Université suédoise des Sciences agricoles) basée sur des analyses de cycle de vie montre que, même dégustées en pleine saison, les tomates achetées à Copenhague ont un bilan carbone bien plus important que celui de la carotte, par exemple. Exit , la tomate-mozza ! Place à la carotte Vichy.

Moins de viande ?

Les végétariens, justement, ont-ils la solution  ? La production mondiale de viande est à l'origine de 18 % des émissions anthropiques de GES, supprimer la barbaque serait donc salutaire pour le climat. Là encore, ça n'est pas forcément gagné. Car, pour un apport d'énergie équivalent, les Végans et leurs amis doivent manger beaucoup plus de fruits et de légumes (frais et secs) que les « viandards ». Une récente étude, publiée par Nicole Darmon (université d'Aix-Marseille) dans
l'American Journal of Clinical Nutrition , indique ainsi que le régime sain des « veggies » peut être plus carboné qu'un menu carné ou déséquilibré.« Un gros caddy d'aliments bio et locaux aura plus d'impact qu'un petit sachet d'aliments moins sains » , résume la scientifique dans un entretien accordé au Journal de la sécurité alimentaire.

Climat et alimentation, un beau sujet de recherche pour le 6eme rapport du Giec.
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3 commentaire(s)
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Commentaire par Hervé
lundi 01 juillet 2013 21:22
Comme toujours il y a le mythe et la réalité.... Merci pour cet article
[2]
Commentaire par patrig k
mardi 02 juillet 2013 21:12
doivent manger beaucoup plus de fruits et de légumes (frais et secs) que les « viandards ».///// certes, mais les études peuvent elles affirmer que les viandards, consommeraient moins de fruits secs et frais pour autant ... INRA .... et copinage avec les grandes firmes agroalimentaires, n'explique t il pas ces délirantes affirmations, ... décidément, les articles sont de plus en plus ressemblant à des tracts à faire tourner une machine économique à deux doigt de la panne sèche ...
[3]
Commentaire par NOEL
jeudi 25 juillet 2013 16:16
Bonjour, Je trouve cet article plus que confus: notamment sur la publication scientifique de Nicole Darmon. On ne comprend pas vraiment ce qu'elle démontre. Certaines généralités proposées par ailleurs me laissent sans voix: manger en hiver des tomates produites en Hollande plutôt qu'en Espagne n' est pas bien pour le climat! attention! Non vraiment? Quelle découverte! C'est une vraie révélation ! Peut être auriez vous pu ajouter en même temps, qu' en hiver on ne mange pas de tomates qu'elles viennent d'Hollande, de France ou d'Espagne quand on vit à Paris! Enfin concernant votre attaque contre les végétariens bio écolo vert etc.. Oui en effet si vous n'achetez que du tofu, des algues, des protéines de soja de l'autre bout du monde etc... et que vous n'achetez pas des légumes et des fruits et des lentilles etc locales vous êtes de gros producteurs de gaz au même titre que celui qui ne peut se passer de son steak quotidien! Un peu plus de pédagogie de base et de clarté n'aurait pas fait de mal : répéter des généralités encore mal acceptées par les Français aurait été nécessaire: quelques mots d'ordre simples : saisonnier, local, de qualité et donc en moins grande quantité: 1 à 2 fois de viande et poisson par semaine ... bonne journée
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