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Climat : deux ans pour faire décoller la conférence du Bourget


vendredi 11 octobre 2013

La grande conférence des Nations unies sur le climat aura lieu en 2015 au Bourget. Un délai court pour reconstruire au niveau européen une politique climatique actuellement inexistante.


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Le point fixe est un moment crucial. L'avion est en bout de piste, les freins serrés, le moteur ronflant : c'est l'instant où le pilote vérifie les principaux équipements avant de lâcher les freins et de mettre plein gaz pour décoller enfin.

Deux ans avant l'ouverture de la Conférence du Bourget (Paris 2015), l'administration Hollande fait son point fixe climatique. Lors de la seconde Conférence environnementale, fin septembre, le président de la République a rappelé son objectif : « un accord qui engagera toutes les parties prenantes sur une limitation des émissions de gaz à effet de serre pour contenir l'évolution des températures en-deçà de 2 °C à l'horizon de 2100 ».

Pour ce faire, a-t-il indiqué, l'Europe devra parler d'une seule voix. C'est-à-dire reconstruire une politique climatique qui n'existe plus. Cette politique devra se fixer un cap. La France propose de réduire de 40 % l'empreinte carbone du Vieux Monde, entre 1990 et 2030.

L'Union européenne devra aussi achever son marché intérieur de l'énergie (15 ans qu'on en parle !), développer le stockage géologique du CO2 (dont plus personne ne veut !), restaurer le marché du carbone (dans les limbes !) et instaurer une taxe carbone pour les produits importés (qui hérisse les partenaires de la Chine...). Ambitieux !

D'autant plus ambitieux qu'il n'y a, pour le moment, aucun consensus au sein des 28 sur ce programme. Ni sur le reste d'ailleurs. En ce moment même, l'Europe se déchire sur les futures normes d'émission de CO2 des voitures. Une procédure d'infraction pourrait être lancée contre bon nombre d'États, dont la France, pour transposition insuffisante de la directive
« Énergies renouvelables ». Les pays accros au charbon (leur nombre augmente à mesure que le gaz de schiste progresse) torpillent systématiquement toute proposition de réforme de l'ETS.

 La liste n'est pas close. Tous ces sujets seront pourtant mis sur la table lors du prochain Conseil européen du mois
de mars prochain. La diplomatie tricolore disposera alors d'une grosse année pour arracher un consensus. Le quai d'Orsay pourra mesurer son degré de solitude. La crise économique et sociale n'aidera pas les chancelleries à faire montre de courage. De plus, Paris devra compter avec des présidences européennes « faibles », exercées par la Grèce, l'Italie, la Lettonie et le Luxembourg.

Il en faudra de la persuasion et des compromis pour vouloir faire "tous ensemble et en même temps différemment".

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4 commentaire(s)
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Commentaire par Libel
dimanche 13 octobre 2013 23:51
Avec le retour dans une phase de refroidissement global qui s'annonce, comme entre 1940 et 1970, il nous faudrait bien un peu de CO2 pour nous réchauffer. A moins que le CO2 ne soit que pour très peu de chose pour le chauffage de 1970 à 1998. Car depuis 15 ans (ou 17 ans), le réchauffement a cessé.
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Commentaire par Libel
dimanche 13 octobre 2013 23:52
Avec le retour dans une phase de refroidissement global qui s'annonce, comme entre 1940 et 1970, il nous faudrait bien un peu de CO2 pour nous réchauffer. A moins que le CO2 ne soit que pour très peu de chose pour le chauffage de 1970 à 1998. Car depuis 15 ans (ou 17 ans), le réchauffement a cessé.
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Commentaire par Scientifique
mercredi 30 octobre 2013 22:39
Pas exact de dire que le réchauffement "global" a cessé, il faut prendre en compte toutes les températures. La dernière synthèse des différents centres de recherches relayée par le Giec donne aussi des explications détaillées complémentaires. Pour de nombreux arguments mis à jour voir déjà le site septikalscience.com (lien ci-après) avec différents niveaux de réponses selon les précisions que l'on souhaite. Par ailleurs la tendance vers l'acidification des océans et ses conséquences néfastes continue aussi : http://www.skepticalscience.com/argument.php
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Commentaire par Energie
mercredi 30 octobre 2013 22:59
Il ne faut pas être défaitiste ! Il y a de très forts élements positifs de soutien à cette conférence très importante. Le C02 va de pair avec les énergies fossiles qui correspondent à des coûts gigantesques pour nos sociétés et tous les pays qui en importent et sont majoritaires font des efforts pour les réduire et sont ouverts de ce fait à faire bien plus encore. De même c'est lié à la pollution et la Chine entre autres qui y est pleinement confrontée avec de lourdes conséquences ouvre ses marchés du C02 et comme beaucoup de pays a aussi des intérêts dans les énergies renouvelables nettement moins émissives de C02 dans leur bilan. Réduire les gaz à effet de serre trouve des intérêts économiques, d'indépendance énergétique, de gestion de ressources qui vont manquer, d'emplois, etc et ce sont de forts facteurs de soutien pour être plus vertueux !
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