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Les (bonnes ?) idées vertes de la semaine: yes they can!


vendredi 11 septembre 2009

En Californie, Etat visionnaire des Etats-Unis, tout est possible, même le plus grand des paradoxes : un groupe pétrolier va extraire son pétrole grâce à la vapeur produite par une centrale thermique pour réduire ses émissions de CO2...


Du pétrole extrait grâce à l'énergie solaire

BrightSource Energy, installateur de centrales solaires thermiques, a pour projet d’implanter, début 2010, une centrale solaire thermique d’une puissance de 29 mégawatts, sur le champ pétrolier de groupe Chevron à Coalinga en Californie. Cette centrale sera composée de 7,000 panneaux solaires qui centraliseront les rayons du soleil vers un réservoir d’eau situé à 90 m de hauteur pour produire de la vapeur.
Et c’est bien de cette vapeur dont est friand le groupe pétrolier. Produite en grande quantité par la centrale solaire thermique, elle sera en fait administrée dans les puits pour réchauffer l’épais pétrole brut californien, qui, en conséquence, jaillira plus facilement. En général, les groupes pétroliers se procurent leur vapeur en brûlant du gaz naturel ou même du pétrole, mais ce procédé est très polluant et le cours du gaz fluctuant. Aujourd’hui pourtant, Chevron a trouvé un moyen de s’en passer.

En investissant dans BrightSource, le groupe pétrolier  a trouvé un moyen de réduire son empreinte carbone tout conservant les mêmes facilités d’extraction. Deux autres grands groupes pétroliers ont également injecté des fonds dans BrightSource : BP et le norvégien StatoilHydro.

Via Green Univers

 L'Algaeus, elle carbure aux algues

Mardi dernier, sur le parvis de la mairie de San Francisco, Rebecca Harrell et Josh Tickell ont présenté publiquement la première voiture aux hydrocarbures raffinés à partit d’algues vertes : l’Algaeus.

Cette Toyota Prius 2008, qui est dotée d'un accumulateur électrique nickel-hydrure métallique ou NiMH, d'un toit étoffé de cellules solaires et d'un moteur thermique classique- non modifié- peut rouler 60 kilomètres avec un seul litre d’essence à base de bioalgue. Cet hydrocarbure « propre » est produit par la société américaine Sapphire Energy uniquement à partir de micro-organismes photosynthétiques, qui utilisent, comme matières premières, la lumière du soleil et le CO2, et non du biodiesel ou de l’éthanol. Ce brut vert peut être affiné parmi trois carburants liquides les plus utilisés : essence, diesel et carburéacteur et sont ainsi compatibles avec les infrastructures pétrolières existantes, du raffinage en passant par la distribution et la chaîne d'approvisionnement des stations services.

« Faire rouler nos voitures au carburant à base d’algues pourrait être la prochaine
mission Apollo » a déclaré au site Inhabitat, Rebecca Harrell, cofondatrice (avec Tickell) de l’organisation Veggie Van et productrice du film (à venir) FUEL. A peine la présentation finie, les deux associés sont partis pour une dizaine de jours de road trip à travers la campagne américaine pour montrer l’Algaeus.






L'objectif de Sapphire Energy est d'accroître la production d'essence à base d'algues cette année, elle espère en produire 7,5 millions de litres (diesel) par an d'ici les 2 prochaines années. Alors que l’Algaeus roule avec seulement 5% de carburant à base d’algue, Harell et Tickell espèrent que cette voiture va prouver aux consommateurs que l’essence verte, en tant que solution au problème des émissions de gaz à effet de serre, est à l’horizon : « Les gens pensent que l’ère du carburant aux algues est encore lointaine. Mais ils verront que c’est faisable. »

Harell and Tickell présentent l'Algaeus









Via Enerzine 


BMW et LichtBlick veulent décentraliser la production énérgétique

Le producteur allemand d’énergie renouvelable LichtBlick et le constructeur automobile BMW ont signé un accord mercredi pour unir leurs compétences afin de fabriquer plusieurs milliers de centrales de cogénération (générateurs) - production simultanée d'électricité et de chaleur - au gaz, et les installer dans les caves de maisons de particuliers.
100 000 mini-centrales domestiques, les ZuhauseKraftwerke, dont le moteur aurait la même puissance que celui d’une Golf et une efficacité énergétique avoisinant les 92%, pourraient être produites chaque année dans l’usine de Salzgitter au nord de l’Allemagne.

LichtBlick souhaite, à terme, interconnecter tous les générateurs pour constituer une véritable centrale, selon un nouveau schéma de production électrique décentralisée appelée le SchwarmStrom. D’après le producteur, cette initiative permettrait de remplacer l’équivalent de deux centrales nucléaires, soit 2 000 mégawatts de production énergétique, par une énergie plus propre. L’électricité produite par ce système serait ensuite réinjectée dans le réseau public.

Afin d’être sûr de gagner la faveur des consommateurs, à qui ces centrales sont censées fournir chaleur et eau chaude, LichtBlick s'engage à proposer un prix particulièrement intéressant, dont 5 000 euros d’installation, et à verser un loyer pour la pièce hébergeant le générateur. D’un strict point de vue écologique, ces générateurs devraient séduire le public Allemand puisqu’ils permettent une réduction de 60 % des émissions de CO2 par rapport à une chaudière classique. Le projet devrait en tout cas être suivi de près par les autres acteurs énergétiques allemands. D’autant que le producteur d’énergie souhaiterait créer à l’avenir des centrales domestiques au Biogaz, source d’énergie propre qui n’a, d’après eux aucun impact, sur le climat.

Plus d'infos, consultez le site Car Green Congress
Via Yahoo Actualités

Le classement chinois des 10 villes les plus propres du Monde

Le plus ancien, il date de 1948, et le plus vendu des journaux chinois, qui circule à près de 3 millions d’exemplaires, le People’s Daily, a établi, le 8 septembre dernier le classement des 10 villes les plus écologiques du Monde. Ce Top Ten compare, pour classer ces villes propres, le nombre de voitures hybrides et la quantité de transports en commun, la proportion de constructions durables et la hauteur des investissements dans les parcs urbains.
Au classement ne figurent ni villes françaises, ni villes chinoises. Par contre, la Suède peut se vanter d’obtenir les 1ère , 5ème , et 9ème places avec les villes de Vaxjo et Malma et Stokholm et les Etats-Unis d’avoir vu Portland, Seattle et Austin figurer également au classement. Quelques surprises sont cependant à noter : Puerto Princesa City, aux Philippines obtient la 6ème place et Curitiba, au Brésil la 8ème  place.























La ville de Seattle, aux Etats-Unis occupe la 7ème place.