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Climat : laissez les scientifiques travailler!


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mardi 16 février 2010 07:54

Pour que la climatologie gagne en crédibilité, le GIEC doit être réformé. Pour Olivier Daniélo, une cloison étanche entre lobbying environnemental et recherche scientifique doit même être établie. Et vous, qu'en pensez-vous? Prenez part au débat et envoyez nous vos analyses !


 Voir la première partie de l'article  d'Olivier Daniélo : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le GIEC".

L'impact du réchauffement a été exagéré par certains scientifiques" -

 
Mike Hulme, professeur de changement climatique à l'université d'East Anglia souligne que "bien souvent, quand nous croyons argumenter scientifiquement à propos des preuves du changement climatique, nous sommes en fait en désaccord à propos de choix politiques, de principes éthiques ou de système d'appréciation". Il semble donc fondamental de séparer clairement le débat scientifique et le débat politico-citoyen, ce qui ne signifie pas que le débat citoyen ne puisse pas se nourrir de données scientifiques, bien au contraire. D’ailleurs, dans les principes fondateurs du GIEC, il est mentionné clairement que la mission du GIEC n’est pas de prescrire telle ou telle politique environnementale ou énergétique [IPCC].
 
 Xie Zhenhua, représentant du gouvernement chinois, a déclaré qu’il fallait que le GIEC adopte une attitude plus ouverte; selon lui, "toutes les vues scientifiques doivent pouvoir s’exprimer". Pour John Beddington, conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique, "l'impact du réchauffement a été exagéré par certains scientifiques et il y a un besoin urgent de positions plus honnêtes à propos des incertitudes concernant le taux du changement climatique (...) Nous avons un problème de communication à propos des incertitudes. Il y a véritablement un problème à ce sujet (...)" [ Sunday Times].

- Le climat une histoire de sensibilité -

En effet, comme fait bien de le rappeller John Beddington, les incertitudes sont nombreuses. Si le réchauffement induit  par  un doublement de la concentration en CO2 est estimé assez correctement (1,2°C selon le GIEC), sur la base de lois physiques solides, ce réchauffement d’1,2°C conduit lui-même à des changements au niveau du système climatique, que l’on appelle rétro-actions. Or, les incertitudes concernant ces rétroactions sont très importantes, et c’est ce que soulignent les scientifiques qui étaient jusqu’à présent ostracisés et parfois mêmes traités publiquement de "négationnistes", ceci alors que la science ne peut progresser que par confrontation des idées et des théories. 

Certains scientifiques estiment que la sensibilité climatique (climate sensitivity) n’est que de 0,5°C, ce qui est le cas, par exemple, du climatologue Richard Lindzen du MIT (la sensibilité climatique est précisément le réchauffement induit par un doublement de la concentration en CO2, ceci en tenant compte des rétro-actions comme la vapeur d’eau, les nuages et l'albedo, une fois le système climatique parvenu à l'équilibre). D’autres climatologues n’excluent pas que la sensibilité climatique puisse être supérieure à 10°C…Ce qui est très différent ! Le GIEC estime que l’hypothèse la plus probable est une sensibilité climatique de 3°C ( 3°C +/- 1,5°C) mais ceci est contesté par de nombreux scientifiques, et, il n’y a toujours pas de consensus à ce sujet. Comme le souligne le scientifique David King, directeur de recherche à Cambridge, professeur à l'université d'Oxford et ex-conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique sous Tony Blair mais aussi sous Gordon Brown :  "En faisant face à la demande de la population qui veut savoir ce que dit la science, le GIEC a été élaboré comme un moyen pour trouver un consensus. Personnellement, j'ai toujours estimé que cette recherche du consensus est contraire à l'esprit de la science" [The Telegraph].
 
Aucun scientifique au monde ne remet en cause l’activité du CO2 en tant que gaz à effet de serre et, personne non plus ne nie qu'émettre du CO2 dans l'atmosphère conduit à un forçage radiatif positif. Seulement, aucun scientifique au monde ne sait avec certitude dans quelle proportion les gaz à effet de serre anthropiques ont contribué au réchauffement observé depuis un siècle. Si l’on est certain que la concentration en CO2 atmosphérique a augmenté, et, que l'homme en est le responsable (on a mesuré une augmentation de la température moyenne globale), l'adage suivant reste de rigueur : "correlation does not imply causation".

Concernant le réchauffement observé entre les années 1970 et les années 1990, le climatologue allemand Mojib Latif estime que jusqu’à la moitié de ce réchauffement est du aux oscillations océaniques naturelles : Oscillation Multi-décennale Atlantique (AMO), Oscillation Décennale Pacifique (PDO), etc. Rappelons que les océans couvrent les 2/3 de la surface terrestre et occupent un volume d'1,37 milliards de kilomètres cubes. La pause du réchauffement observée depuis 10 ans -ceci alors que la concentration en CO2 atmosphérique continue à augmenter- s’expliquerait d’ailleurs, toujours selon Mojib Latif, en grande partie par les oscillations océaniques [Der Spiegel]. Ceci ne remet bien entendu en cause ni le fait que le CO2 anthropique exerce un forçage positif, ni la tendance de fond au réchauffement à l’échelle du siècle, mais cela relativise le rôle joué par les gaz à effet de serre d’origine humaine. Par ailleurs le rôle de la vapeur d’eau stratosphérique est également encore mal compris, comme le souligne une étude qui vient d’être publiée dans Science par Susan Solomon [Science].

 - Communiquer : Un «équilibre entre être efficace et être honnête » ? -
 
Une partie des scientifiques du climat estime qu’il faut, lors de leurs interventions dans les médias, mettre l’accent sur les pire scénarios, affirmer qu’ils sont certains, ou presque, afin que le grand public, prenne conscience des risques. Le climatologue Stephen Scheiner a par exemple déclaré : "à chacun d’apprécier où se trouve l’équilibre entre être efficace et être honnête". D’autres scientifiques estiment qu’il faut être honnête avec le grand public, et donc parler sans tabou des incertitudes. Il s’avère, avec les scandales à répétition qui ont secoué le GIEC ces dernières semaines, que la stratégie de l’alarmisme a atteint ses limites, et, comme le souligne John Beddington, qu’il convient à présent de communiquer sur les incertitudes. Le climatologue John Christy estime, pour le prochain rapport du GIEC, qu’une section "vues alternatives", écrite par des climatologues compétents est nécessaire pour le 5ème rapport du GIEC. Si la réponse à cette proposition est non, pourquoi non? "Qu'avons nous à craindre ? (…) Je propose que le 5ème rapport du GIEC devienne un véritable document scientifique, au lieu d'être un document conçu dans une optique d'uniformité et de consensus". D’autres scientifiques estiment qu’il convient de faire preuve de modestie concernant la confiance que l’on peut accorder aux projections des modèles informatiques à horizon 2050 ou 2100. Pour l’océanologue Carl Wunsch du MIT, "n'importe quelle personne qui vous dit qu'elle sait ce qui va se passer dans 20 ans, dans 50 ans ou dans 100 ans n'est pas un bon scientifique" [ABC.net]. Comme l'a écrit le philosophe des sciences Karl Popper, "nous deviendrons peut-être les acteurs de notre destinée si nous cessons de nous poser comme ses prophètes".

S'exprimant à propos du GIEC, Mike Hulme a déclaré : " (…) le danger de s'auto-proclamer et de se voir offrir l'autorité suprême - y compris pour déterminer comment les gens devraient vivre et comment les politiques devraient être construites - c'est que cela vous conduit à devenir vulnérable à l'erreur humaine et à de mauvaises pratiques (…) Un peu moins de déférence à la science qui "appelle à l'action", et une articulation plus honnête des fondements éthiques et politiques des actions qu'ils proposent auraient conduit les militants climatiques à obtenir une base plus solide." [Environmental Expert.com]

- «Apocalypse fatigue » -
 
Trois personnalités ayant contribué aux rapports du GIEC ont publié le 25 janvier 2010 une tribune dans le journal allemand Spiegel, tribune appelant à de profonds changements au niveau du GIEC et dont a fait écho le blog de la revue Science [Der Spiegel / Science (blog) ]. La revue scientifique Nature a  publié le 10 février 2010 un article intitulé "Faut-il adorer le Giec, le réformer ou le supprimer ?" où cinq autres scientifiques qui connaissent le GIEC de l’intérieur ont proposé des pistes pour que l'organisme onusien puisse retrouver le degré de confiance qu’il a dramatiquement perdu à la suite de cette série de scandales [Nature / Revue de presse].

Et la crise de confiance est tout sauf légère : à présent, 3 anglais sur 4 ne font pas confiance à l’hypothèse du GIEC concernant l’origine principalement humaine du réchauffement [BBC News]. En France, un sondage internet réalisé par la rédaction du site du Journal du Dimanche arrive à des conclusions similaires  [JDD.fr]. Selon un sondage du Pew Research Center, les américains considèrent à présent le réchauffement global comme la dernière de leurs priorités [Pew Research Center]. Un sérieux effritement que des analystes attribuent à un syndrome qu’ils qualifient d’"apocalypse fatigue" (Yale Environment 360]. Pire, pour l’expert en énergies renouvelables et député allemand Hermann Scheer, présenter aux grand public d’énormes risques sans parler systématiquement des incertitudes ainsi que des solutions, solutions qui sont disponibles ici et maintenant, peut conduire au développement d’une "no future mentality". Or cet état d’esprit ne conduit pas à l’action, à l’envie de construire une économie durable, mais au contraire au découragement et à la résignation.  

Il reste à souhaiter que le bureau du GIEC tire à présent toutes les leçons de ces scandales successifs, de l'échec de sa stratégie de communication, et prenne note de ces différentes propositions. Nombreux sont les scientifiques qui se sont investis bénévolement et avec beaucoup de rigueur dans la rédaction des rapports du GIEC et qui sont aujourd’hui consternés que leurs efforts aient été ainsi gâchés. Un GIEC partiellement miné par des groupes de pression (lobbies nucléaires et/ou écologistes) perd complètement de sa crédibilité… sans pour autant remettre en cause l’utilité du lobbying écolo. Mais, à chacun son rôle.

Un GIEC vraiment scientifique, ouvert à tous les scientifiques compétents, ouvert au débat plutôt que recherchant les faux-consensus, et qui sait se protéger des différentes pressions pourra devenir vraiment utile à la cause environnementale. Le monde a vraiment besoin des scientifiques du climat. Des scientifiques exerçant leur métier dans un climat de liberté intellectuelle. 
     


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10 commentaire(s)
[1]
Commentaire par DATO Prudence Zowadan
vendredi 12 mars 2010 16:23
Cet article édifie bien la problématique du changement climatique, surtout en ces périodes où les questions préoccupantes tournent autour de l'exagération ou de la surestimation des impacts du changement climatique.
Mais ce qui doit aussi nous intéresser entant que chercheur, enseignant, bailleur ou gouvernant, c'est vraiment la prise en compte de ces politiques de réduction de l'effet du changement climatique à travers les projets MDP. Et comme, le phénomène n'a pas d'espace, de pays, ni de région; comme il concerne aussi bien les riches que les pauvres, il serait très important, sinon indispensable que les réflexions se mènent de plus en plus vers les appuis ou aides qu'il faudrait apporter aux pays pauvres. Lesquels bénéficient déjà des financements mais pas des aides techniques ou appui technique, pouvant les aider à vraiment participer à ce débat mondial. Qu'on est pauvre ou pas, on sera victime des changements climatiques...
[2]
Commentaire par ada
dimanche 21 février 2010 08:59
Je viens d'écouter Catherine NAY sur Europe 1. C'est édifiant. Il y a de plus en plus de sceptiques vis à vis des théories du GIEC : 50% des SCIENTIFIQUES américains sont sceptiques sur les théories du GIEC, seuls 23% y croient. Le GIEC pratique le culte de la PENSEE UNIQUE et les scientifiques qui travaillent pour lui ne voient que leurs intérêts immédiats. On se demande comment on peut continuer de croire à ses PRECHEURS DE L APOCALYSPE (ce terme n'est pas de moi et a fait l'objet d'un livre).
[3]
Commentaire par Pollux
jeudi 18 février 2010 11:42
Les propos de KuriKoer montrent bien dans quel désarroi sont les membres du clergé du bureau du GIEC et surtout quelle idéologie ils portent. Qu'ils se rassurent, le monde continuera sur une voie plus durable et responsable sans eux.
[4]
Commentaire par ligeri
mercredi 17 février 2010 19:31
pour couper court a toute polémique, il suffit de regarder la courbe des moyennes climatiques sur les 2000 dernières années et là tout devient limpide...les fluctuations climatiques sont la norme avec des périodes de haut et de bas...on y trouve même des mini périodes glacières ou de fortes chaleur comme au moyen âge...cette période a d'ailleurs vu l'élaboration des cathédrales
[5]
Commentaire par KuriKoer
mercredi 17 février 2010 13:20
Sauf que vous savez très bien que personne n'aura le temps ni le courage d'aller remonter le fil des dizaines de références qui donnent des citations de seconde main qu'il faudra encore rechercher pour savoir le fin mot de l'histoire... C'est donc totalement hypocrite de se retrancher derrière l'argument du noyage d'information en faisant croire qu'un lecteur peut s'y retrouver.

Et ce n'est pas avec une citation d'une phrase prononcée à la volée qu'on est capable de trouver l'avis d'un scientifique mais en suivant ses recherches et ses publications, ce qu'il fait dans son labo, les posters et les conférences... Un travail un peu plus ingrat et bien moins générateur de scoop que d'aller chercher "la petite phrase" qui permettra de faire des gros titres. La science n'a pas à se traiter à la façon de la politique spectacle comme vous le faites.

[Réponse de l'auteur]
KuriKoer, à nouveau, je vous renvoie à vos bons conseils. Si vous avez des choses intéressantes à dire à propos du GIEC, si vous pensez être meilleur que tout le monde, je vous invite à mettre vos idées sur le papier et à envoyer votre article à la rédaction de l'Expansion.com qui, j'en suis convaincu, le publiera si elle estime que son contenu est pertinent.
[6]
Commentaire par Kuri Koer
mercredi 17 février 2010 00:31
Vous recommencez... Si vous êtes vraiment au courant pourquoi vous référez à cet article de ce Paul Schneidereit qui est un total inconnu en France, n'est pas un scientifique et commente des rumeurs... C'est terrible ça, par exemple là vous êtes quand en train de calomnier un scientifique qui est Phil Jones en citant un éditorial qui cite un article qui citait de façon erronée un entretien de la BBC... (c'est même plus du niveau de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours).

Dans l'histoire il y a quand même un gars qui s'est fait piraté sa vie privé exposé au monde entier, qui s'est vu poursuivre depuis des années par une minorité de fous qui lui ont pourri ses recherches à coup de harcèlement judiciaire, qui se retrouvent trainer dans la boue au point qu'il faut mettre en place une commission pour pouvoir le réhabiliter et là vous continuer le lynchage avec pour seule excuse "oh mais je suis un bénévole, c'est pas grave si je dis des conneries"

C'était si loin l'affaire Baudis ?

Alors maintenant vous vous calmez, vous reconnaissez qu'il n'y a jamais eu d'alarmisme et qu'au contraire on est quand même sur des discours qui sont quand même très mesuré en regard des enjeux. Et si vous n'êtes pas capable de faire autre chose qu'une synthèse d'articles qui ne font que commenter des commentaires et ben arrêter de prendre la place des scientifiques qui en deviennent inaudible dans le brouhaha médiatique que vous faites.

[Réponse de l'auteur]
Kuri Koer a écrit : "là vous êtes quand en train de calomnier un scientifique qui est Phil Jones en citant un éditorial" - Réponse : Il n'y a aucune "calomnie" à propos de Phil Jones. Il est écrit dans mon texte : "Les autorités britanniques ont confirmé que ce centre de recherche public, en refusant de communiquer les données brutes relatives aux températures, avait violé la loi [BBC]. Le journaliste Fred Pearce affirme que les données provenant de Chine auraient (à confirmer) été manipulées. [The Guardian]" http://energie.lexpansion.com/climat/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-giec_a-35-3415.html - Une enquête est en cours en Grande-Bretagne, j'utilise le conditionnel et j'ajoute "à confirmer". The Guardian, que je mentionne, est un journal de référence dans le domaine environnemental. - KuriKoer a écrit : "Alors maintenant vous vous calmez, vous reconnaissez qu'il n'y a jamais eu d'alarmisme " - Réponse : Je n'ai aucun ordre à recevoir de votre part et je vous renvoie à vos bons conseils. Chacun citoyen a le droit de s'exprimer librement à propos de la thématique climatique. Kuri Koer a écrit :"arrêter de prendre la place des scientifiques qui en deviennent inaudible dans le brouhaha médiatique que vous faites" - Réponse : Je cite précisément de nombreux scientifiques dans mon dossier, avec liens vers les sources pour que le lecteur qui le souhaite puisse approfondir. Aux lecteurs de l'Expansion.com de construire leur propre opinion, librement. Je continuerai bien entendu, et que cela vous plaise ou non, à m'exprimer en toute liberté.
[7]
Commentaire par KuriKoer
mardi 16 février 2010 21:16
La citation de Carl Wunsch est prise hors contexte puisqu'elle vient d'un article où il explique comment on a manipulé ses propos dans un documentaire visant à présenter comme une conspiration les résultats scientifiques mettant à jour une modification du climat lié au dégagement de gaz à effet de serre d'origine anthropique (ce qui est exactement votre thèse). La tribune dans Nature n'a pas du tout la tonalité que vous suggérez. Les travaux scientifiques que vous citez montre surtout que vous ne maitrisez pas le sujet et leurs auteurs seraient horrifier de voir des gens comme vous les utiliser de cette façon... Et puis le reste de vos sources n'ont rien de scientifique, c'est du troisième main de tabloïds avec entre les deux beaucoup de calomnies sur le GIEC auquel vous prêtez des discours qui n'ont jamais existé...

Plus grave : aucune enquête, aucune mise en perspective, juste un travail à charge à base de copier-coller c'est à dire le pillage du travail des autres...

On se rapportera plutot à des gens comme Hervé Le Treut qui connaissent un peu plus leur sujet que ceux pour qui "le terrain" c'est une page de recherche google...

[Réponse de l'auteur]
Kurikoer a écrit : "La citation de Carl Wunsch est prise hors contexte (...)" Voici ce que dit Karl Wunsch, professeur d'océanographie physique au MIT : " (...) Le changement climatique est l'un des sujets scientifiques les plus complexes, parcequ'il implique le changement atmosphérique, le changement océanique, le changement continental, la glace, la biologie terretre et marine, des changements possible du soleil et n'importe quelle personne qui vous dit qu'elle sait ce qui va se passer dans 20 ans, dans 50 ans ou dans 100 ans n'est pas un bon scientifique, car la science, à ce stade, ne peut seulement dire que nous sommes conscients de possibilités. Il y a des possibilités dont nous pensons que la société devrait considèrer sérieusement, et tenter de réfléchir à la manière dont elle va s'en occuper si cette possibilité devient réalité. C'est très différent que de dire que la calotte polaire va fondre d'ici 50 ans. On ne sais pas cela, c'est une possilibité et un sujet sérieux mais la crédibilité de mes collègues est complètement perdue quand ils passent à la radio et disent : "Je sais que le CO2 ne change pas le monde" ou "je sais que les calottes polaires vont fondre (...)". Suite ici : http://www.electron-economy.org/article-climat-le-roles-des-oceans-par-carl-wunsch-professeur-d-oceanographie-physique-au-mit-40580782.html KuriKoer a écrit : " (...) où il explique comment on a manipulé ses propos dans un documentaire visant à présenter comme une conspiration les résultats scientifiques mettant à jour une modification du climat lié au dégagement de gaz à effet de serre d'origine anthropique (ce qui est exactement votre thèse)." Où avez vous lu que je nie que le réchauffement est bien réel et qu'il est probable que les gaz à effet de serre en sont en bonne partie responsables ? J'affirme dans l'article exactement le contraire : " (...) Si le réchauffement induit par un doublement de la concentration en CO2 est estimé assez correctement (1,2°C selon le GIEC), ceci sur la base de lois physiques solides, ce réchauffement d’1,2°C conduit lui-même à des changements au niveau du système climatique, que l’on appelle rétro-actions. Or les incertitudes concernant ces rétroactions sont très importantes (...)" Kurikoer a écrit : "La tribune dans Nature n'a pas du tout la tonalité que vous suggérez" Voici la tribune en question : http://www.electron-economy.org/article-comment-reformer-le-giec-des-climatologues-estiment-que-le-giec-doit-etre-reforme-ou-mis-a-la-casse-the-guardian-the-australian-wall-street-journal-44671190.html Et voici ce que j'écris dans mon texte : " (...) La revue scientifique Nature a publié le 10 février 2010 un article intitulé «Faut-il adorer le Giec, le réformer ou le supprimer ?» où cinq autres scientifiques qui connaissent le GIEC de l’intérieur ont proposé des pistes pour que l'organisme onusien puisse retrouver le degré de confiance qu’il a dramatiquement perdu à la suite de cette série de scandales (...)" Bref, mes propos ne sont pas, comme vous l'écrivez, "hors contexte" mais au contraire pleinement dans le contexte. Pour être sincère, je peux me tromper, mais vous me faîtes penser à un journaliste de Libération qui passe son temps à essayer de salir Vincent Courtillot et Claude Allègre. Me trompe-je ? :-)


[Réponse de l'auteur]
Kurikoer a écrit : "Plus grave : aucune enquête, aucune mise en perspective, juste un travail à charge à base de copier-coller c'est à dire le pillage du travail des autres..." - Réponse : Il s'agit d'un dossier de synthèse et le droit français autorise les citations courtes. Art. L. 122-5. du CPI http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm Pour information, je suis un citoyen bénévole et pas un journaliste payé pour écrire ce genre articles. A propos d'enquête, voici une partie des fruits de l'entretien que j'ai eu avec Valérie-Masson Delmotte, paléoclimatologue au LSCE, ceci avant de rédiger ce dossier : http://www.electron-economy.org/article-sciences-du-climat-politique-echange-avec-valerie-masson-delmotte-chercheuse-au-laboratoire-des-sciences-du-climat-et-de-l-environnement-40524418-comments.html Je m'intéresse à la thématique climatique depuis 2003, j'ai d'ailleurs monté une petite équipe de traduction vers le français du blog RealClimate (blog fondé par Gavin Scmidt du GISS-NASA et Michael Mann du Earth System Science Center, Pennsylvania State University), remerciements de l'équipe ici : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/02/round-up-and-thanks/ Bref, je suis désolé, mais votre commentaire est complètement à coté de la plaque : je fais partie des personnes qui estiment que le réchauffement est bien réel, qu'il est fort probable que les gaz à effet de serre anthopiques soient responsables d'une bonne partie de ce réchauffement, mais qui estime que la stratégie de l'exagération des risques est stérile. Plus d'infos ici : http://www.electron-economy.org/article-climat-moins-d-horreur-et-de-gore-plus-d-honnetete-dans-le-debat-le-point-de-vue-de-paul-schneidereit-president-de-la-canadian-association-of-journalists-45083624.html
[8]
Commentaire par belvoir
mardi 16 février 2010 18:38
Bonne question : la climatologie est-elle une science ? Certainement pas !
Ne méritent le nom de sciences (exactes) que les disciplines capables d'envoyer des hommes sur la Lune et de les ramener sur Terre. La climatologie n'est qu'un champ d'investigation bien mou, une branche de la géographie physique, dont les spécialistes se parent, comme bien d'autres et abusivement, de la qualité de scientifiques. Recueillir des données, faire de mesures, les passer à la moulinette des ordinateurs, c'est une chose. Élaborer des théories et tenter de les imposer comme vérité, c'est autre chose. Pour finir, comme dans toutes les sciences molles, les préférences partisanes, les intérêts des uns et des autres, prennent le dessus. Oui, il faut prendre la climatologie et les climatologues avec des pincettes...
[9]
Commentaire par Pollux
mardi 16 février 2010 17:56
Très bon article. Inclure dans les rapports des éléments non-publiés dans des revues scientifiques est inacceptable. Si les éléments scientifiques ne sont pas établis sur certains points, le GIEC doit le dire plutôt que de boucher les trous avec des données non vérifiées.
[10]
Commentaire par KuriKoer
mardi 16 février 2010 13:29
Un article qui balancent rumeurs et citations hors contexte pour créer de toute pièce une polémique. La presse internet confirme sa réputation de dépotoir...

[Réponse de l'auteur]
KuriKoer, pouvez-vous préciser de quelle(s) citation(s), selon-vous "hors contexte", vous parlez ? Merci.
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Auteur
Olivier Daniélo est animateur du blog Objectif Terre des Hommes ( www.electron-economy.org ) Il est titulaire d'un Master 2 dans le domaine des sciences de l'environnement et a bénéficié d'une expérience...

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